Calendrier culturel

 


_novembre 2022

 

The Vanishing Woman | Escamotage d’une femme — Natascha Niederstrass
Jusqu’au 19 décembre 2022
Galerie Patrick Mikhail
4815, Boul Saint-Laurent
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 18 h

Interpellée et préoccupée par les formes de narrativités du réel, souvent unilatérales, employées pour raconter l’histoire, Natascha Niederstrass en fait le motif d’un nouveau corpus présenté à la Galerie Patrick Mikhail. Réfléchissant à l’invisibilisation des femmes qui est, historiquement, naturellement liée à nos manières de narrer, elle convoque par une imagerie inspirée des spectacles de magie du 19e siècle les itérations de corps féminins voués à disparaître par toutes sortes de trucages. Par ses reconstitutions, elle met en scène des photographies à la fois réalistes et mystérieuses qui proposent au·à la regardeur·euse de reconsidérer ce qui est donné à voir aux premiers abords de l’image. Ainsi, elle réfléchit les codes qui conduisent nos lectures du réel, et traite du visible et de l’invisible dans une perspective de revalorisation des présences féminines souvent effacées. (G.A)


Views from Above — Emmanuelle Duret
Jusqu’au 21 janvier 2023
Galerie de l’UQAM
1400, rue Berri, J-R210
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 18 h 

Views from Above, exposition posthume d’Emmanuelle Duret, nous présente la pièce quadrangulaire de la Galerie de l’UQAM comme une mise en abyme de la fondation de la baraque nº 5 du sous-camp de concentration Allach. On y retrouve deux tables; l’une agissant en reproduction de celle en béton trouvée sur le site de la baraque, l’autre présentant une vue aérienne du lotissement. Par cette dernière, Duret nous fait voir qu’il subsiste toujours, dans ce qui est aujourd’hui le quartier résidentiel de Ludwigsfeld, une délimitation claire et enracinée du camp de concentration. Posées aux murs, quatre photographies en noir et blanc nous replacent sur les lieux; leur petit format nous oblige à se déplacer dans l’espace, à s’en rapprocher, et en leur creux, on se positionne comme l’était l’artiste, empruntant son regard, ressentant sa présence. L’opuscule fourni à l’entrée de l’exposition, offrant des passages du mémoire de maîtrise de l’artiste et des justifications des choix curatoriaux effectués par ses proches, nous guide dans son cheminement réflexif et pratique. L’on y comprend que Views from Above est aussi, fondamentalement, affaire de filiation, de mémoire généalogique pour Duret; histoire de vie du grand-père, survivant du camp de concentration de Dachau et du sous-camp Allach, filée au travers du père, puis de la fille, et prenant finalement corps et voix dans cette exposition. (M.G)


Land Back — Biennale d’art contemporain autochtone (comm. Michael Patten)
Jusqu’au 23 décembre 2022
EXPRESSION. Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe
495, avenue St-Simon
St-Hyacinthe, Québec
Du mardi au jeudi de 10 h à 17 h
Vendredi de 10 h à 19 h
Samedi et dimanche de 13 h à 17 h

La 6e édition de la Biennale d’art contemporain autochtone se poursuit dans un format « exposition en tournée ». Sortant pour la première fois des centres urbains du Québec, Land Back prendra racine pour deux mois dans la ville de Saint-Hyacinthe. Cette version se présente comme une rétrospective des œuvres et thématiques phares qui ont été abordées durant l’édition 2022 – sorte de vol à vue d’oiseau de celle-ci. Toujours commissariée par Michael Patten, directeur de la BACA, l’exposition explore le slogan activiste Land Back, ses retranchements ainsi que son importance pour les communautés autochtones, comme pour la préservation de l’environnement. Politique et sensible à la fois, ce tour d’horizon dresse un portrait accessible des différents enjeux reliés à la réappropriation d’un territoire dérobé. (B.L)


De l’arrosoir au cygne — Projet commun
Du 23 au 27 novembre 2022
Espace Produit Rien
6909, rue Marconi
Montréal, Québec
Mercredi dès 17 h
Jeudi et vendredi de 12 h à 19 h
Samedi de 10 h à 19 h
Dimanche de 10 h à 17 h

Première itération d’un projet important, l’exposition De l’arrosoir au cygne vient clore un cycle de recherche collaborative, d’essais artistiques et de maillages féconds. Imprégné des perspectives de l’artiste Orise Jacques-Durocher, de la commissaire Hanna Zeïda et du représentant des publics Yanni Khennache, ce premier Projet commun répond à un besoin de communautarisation, d’autoréflexivité et d’expérimentation dans le milieu des arts. Ce chantier, imaginé par Sarah Turcotte, donne place à une proposition articulée autour de la temporalité, de la décélération – et du ralentissement qu’incombe la matière. L’argile constitue la bougie d’allumage des réflexions mises à profit dans le projet, permettant en somme de sonder les liens qu’entretiennent les artistes avec leurs médiums et matériaux de production, qui viennent teinter nos rapports au monde. (G.A)


Une trace ineffaçable n’est pas une trace — Chloë Charce
Jusqu’au 10 décembre 2022
CIRCA – Art Actuel
372, Sainte-Catherine Ouest #444
Montréal, Québec
Du mercredi au samedi de 12 h à 17 h 30

Chloë Charce ancre sa pratique sculpturale des dernières années dans une étude de l’architecture. L’artiste explore, déconstruit et altère des éléments matériels, structurels et architecturaux et fournit des interprétations qui jouent avec les codes du cadre bâti, là où imaginaire et patrimoine en viennent à cohabiter. Charce questionne en ce sens la longévité de l’architecture et les limites de l’esthétisme lui étant attribué, qui demeurent tangibles et temporelles. Ses œuvres installatives sont soigneusement placées dans l’espace afin de traduire des discours dichotomiques : les perceptions deviennent leurres et se confondent. L’exposition Une trace ineffaçable n’est pas une trace questionne ainsi la place qu’occupe l’architecture au sein des mémoires par la trace qu’elle laisse. (C.L)


Résilience et autres guérisons — Yannick De Serre
Jusqu’au 10 décembre 2022
OBORO
4001, rue Berri, espace 301
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h
Sauf le jeudi de 12 h à 19 h

C’est jusqu’au 10 décembre prochain que le centre d’artistes OBORO offre à voir les travaux de Yannick De Serre dans l’exposition Résilience et autres guérisons. Se partageant les professions d’artiste et d’infirmier en soins critiques, De Serre transpose dans l’un ce qu’il côtoie dans l’autre : la mortalité. Il conserve la mémoire de chaque décès depuis près de 19 ans, dans un geste porté par les disparitions et la nécessité du deuil, faisant intervenir des mouchoirs brodés dans un rituel chaque fois répété. Dans la salle d’exposition se posent des objets soigneusement organisés qui traduisent à la fois la dureté de la perte, la douceur du soin, et la résilience de la mémoire. (M-H. D)


La Terre en suspens — François Quévillon
Jusqu’au 15 janvier 2023
Centre d’exposition d’Amos
222, 1ere Avenue Est
Amos, Québec
Mardi et mercredi de 13 h à 17 h 30
Jeudi et vendredi de 13 h à 17 h 30 et de 18 h 30 à 20 h 30
Samedi de 10 h à 12 h et de 13 h à 17 h
Dimanche de 13 h à 17 h

Versatile, le projet La Terre en suspens de l’artiste François Quévillon s’adapte aux régions qu’il croise. D’abord présenté cet été au Centre d’art de Kamouraska, sa deuxième itération prend place sur le territoire abitibien, troquant les motifs de bordures de fleuve pour les eskers des vastes contrées du Nord. Quévillon, par des processus numériques et technologiques, sonde les espaces naturels et leurs spécificités. Comme un voyage en  apesanteur, ses œuvres reflètent une fine observation et compréhension des formations géologiques. Leurs représentations sont mouvantes, teintées d’un regard critique sur les bouleversements écologiques qui ont cours, et parlent des temporalités et des énergies qui sont intriquées dans la matière. Par son geste artistique, Quévillon s’infiltre de nouveau dans une région aux ressources finies mais que l’on prélève comme si elles étaient infinies. Son travail revendique une pensée du temps long en montrant comment les espaces se construisent, et comment d’un coup ils peuvent s’évaporer. (G.A)


Julien Champagne — Pièces pour instruments
Jusqu’au 17 décembre 2022
Centre SKOL
372, Sainte-Catherine Ouest, espace 314
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h 30

Se jouant sur trois écrans à la fois, l’installation vidéo qu’est Pièces pour instruments de l’artiste montréalais Julien Champagne nous met à l’écoute de sonorités tout à fait singulières, composées dans l’entrechoc d’instruments de musique et de paysages divers avec leurs bruits environnants. Ces sons, provenant à mêmes les sols qu’arpente l’artiste, tirant derrière lui une cordée d’instruments, se moulent et se modulent dans une relation mutuellement constitutive à la nature, créant une partition ou forestière, ou sableuse, ou montagneuse. L’exposition, créée en collaboration avec le centre d’art Vidéographe, se repaît dans la qualité malléable du son, mettant de l’avant une rythmique propre à chaque territoire. (M.G.)


Tramer le monde — Lisette Lemieux
Jusqu’au 10 décembre 2022
Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger
150, rue Notre-Dame Est
Victoriaville, Québec
Mercredi de 12 h à 17 h
Jeudi de 12 h à 20 h 
Vendredi et samedi de 13 h à 17 h

Dans Tramer le monde, l’artiste sculpteure Lisette Lemieux souligne 50 ans de carrière par un projet d’exposition vaste, rehaussé de trois nouvelles œuvres. L’artiste, figure marquante, propose un regard neuf sur le geste de tramer – compris comme la pierre angulaire du travail de tissage qu’elle met en scène, mais aussi comme l’acte de raconter le monde, de constituer nos propres trames narratives. Oscillant entre ces deux pôles, elle rend matérielles des réflexions sur le savoir-faire ancestral féminin, sur l’identité, sur la temporalité des gestes et sur le langage formel comme social qui permet à ses œuvres de prendre leur volume. La lumière, le filage, le papier et les mots sont autant de motifs rencontrés dans cette exposition. L’artiste conçoit ainsi des croisements féconds entre le support et la matérialité de ses projets. (G.A)


Empreintes extrinsèques— Laurent Lamarche
Jusqu’au 17 décembre 2022
Art Mûr
5826, rue St-Hubert
Montréal, Québec
Mardi et mercredi de 10 h à 18 h  
Jeudi et vendredi de 11 h à 19 h  
Samedi de 12 h à 17 h 

L’artiste Laurent Lamarche invite le visiteur à marcher dans ses empreintes vers un monde aux découvertes fantastiques. Objets argentés et fossiles lumineux se partagent l’espace de la galerie Art Mûr dans cette fascinante nouvelle exposition monographique. Fidèle à sa pratique, l’artiste nous amène à questionner notre propre vision: s’agit-il d’une dangereuse éprouvette radioactive ou serait-ce plutôt une trouvaille archéologique extraterrestre? Une colonie de bactéries sur pétri ou alors une lune accidentée? Poussant constamment son processus de création vers de nouveaux horizons, Lamarche s’est cette fois-ci intéressé au potentiel métamorphique des liquides et à leur état obnubilant de solidification. (B.L)


La pratique contractuelle d’Anne-Marie Groulx — Philip Gagnon
Jusqu’au 10 décembre 2022
Atoll art actuel
17, rue des Forges
Victoriaville, Québec
Mercredi, vendredi et samedi de 13 h à 16 h
Jeudi de 13 h à 19 h

Dans cette seconde partie d’une exposition éponyme présentée au centre d’artistes Regart en janvier dernier, l’artiste Philip Gagnon poursuit ses recherches conceptuelles animées par un désir de réfléchir en oblique les structures qui régissent le milieu de l’art. Misant sur l’objet-motif du contrat, il sonde les relations qui existent entre les espaces de diffusion, les technicien·ne·s, les artistes et les commissaires, entre autres. Sa démarche s’appuie sur une analyse critique des étapes de production, en création, qui sous-tendent toujours une interdépendance des différent·e·s acteur·ice·s à l’œuvre. Dans l’exposition, Philip Gagnon produit comme une sorte de performance des contrats qui le relient à son amie Anne-Marie Groulx, aussi artiste professionnelle. Imprimés sur textile, ces contrats déployés dans l’espace réfléchissent aux diverses formes de relations qui naissent de leur collaboration, et aux conditions qui les paramètrent. (G.A)


En marge et en vie — Les Impatients
Jusqu’au 08 janvier 2023
Musée d’art de Joliette
145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil
Joliette, Québec
Du mardi au vendredi de 12 h à 17 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

L’exposition En marge et en vie célèbre la différence en sollicitant des œuvres créées par des personnes ayant des problèmes de santé mentale de l’organisme Les Impatients. L’art-thérapie devient, ici, vecteur d’audace et de courage: sont sondées les individualités et sont encouragées les résiliences dans cette mise en espace qui réfléchit ce qu’est d’être. Ainsi, la norme est questionnée par celleux qui se confrontent aux marges de la société. La matérialisation de leurs réalités, imprégnées de leurs couleurs, crée une ode et déconstruit les préjugés. Cette exposition est une invitation à tendre vers un dialogue empli d’empathie et illustre des vécus qui montrent que l’humanité se vit et se partage. (C.L)


Éclipse Richard-Max Tremblay
Jusqu’au 8 janvier 2023
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h 

Fruit d’une collaboration entre le Musée des beaux-arts de Sherbrooke et la Galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke, Éclipse propose une plongée dans l’œuvre de Richard-Max Tremblay. L’exposition commissariée par Suzanne Pressé rassemblera jusqu’au 8 janvier prochain une sélection de travaux réalisés au cours des 25 dernières années. Déployées par une vision perméable de la peinture et de la photographie, les recherches plastiques de l’artiste multidisciplinaire sont guidées par ce qui se dérobe au regard, et ce qui lui porte obstacle. (M-H. D)


Tu m’enveloppes et je te contiens — Collectif (comm. Milly-Alexandra Dery)
Jusqu’au 11 décembre 2022
Fonderie Darling
745, rue Ottawa
Montréal, Québec
Jeudi de 12 h à 22 h
Du vendredi au dimanche de 12 h à 19 h 

Célébrant sa vingtième année comme centre de production et de diffusion d’art contemporain, la Fonderie Darling présente cet automne une exposition introspective qui permet à dix artistes d’investir son lieu dans un rapport de réappropriation de son historicité. Se déploie ainsi une mémoire multiple et multimédiumnique qui ranime et réactualise l’architecture, la collection ou la programmation de la fonderie, qui date de 1888. Cet hommage au lieu se fait au travers de pratiques diverses (scénographique, sculpturale, vidéo), dans un entrecroisement du matériel et du discursif, où l’on se réapproprie ce qui a été pour narrer du nouveau. Tu m’enveloppes et je te contiens nomme à la fois cette complicité intime qui s’établit et se cultive entre un.e commissaire et ses artistes, et cette réciprocité co-constitutive des œuvres avec l’espace qu’elles habitent; on parle ici de cet échange mutuellement constitutif du lieu bâti, qui embrasse les œuvres, avec ces dernières, qui en modifient en retour les contours significatifs. (M.G)


THE PATCH Bonnie Baxter
Jusqu’au 11 décembre 2022
Musée d’art contemporain des Laurentides
101, Place du Curé Labelle
St-Jérôme, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h
Dimanche de 12 h à 16 h 

Les changements de saisons, Midsummer Fables, L’automne et l’épilogue sont les trois chapitres de l’œuvre de Bonnie Baxter qui se construit telle une fable : un récit fictif aboutissant par l’enseignement d’une morale. Cette histoire créée en collaboration avec onze artistes narre des réalités socio culturelles distinctes autour d’un seul jardin. Trois ans suffirent à entamer un dialogue entourant l’harmonie nécessaire entre la nature et la culture. C’est la création d’un projet éco sociale – un cri du cœur – d’une communauté désireuse de s’éloigner de la menace de la crise climatique, des conséquences des médias sociaux et du climat politique actuel. (C.L)


Exercices de réciprocité — Collectif (comm. Ji-Yoon Han)
Jusqu’au 27 novembre 2022
Fondation Grantham
1411, rue Blanchard
Saint-Edmond-de-Grantham, Québec 
Ouverture sur rendez-vous

C’est par le biais d’une micro-résidence d’une semaine que la commissaire Ji-Yoon Han a invité sept artistes à investir la bulle de verre qu’est la Fondation Grantham. Ancrés dans l’écosystème particulier de la Fondation, Mary Ann Barkhouse, Adam Basanta, Christine Battle, Cynthia Girard-Renard, Katherine Melançon, Jérôme Nadeau et Ionan Vreme Moser ont eu l’occasion d’explorer la question de la réciprocité dans leur pratique. Exercices de réciprocité prend ainsi la forme d’un large tissu relationnel interrogeant la cohabitation de différentes formes du vivants; celle de l’artiste, de la commissaire, du visiteur, mais également de la végétation constituant le paysage de Saint-Edmond-de-Grantham. (B.L)


Autopsie d’une autoroute — Véronique Doucet
Jusqu’au 17 décembre 2022
Centre d’exposition de Mont-Laurier
300, boulevard Albiny Paquette
Mont-Laurier, Québec
Du mardi au vendredi de 11 h à 17 h  
Samedi de 11 h à 16 h 

Véronique Doucet traite de thèmes environnementaux dans ses œuvres plastiques par la coexistence de l’humain au sein du règne animal.  Elle illustre une dichotomie entre les artéfacts-natures et les artéfacts-cultures. Où la culture s’identifie aux objets qui se matérialisent sous formes de déchets, découlant du plogging art, et de dérivés médiatiques. D’ailleurs, l’esthétisme de ces créations s’apparente à celui du pop art qui use de langages publicitaires. Ses créations critiquent le consumérisme haletant des derniers siècles. Une cohabitation entre le brut et l’esthétisme, dont la présence de taxidermies sensibilise les publics. (C.L)


Fragilité entrelacée Collectif (comm. Laetitia Dandavino-Tardif)
Jusqu’au 20 novembre 2022
La Guilde
1356, rue Sherbrooke O.
Montréal, Québec
Du mardi au vendredi de 10 h à 18 h 
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

Commissariée par Laetitia Dandavino-Tardif, directrice de la galerie, l’exposition Fragilité entrelacée trace des parallèles entre l’expérience humaine et le fait naturel. L’environnement, dans toutes ses ramifications, est sondé par les pratiques d’artistes aux vocations plurielles, ayant toutes en commun le rapport de proximité avec la matière que leur proposent leurs médiums issus des métiers d’art. L’exposition braque son regard sur les relations de dépendance et d’interdépendance qui s’opèrent et se cultivent entre nous et le reste. Les artistes exploitent ainsi leurs vécus culturels et sociaux afin de rendre compte de nos intrications avec ce qui nous entoure, filant cette importance d’en prendre soin, précisément dans une ère de bouleversements climatiques et de fragilités perpétuelles. (G.A)


Au fil des îles, archipels Collectif (comm. Analays Alvarez Hernandez et Raquel Cruz Crespo)
Jusqu’au 19 novembre 2022
Centre d’exposition de l’Université de Montréal
2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 10 h à 17 h
Jeudi de 10 h à 19 h

L’insularité dans ses plus intimes retranchements est le moteur de l’exposition Au fil des îles, archipels, commissariée par Analays Alvarez Hernandez et Raquel Cruz Crespo. Réunissant le travail de six artistes venu·e·s d’îles de tous continents, le projet proposé au Centre d’exposition de l’Université de Montréal crée une courtepointe sensible avec les réalités métissées d’origines, de vécus et de représentations divers. Incarnées, les propositions des artistes constituent, à l’instar des archipels, une constellation de points de repères, rendant compte des textures expérientielles de chacun·e tout en permettant un constat plus large sur les devenirs – d’où venons-nous et où allons-nous? (G.A)


ᐊᖏᕐᕋᒧᑦ / Ruovttu Guvlui / Vers chez soi — Collectif (comm. J. Nango, T. Partridge, J. Piirainen et R. Ruiz)
Jusqu’au 12 février 2023
Centre canadien d’architecture (CCA)
1920, rue Baile
Montréal, Qc
Mercredi de 11 h à 18 h
Jeudi de 11 h à 21 h
Vendredi à dimanche de 11 h à 18 h

L’exposition, ᐊᖏᕐᕋᒧᑦ / Ruovttu Guvlui / Vers chez soi, co-commissariée par Joar Nango, Taqralik Partridge, Jocelyn Piirainen et Rafico Ruiz, propose des réflexions associées aux populations nordique et à leurs lieux d’appartenance. Le groupe de commissaire Inuit, Sámis et issu de la colonisation souhaite, par l’entremise de cette exposition, soutenir toutes formes de souveraineté autochtone nordique. Des liens existent entre la nécessité de prendre soin du territoire, de fabriquer des espaces d’habitations et d’exister. Ici, le territoire devient demeure. Ainsi, cette exposition devient une piste de réflexions vers une nouvelle conceptualisation de l’architecture, par les architectes et designers autochtones. Ouverte sur des questionnements, l’exposition permet de voir sous un nouvel angle les définitions d’un chez-soi. (C.L)


Art et nature — Alexander Henderson
Jusqu’au 16 avril 2023
Musée McCord
690, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Mardi, jeudi et vendredi de 10 h à 18 h
Mercredi de 10 h à 21 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

C’est le 10 juin dernier qu’était inaugurée la toute première exposition rétrospective du photographe Alexander Henderson. Commissariée par Hélène Samson, conservatrice de la photographie sortante du Musée McCord, cette exposition rassemble plus de 250 tirages originaux et reproductions, issus de la collection du Musée. Celle-ci, environnant les 2000 tirages, est la plus grande collection d’œuvres d’Henderson, un photographe très peu connu du grand public, mais qui saura séduire aisément par ses représentations de la province de Québec, de l’Ontario et de l’Ouest canadien au tournant du 20e siècle. À travers les clichés en noir et blanc, le visiteur pourra s’amuser à reconnaître les marqueurs visuels de son pays et les comparer un siècle plus tard. Parmi les plus notables, nous retrouvons des documentations du Mont Royal et du vieux port de Montréal, ainsi que des personnes parcourant le pain de sucre de la chute Montmorency à la luge. (B.L)


Yayoi Kusama: Dancing Lights That Flew Up To The Universe
Jusqu’au 15 janvier 2023
Fondation PHI pour l’art contemporain
451 et 465 rue Saint-Jean
Montréal, Québec
Mercredi à vendredi de 12 h à 19 h
Samedi et dimanche de 11 h à 18 h

Yayoi Kusama, une des artistes les plus populaires des dernières années grâce à ses célèbres Infinity Mirrored Rooms, est de retour au Canada dans le cadre d’une exposition monographique qui retrace son parcours long de  sept décennies. Présentée gratuitement à la Fondation PHI, Dancing Lights That Flew Up To The Universe reprend des thèmes fondamentaux de la pratique de l’artiste, soit l’immensité du cosmos, la place que l’être humain y occupe et tout le bagage spirituel et philosophique qui entoure cette relation spatio-temporelle. L’exposition présente un corpus d’œuvres variées comprenant trois de ses fameuses citrouilles en bronze, quatre Infinity Mirrored Rooms, ainsi qu’une sélection de toiles de la série My Eternal Soul. (A.D)


Jardins intérieurs
Jusqu’à juillet 2023
Arsenal art contemporain Montréal
2020, rue William
Montréal, Québec
Métro Georges-Vanier
Mardi au mercredi de 10 h à 18 h 30
Jeudi au samedi de 10 h à 19 h 30
Dimanche de 10 h à 18 h 30

L’exposition de groupe Jardins intérieurs présente le travail de 23 artistes canadien·ne·s et internationaux·ales. Il s’agit des toutes nouvelles acquisitions de la collection Majudia. Cette grande exposition éclectique, occupant tout l’espace de la salle principale de l’Arsenal, touche aux thématiques du rêve et de l’imagination. Elle aborde la place de la fantaisie et de l’imaginaire dans le quotidien de la quarantaine et de la solitude. Le jardin reflète autant le littéral, par la présence de plantes, que le métaphorique, par sa connotation intime, secrète. (B.L)


Ô Merde!
Jusqu’au 26 mars 2023
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Tous les jours de 10 h à 17 h

Au cours de la prochaine année, le Musée de la civilisation nous offre la possibilité d’enfin démystifier l’un des tabous de la société : le caca. Bien qu’elles puissent répugner certain·e·s ou en faire rigoler d’autres, les merdes, les déjections, les fientes sont inévitables pour chaque personne, et ce, peu importe le statut social. Divisée en cinq zones, l’exposition aborde les enjeux insoupçonnés liés à cette matière organique afin de comprendre son importance tant du point de vue scientifique que social et culturel. L’histoire, l’anatomie et l’anthropologie sont tout autant de domaines que permet d’aborder cette exposition. (L.D)


C’est notre histoire
Jusqu’au 1er janvier 2030
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h

Un nouveau regard sur l’art contemporain des populations autochtones est proposé à la l’exposition du Musée de la civilisation construite de pair avec La Boîte Rouge VIF. La concertation des 11 nations, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiwok, Eeyou, Hurons-Wendat, Innus, Inuit, Kanien’kehá:ka, Mi’gmaq, Naskapis, Waban-Aki et Wolastoqiyik, résidant au sein du territoire québécois, est au cœur de cette initiative. Le regroupement de plus de 450 objets invite le visiteur et la visiteuse à concevoir les cultures autochtones actuelles sous un nouveau regard. Une exposition sensible, critique et décoloniale ouvrant la voie à une conception du monde et de l’histoire de communautés longtemps marginalisées. (L.D)


Couleurs Manifestes
Exposition permanente
Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h

L’exposition permanente Couleurs Manifestes complète le trio d’expositions actuellement présenté au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke, avec Ce que racontent les collections : les femmes et l’art au Québec et Temporalités depuis l’ailleurs — Jin-Me Yoon. La commissaire et conservatrice Sarah Boucher a choisi le thème polysémique riche en possibilités de la couleur comme ligne directrice du corpus éclectique d’une cinquantaine d’œuvres sélectionnées parmi la collection du musée. Avec presqu’autant d’œuvres que d’artistes, une large exploration des caractéristiques esthétiques, matérielles, évocatrices et sensibles du cercle chromatique se déploie au fil de la déambulation. Du portrait classique aux sculptures abstraites en passant par la photographie intimiste, l’exposition est assurée de plaire à un grand nombre de publics. (S.D-B)


Leonard Cohen : Une brèche en toute chose
Jusqu’au 12 février 2024
Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)
Exposition en ligne

Cette exposition virtuelle de l’artiste multidisciplinaire Leonard Cohen est une nouvelle version de celle présentée physiquement au musée en 2017-2018. On y retrouve du contenu inédit et varié tel que des images, extraits audio et vidéo, citations et biographies d’artistes, ainsi que des chansons, entrevues, poèmes et autoportraits réalisés par Cohen. Tous sont classés selon quatre thématiques représentatives de sa démarche artistique : Pensée poétique, Spiritualité & humilité, Amour et Perte & désir. L’importance de l’écrit et de la parole dans l’œuvre de cet artiste canadien est particulièrement mise de l’avant, notamment à travers celle du public. Ce dernier est d’ailleurs invité à témoigner par le biais des réseaux sociaux et du mot-clic #cohenetmoi. (B.L)


Art public Montréal
Œuvres d’art dans des lieux publics et accessibles, intérieurs ou extérieurs

Avec le retour du beau temps et après plus de deux mois de confinement, un désir de sortir prendre de l’air, de profiter des parcs et autres lieux publics montréalais se fait ressentir. La plateforme d’Art public Montréal propose une manière de recenser et de découvrir les œuvres d’art urbaines de la métropole. Le site suggère des parcours et des circuits qui permettent de découvrir une collection de 900 œuvres et installations qui enrichissent quotidiennement le décor de la ville. Le site web propose aussi une carte interactive permettant d’admirer les œuvres par quartier. Il est ainsi possible de planifier des promenades thématiques ou de découvrir des nouveaux endroits dans des quartiers méconnus. Pour ceux qui préfèrent ne pas s’aventurer à l’extérieur, les œuvres d’art peuvent être appréciées directement sur leur site. (C.L)


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Stéphanie Dufault-Bédard, Béatrice Larochelle, Alexandra Dumais, Cassandra Lavoie, Marie-Hélène Durocher, Florence Simard, Marian Gates et Laurence Duchesne.

En bannière : © Natascha Niederstrass, Sans titre (Dissimulée), Impression jet d’encre sur papier Hahnemühle, 81 x 109 cm (2021). 

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