Calendrier culturel

Janvier 2018


Miroirs/ Mirrors – Giulio Paolini, Dan Graham, Taryn Simon, John Gossage, Carlo Mollino, Clara Gutsche et Hiroshi Sugimoto
Jusqu’au 14 janvier
Centre Canadien d’Architecture (CCA)
1920, rue Baile
Métro Georges-Vanier
Mercredi – dimanche : 11h à 18h, jeudi : 11h à 21h

Miroirs/ Mirrors s’articule en lien avec une autre exposition, soit celle de L’histoire, par ailleurs : Go Hasegawa, Kersten Geers, David Van Severen, créant toutes deux des échos quant à leur histoire respective. Miroirs/ Mirrors aborde l’idée du miroir tant dans son côté métaphorique que dans celui d’objet d’architecture. Présentée dans un ordre non chronologique, cette exposition est faite d’un ensemble hétérogène de projets et d’images provenant de la collection du CCA, évoquant le concept de reflet et de réflexion. À travers différentes pratiques artistiques, l’exposition utilise le miroir comme outil permettant de développer plusieurs thèmes, dont l’égo spéculaire, la frontière entre espace public et privé ou encore l’écran actuel comme miroir sans réflexion, pour ne nommer que quelques exemples.


La quête du superflu et la Précession de la substance – Mathieu Cardin
Jusqu’au 13 janvier
Galerie Nicolas Robert
10, rue King
Métro Square-Victoria-OACI
Mercredi – samedi : 11h à 17h

Mathieu Cardin propose dans son exposition d’explorer le concept de la précession qui agit sur les images consommées en cadence. La précession étant le nom que l’on donne à la fluctuation d’un axe de rotation d’un objet (astre) lorsqu’advient un déséquilibre. La précession est donc le changement de la forme, le retour d’un même objet sous un autre angle. À travers cette exposition, l’artiste applique ce principe de précession à l’image et à l’objet, pour ainsi créer un rythme et une répétition. Un retour de la forme, une palette de couleur spécifique et une accumulation de mises en abîme sont les procédés utilisés par Cardin pour aborder ce sujet à travers ses œuvres.


Thinking about a picture – Scott McFarland
Jusqu’au 20 janvier
Galerie Division Montréal
2020, rue William
Métro Georges-Vanier et Métro Lionel-Groulx
Mardi – vendredi : 10h à 18h, samedi : 10h à 17h

Le photographe torontois Scott McFarland présente Thinking about a picture, sa deuxième exposition solo à la Galerie Division Montréal. Cette dernière est composée de trois séries d’œuvres récentes : Sky Leaks, Lens Cleaning et Santa Anita. Les photographies de McFarland se décrivent par une superposition d’images et un entrecroisement du contour des figures, le tout rehaussé de couleurs vives. La pluralité des moments présentés en une seule image est ainsi qualifiée chez l’artiste de « film dumps », un procédé visant à compresser en une image unique une panoplie de poses. Faisant écho à des procédés photographiques utilisés par des monuments de l’histoire de la photographie, tels que Henri Cartier-Bresson, Eadweard Muybridge et Alfred Stieglitz, Scott McFarland explore et joue avec les codes de la forme photographique en elle-même. À travers ses étapes et ses différentes manipulations, l’artiste nous fait rendre compte, dans ses séries, de toutes les manipulations qui façonnent l’art photographique.


Kushapetshekan / Kosapitcikan / Épier l’autre monde – Eruoma Awashish, Meky Ottawa, et Jani Bellefleur-Kaltush
Jusqu’au 4 février
Musée des Beaux Arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest, Pavillon Jean-Noël Desmarais
Métro Peel ou Guy Concordia
Mardi – dimanche : 10h à 17h, mercredi : 10h à 21h

Le trio féminin, qui s’était rencontré lors du laboratoire créatif DÉRANGER à OBORO en 2016, présente l’aboutissement de leur travail au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Kushapetshekan / Kosapitcikan / Épier l’autre monde est une installation immersive qui évoque un rituel autochtone sacré, présent autant chez les nations atikamekw que innu. La réappropriation de ce rituel, gardé secret par les nations qui le pratique, par un groupe de jeunes femmes artistes propose une vision traditionaliste décolonisante bien présente chez les jeunes générations autochtones.


Outre mesures – Lucie Rocher
Jusqu’au 21 janvier
Maison de la culture Frontenac
2550 Ontario Street
Mardi – jeudi : 12h à 19h, vendredi – dimanche : 12h à 17h

L’exposition Outre mesures de Lucie Rocher s’appréhende tel un chantier photographique dans lequel un déséquilibre du réel s’opère ; une instabilité irrésolue entre des tirages d’images inachevées, accidentées ou encore fabriquées. En effet, des bribes d’images hétéroclites se retrouvent çà et là, disséminées dans l’espace, puis unifiées par des résonances formelles, matérielles et conceptuelles, ainsi que par des dispositifs de présentation aux fonctions hors normes.

Une exposition à voir et revoir afin de découvrir ou redécouvrir « une réalité autrement mesurable ».


Out of Sight – Lynda Gaudreau
Jusqu’au 17 février
Galerie Leonard and Bina Ellen
Métro Guy-Concordia
Mardi – samedi : 12h à 18h

C’est à la Galerie de l’université Concordia qu’aura lieu le prochain vernissage de Lynda Gaudreau le 13 janvier prochain (réservez votre place). Depuis 2007, l’artiste et commissaire travaille en partenariat avec la Galerie Leonard et Bina Ellen et y présente des projets à l’intersection des arts visuels et de la danse. L’exposition se veut un projet d’autofiction alliant les genres en questionnant le rapport au réel ainsi qu’à la fiction. Des visites guidées seront organisées lors des heures d’ouvertures de la galerie tout au long de l’exposition.


Tepentemun : Hommage à nos leaders! – Anatole St-Onge
Jusqu’au 25 février
Espace culturel Ashukan
431 Place Jacques-Cartier
Métro Champ de Mars
Lundi – dimanche : 10h à 17h

L’Espace culturel Ashukan situé, en plein cœur du Vieux-Montréal, présente jusqu’au mois de février 2018 le travail du portraitiste autodidacte Anatole St-Onge. Originaire de Pessamit et demeurant depuis plusieurs années à Maliotenam, St-Onge s’intéresse aux rôle des leaders des communautés innues ainsi que leur place dans l’histoire. Il tente de mettre en valeur ces différents personnages sur la toile et ainsi inscrire leur représentation dans. Trop souvent occultées, ces figures autochtones importantes sont ici mises de l’avant, permettant aux visiteurs d’en apprendre plus sur la nation innue tout en admirant la qualité technique des portraits réalistes de St-Onge.


Celle qui continue de donner – Maria Hupfield /
Pool of Plenty – Michelle Bui

Jusqu’au 3 mars
Galerie de l’UQAM
Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri (angle Sainte-Catherine Est)
Pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120
Mardi – samedi : 12h à 18h

L’artiste Maria Hupfield se penche sur le pouvoir des objets, au-delà même de leur matérialité, comme déclencheur de relations entre les humaines ou les milieux. L’exposition gravite autour d’un objet : un paysage marin peint à l’huile par la mère de l’artiste aujourd’hui décédée. Hupfield y présente une installation vidéo en lien avec l’objet. Elle y invite également ses frères et sœurs à prendre part à une performance s’articulant autour des souvenirs qu’évoque ce tableau. De plus, l’exposition présente divers objets en feutre qui sont souvent activés dans les performances de l’artiste. Le titre Celle qui continue de donner est une traduction en français du nom anishinaabe de la mère de Hupfield.

Michelle Bui est finissante de la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQÀM. Son projet Pool of Plenty suggère une réflexion sur la conscience identitaire qui est normalement structurée par le langage écrit, comme pouvant aussi s’articuler à travers les choses qui nous entourent à travers la culture matérielle. La présentation de divers médiums tels que la photographie ou la sculpture oscille entre leur matérialité brute, leur qualité tactile et leur fonction symbolique, représentative. Le procédé utilisé par l’artiste vient ainsi renforcer le statut de l’image comme objet.


Entr’acte
Jusqu’en mars
Institut de recherche du CUSM, site Glen, niveau S1, bloc E
1001, boul. Décarie
Métro Vendôme
Accès en tout temps

À l’initiative du Centre des arts et du patrimoine RBC du Centre universitaire de santé McGill et de sa commissaire Alexandra Kirsh, onze photographes montréalais — dont Chih-Chien Wang, Raymonde April, Angela Grauerholz et Yann Pocreau — ont eu un accès privilégié à l’ancien hôpital Royal Victoria. Le sort de cette institution hospitalière laissée vacante depuis son déménagement en 2015 sur le site Glen du CUSM, dont l’atrium accueille aujourd’hui cette exposition, demeure incertain. Les photos de ses corridors désertés font alors office de réflexion sur ce patrimoine abandonné et sur son passé riche en histoires personnelles. À cette exposition temporaire s’ajoute la collection permanente et aux œuvres d’art public du site.


Naissance à rebours – Bill Viola
Jusqu’au 11 mars
DHC/ART
465, rue Saint-Jean
Métro Place-d’Armes
Mercredi – vendredi : 12h à 19h, samedi – dimanche : 11h à 18h

Pionnier de l’art vidéo, Bill Viola a côtoyé les Nam June Paik, Bruce Nauman et Vito Acconci de ce monde, au cours des années 1970 et 1980. Artiste précurseur, chercheur et enseignant, l’Américain présente chez DHC/ART une sélection de six œuvres vidéo réalisées depuis l’an 2000. En phase avec la philosophie bouddhiste et l’iconographie médiévale qui l’interpellent depuis des décennies, celles-ci gravitent autour de thématiques existentielles et intemporelles telles que la naissance et son corollaire, la mort.


Leonard Cohen : Une brèche en toute chose / A Crack in Everything
Jusqu’au 9 avril
Musée d’art contemporain de Montréal
185, rue Sainte-Catherine Ouest
Métro Place-des-Arts
Mardi, jeudi, vendredi : 11h à 18h, mercredi : 11h à 21h, samedi – dimanche : 10h à 18h

Un an après son décès, le regretté Leonard Cohen est à l’honneur dans une exposition pluridisciplinaire au Musée d’art contemporain. Celle-ci réunit des artistes visuels et des musiciens locaux et internationaux (on compte notamment Chilly Gonzales, Jenny Holzer, Jon Rafman, Thomas Demand et Tacita Dean) afin de rendre hommage à l’œuvre musicale et littéraire de cette icône montréalaise. Une série de cinq concerts intimes et diverses conférences complètent la programmation de l’évènement.


Le monde de l’art à Montréal, 1960-1980 – Gabor Szilasi
Jusqu’au 29 avril
Musée McCord
690 rue Sherbrooke Ouest
Métro McGill
Mardi – vendredi : 12h à 19h, mercredi : 10 à 21h, samedi – dimanche : 10h à 17h

Figure quasi mythique de la photographie québécoise, Gabor Szilasi présente au Musée McCord une série de photos pour la plupart jamais présentées auparavant. Reconnu pour sa fréquentation assidue des vernissages et des lancements, Szilasi propose un instantané de la scène culturelle montréalaise des années 1960 à 1980. On y retrouve tant le gratin peuplant des galeries emblématiques, que des acteurs de lieux underground oubliés. Les clichés, qui interpellent le spectateur par leur souci esthétique tout comme les chercheurs par valeur documentaire, s’accompagnent d’un court métrage de la commissaire Zoé Tousignant.


Inuit Qaujimajatuqangit : Art, Architecture et Savoirs Ancestraux – Artistes divers
Jusqu’au 8 septembre
La Guilde
1356 rue Sherbrooke Ouest, Montréal
Métro Peel ou Guy Concordia
Mardi – vendredi : 10h à 18h, mercredi : 10h à 21h, samedi – dimanche : 10h à 17h

La Guilde présente l’exposition Inuit Qaujimajatuqangit : Art, Architecture et Savoirs Ancestraux jusqu’au mois de septembre 2018. Le projet mis sur pied en partenariat avec l’organisme de diffusion des cultures autochtones Terres en vues consiste à mettre en valeur les différents projets d’intégration des savoirs ancestraux inuit Nunangat (Nunatsiavut, Nunavik, Nunavut et Inuvialuit) dans l’architecture actuelle. Les différents projets exposés sont tirés d’un concours qui a pris place à travers le territoire arctique ce qui a permis de rassembler une cinquantaine de propositions pour le projet architectural de la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique (SCREA) construite à Ikaluktutiak (Cambridge Bay).


Les brèves du mois de décembre ont été préparées par : Charlie Carroll-Beauchamp, Maude Darsigny, Geneviève Marcil et Jean-Michel Quirion.

En en-tête : Maria Hupfield. Celle qui continue de donner, 2017, The Power Plant Contemporary Art Gallery, Toronto. Avec l’aimable permission de l’artiste. Photo : Toni Hafkenscheid.

[i] Marie-Lise Rousseau, « La promenade Fleuve-Montagne critiquée », dans Le Devoir, 2017, http://www.ledevoir.com/politique/montreal/503591/la-promenade-fleuve-montagne-critiquee

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