Marie-Claude Marquis : portrait d’artiste

Par Catherine Lafranchise

Dernièrement, j’ai découvert les œuvres de Marie-Claude Marquis et je suis complètement tombée sous le charme. Puis, j’ai eu la chance de visiter son atelier et d’en apprendre davantage sur sa pratique artistique, que je tenterai de vous résumer ci-dessous.

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Marie-Claude Marquis
Crédits : Dominic Berthiaume

Marie-Claude Marquis a un parcours atypique et détient plusieurs formations dans des milieux certes artistiques, pourtant plus ou moins connexes. Elle possède une formation en maquillage artistique qu’elle a réalisée au Collège Inter-Dec. Par la suite, elle a complété un certificat en arts visuels et un baccalauréat en graphisme à l’UQAM.

Elle n’hésite pas à travailler plusieurs médiums, tels que la peinture, la sculpture et le graphisme, au gré de ses inspirations. Cependant, on dénote tout de même deux voix dominantes dans son corpus : son travail dit graphique et ses peintures. D’ailleurs, on sent une forte tendance graphique au sein de sa pratique artistique. Sa facture est toujours léchée, soigneusement composée et possède un aspect très design. Aussi, elle utilise une palette de couleurs vibrantes et émotives. Bien souvent, pour ses peintures, elle travaille et réfléchit la composition à l’ordinateur avant de réaliser ses toiles.

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Jeanne (2013) & Ladylike (2012)
Crédits : Marie-Claude Marquis

Marie-Claude Marquis est surtout inspirée par son vécu, ses amis, mais aussi par ce qui l’entoure, la mode et la culture populaire. De plus, son travail rassemble des thèmes et des souvenirs qui ont marqué sa génération, frôlant parfois la nostalgie. Dernièrement, on pouvait voir sur son site web un fond d’écran inspiré de Chambres en ville ou des cartes de Noël à l’effigie de Grand-papa Bi ou même de Bibi et Geneviève.

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Fuck you au pire (2013)
Crédits : Marie-Claude Marquis

Mon œuvre préférée dans son corpus est son installation Fuck you au pire réalisée dans le cadre de Sale Expo du collectif Bled en 2013[i]. Marie-Claude a dû sortir de sa zone de confort pour adapter son esthétique léchée, colorée et dite féminine pour s’approprier ce thème. Le résultat est d’ailleurs très surprenant. Son installation est fascinante et résume bien la diversité de sa pratique. Elle passe aisément d’un médium à l’autre et réussit à transposer une touche personnelle et remplie d’émotion que l’on ressent immédiatement en contemplant son travail. On sent la violence à travers les propos tels que Ark, Fuck you au pire, Viens pas. et Tabarnac ou dans l’iconographie de la statue antique ensanglantée dont le cœur vient d’être arraché. Cependant, son esthétique soignée et délicate vient contrebalancer le tout et atténuer la portée de ces paroles. Ses œuvres sont vraiment parlantes et son installation démontre bien l’appropriation du thème.

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Œuvres faisant partie de l’installation Fuck you au pire (2013)
Crédits : Marie-Claude Marquis

En plus des peintures et de son travail graphique, Marie-Claude Marquis possède sa compagnie de bijoux, ISOLA, spécialisée dans la confection de bijoux uniques à partir d’accessoires vintage. Finalement, elle est une artiste accomplie qui n’hésite pas à aller au bout de sa créativité et à explorer divers médiums afin de s’exprimer.

www.marieclaudemarquis.on
www.loveisola.com


[i] D’ailleurs, l’artiste est impliquée au sein du collectif depuis sa fondation, il y a trois ans.

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2 réflexions sur “Marie-Claude Marquis : portrait d’artiste

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