Calendrier culturel

 


_janvier 2022

 

Errance sans retour — Renaud Philippe, Olivier Higgins et Mélanie Carrier
Jusqu’au 20 février 2022
Musée national des beaux-arts du Québec
179, Grande Allée Ouest
Québec, Québec
Mardi au dimanche de 10 h à 17 h
Mercredi de 10 h à 21 h

Errance sans retour est un projet porté par le photographe Renaud Philippe et les documentaristes Olivier Higgins et Mélanie Carrier, ainsi que la boîte de production MÖ FILMS. Celui-ci prend place dans le camp de Kutupalong, dans le sud-est du Bangladesh, où sont réfugiés les Rohingyas, une minorité musulmane du Myanmar. Il s’agit du plus grand camp de réfugiés de la planète. L’exposition émouvante ouvre une fenêtre sur la réalité de cette communauté via des dessins, témoignages, vidéos, photographies et bien plus. Cette exposition, gratuite, est un incontournable pour quiconque de passage à Québec.


L’univers de Yousuf Karsh. L’essence d’un sujet — Yousuf Karsh
Jusqu’au 30 janvier 2022
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17h

L’exposition L’univers de Yousuf Karsh. L’essence d’un sujet, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal cet hiver, nous propose cent-onze tirages argentiques, gracieuseté de la collection personnelle d’Estrellita Karsh, épouse du défunt artiste. Reconnu mondialement pour ses portraits de figures marquantes du XXe siècle, le photographe canadien d’origine arménienne sait traduire, avec sensibilité et véracité, l’individualité des portraiturés. Il nous restitue brillamment l’intimité d’un moment, dans toutes les nuances qu’offrent les captations en noir et blanc. On en arrive véritablement à l’essence du sujet, qui s’offre toujours à nous simplement, ce dernier n’étant cadré, bien souvent, que par une lumière veloutée.


Une portion du présent : les normes et rituels sociaux comme sites d’intervention architecturale
Jusqu’au 1er mai 2022
Centre canadien d’architecture
1920, rue Baile
Montréal, Québec
Du mercredi au dimanche de 11h à 18h, et jusqu’à 21h le jeudi

L’exposition Une portion du présent : les normes et rituels sociaux comme sites d’intervention architecturale, présentée au Centre Canadien d’Architecture, permet de s’interroger sur le rôle de l’architecture dans l’articulation de nouvelles solutions permettant une meilleure négociation des valeurs liées au travail et au bien-être renouvelées par la société contemporaine. On affirme que si l’architecture est reconnue comme étant le miroir de la société, elle perd la cadence dans les années 1980, ne pouvant s’adapter aux rapides changements sociaux, économiques, artistiques, politiques et environnementaux qui caractérisent cette époque. L’évolution multidirectionnelle de notre société exclut l’idée d’une architecture universelle qui serait en symbiose, en réciprocité constante avec celle-ci. C’est au travers d’une multitude de projets et de recherches en architecture, d’objets de design, de photographies et de supports télévisés qu’Une portion du présent définit de manière critique l’apport unique de l’architecture aux multiples enjeux entourant la spatialité contemporaine.


Lignes de force — Rita Letendre
Jusqu’au 10 avril 2022
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h

Le Musée des Beaux-arts de Sherbrooke accueille l’exposition Lignes de force mis en forme par le Musée du Bas Saint-Laurent. L’exposition porte sur l’incontournable Rita Letendre, artiste abénakise-québécoise, décédée au mois de novembre dernier. L’exposition nous donne un accès privilégié à une trentaine de ses oeuvres, réalisées sur près de quatre décennies. La collection de toiles abstraites, comprenant entre autres une sélection de sa fameuse composition en flèche, côtoie une création exclusive pour l’exposition de la chorégraphe Soraïda Caron. Il s’agit d’une mise en valeur réussie de moments clé du parcours artistique de Rita Letendre, qui a profondément marqué  le milieu des arts québécois.


Les yeux dans l’eau
Jusqu’au 26 mars 2022
Galerie Foreman et Galerie Sporobole
2600, College St. et 74, rue Albert
Sherbrooke, Québec
Mardi au samedi de 12h à 17h;
Mardi au vendredi de 12h à 17h, samedi 13h au 17h

Les yeux dans l’eau se trouve à deux endroits : à la Galerie Foreman, où exposent les artistes Kelly Jaclynn Andres, Tania Love, Maude Deslauriers et Gaëlle Elma, ainsi qu’à la Galerie Sporobole pour les artistes Caroline Monnet et Ludovic Boney. Les deux galeries se trouvent sur le territoire traditionnel et non cédé des Abénakis, et sont entourées de trois rivières différentes (St-François, Magog et Massawippi). Les cours d’eau et leurs histoires sont la source d’inspiration des artistes autochtones et allochtones rassemblés pour cette exposition interdisciplinaire. L’eau est au cœur des œuvres, nourrissant autant les imaginaires qu’évoquant les implications concrètes de cette ressource dans les écosystèmes humains et naturels.


Paysages de l’Anthropocène — Oli Sorenson
Jusqu’au 15 janvier 2022
Espace F
520, av. Saint-Jérôme, bur. 102
Matane, Québec
Lundi au samedi de 13 h à 17 h

C’est sous la forme de dessins numériques qu’Oli Sorenson nous présente ses Paysages de l’Anthropocène aux Espaces F. Le public est accueilli dans l’espace de la galerie par une rangée de carrés colorés, dont certains illuminés. L’aspect géométrique et les couleurs vives font un clin d’œil au travail de l’artiste américain Peter Halley. Par une facture très simplifiée, l’artiste reprend les codes des pictogrammes afin de dépeindre différents objets et paysages très familiers à notre ère contemporaine. Usines, électricité, téléphones mobiles et pétrole; ceux-ci se rapportent aux éléments clés de la crise climatique actuelle. Il s’agit d’un travail critique qui se saisit rapidement par son titre.


Jardins intérieurs
Dès le 21 juillet 2021
Arsenal art contemporain Montréal
2020, rue William
Montréal, Québec
Métro Georges-Vanier
Mardi au mercredi de 10 h à 18 h 30
Jeudi au samedi de 10 h à 19 h 30
Dimanche de 10 h à 18 h 30

L’exposition de groupe Jardins intérieurs présente le travail de 23 artistes canadien·ne·s et internationaux·ales. Il s’agit des toutes nouvelles acquisitions de la collection Majudia. Cette grande exposition éclectique, occupant tout l’espace de la salle principale de l’Arsenal, touche aux thématiques du rêve et de l’imagination. Elle aborde la place de la fantaisie et de l’imaginaire dans le quotidien de la quarantaine et de la solitude. Le jardin reflète autant le littéral, par la présence de plantes, que le métaphorique, par sa connotation intime, secrète.


Ce qui arrive— François Mathieu
Du 20 novembre au 22 janvier 2022
Galerie d’art Antoine Sirois
2500, Boulevard de l’Université
Sherbrooke, Québec
Du mardi au samedi, 12 h à 16 h

Le titre de l’exposition évoque avec justesse la démarche artistique appliquée de l’artiste François Mathieu dans la réalisation de ses œuvres. Il se présente comme un « bricoleur » qui met « en cause le processus comme principale destination. » Avec ses médiums (bois brut, plâtre, etc.) et autres outils (pinces de serrage, etc.), nous imaginons avec aisance l’homme dans son atelier affairé à mettre en beauté des « erreurs » et autres détours de fabrication. Ce sont les matériaux-mêmes qui guident l’artiste selon leurs contraintes et possibilités, lui qui fort de ses trente années de création réalise des œuvres grandement évocatrices. La résidence de l’artiste à la faculté de génie de l’UdeS en décuple la complexité, où architecture, ingénierie et savoir-faire technique s’entrecroisent pour émerger dans le champ artistique. Ce qui arrive est la première partie d’une trilogie qui se poursuivra à la Galerie A (Québec) et Circa art actuel (Montréal) en 2022.


Post Traumatique Audrey Larouche
Du 31 août 2021 au 18 janvier 2022
Centre Bang
Espace partagé – Bibliothèque Hélène-Pedneault
2480, rue Saint-Dominique
Jonquière, Québec
Du mardi au vendredi de 10 h à 20 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

Résultant d’une collaboration entre le centre Bang et la ville de Saguenay, l’exposition monographique Post traumatique s’insère au sein de la Bibliothèque Hélène-Pedneault. Les installations créées par l’artiste multidisciplinaire présentent l’inadéquation possible entre le ressenti d’un individu et son milieu. Le naturel et le domestique se côtoient, composant une narration dont l’isolement prend des formes nouvelles. Des matières délicates et brutes traduisent l’inconfort ressenti face au vide. Le traumatisme et ses répercussions se solidifient à travers les sculptures de plâtres de l’artiste. Des thématiques liées à la rupture, au féminisme et aux enjeux environnementaux y sont lisibles.


Des points mouvants — Yann Pocreau
Du 28 octobre 2021 au 30 janvier 2022
Musée régional de Rimouski
35, Rue St Germain O 
Rimouski, Québec
Le mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 10 h à 17 h
Le jeudi de 10 h à 19 h

Yann Pocreau révèle son travail de recherche entamé à l’Observatoire Mont-Mégantic, en 2018, afin de poursuivre ses questionnements entourant les notions de patrimoine, de lieu et de temps. Empreinte d’empathie, la démarche de l’artiste lie des sujets allant des sciences pures à la phénoménologie, en passant par les arts visuels. Elle matérialise vraisemblablement une quête existentialiste, rendue visible dans cette exposition photographique, installative et sculpturale qui sait toucher par ses recherches allant de l’étude de la lumière jusqu’aux plus menus détails cosmologiques. L’immensité et la profondeur de l’univers, de la géologie au cosmos, se fondent afin de présenter les œuvres d’un artiste sensible ayant la volonté de ne faire qu’un avec son environnement.


« Combien de temps faut-il pour qu’une voix atteigne l’autre? »
Du 11 septembre 2021 au 13 février 2022
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17h

Élaborée autour d’œuvres phares de la collection permanente du Musée des beaux-arts de Montréal, l’exposition « Combien de temps faut-il pour qu’une voix atteigne l’autre? » propose à la vue ce qui relève à l’habitude de l’ouïe. La voix, au cœur de cette exposition, se matérialise de façon à revendiquer sa place comme manifestation sonore mais, surtout, à trouver son sens dans sa définition métaphorique liée à la culture. Ce discours se traduit dans les œuvres de Rebecca Belmore, Geneviève Cadieux, Hannah Claus, Stanley Février, Betty Goodwin, Shilpa Gupta, Rafael Lozano-Hemmer, Nadia Myre et Niap (Nancy Saunders) rassemblées aux côtés d’œuvres phares de la collection d’art moderne et ancien du Musée, dont celles de Charles Gagnon, Yves Gaucher, Rembrandt, Ribera et Rodin. Ici se construit donc un discours matériel critique autour de la multiplicité des voix qui découlent d’un environnement numérique surstimulant.


Futurs possibles — Adam Basanta
Du 21 novembre 2021 au 6 février 2022
Maison des arts de Laval
1395, boulevard de la Concorde Ouest
Laval, Québec
Du mardi au dimanche de 12 h à 17 h

Dès le 21 novembre, Adam Basanta présentera à la Maison des arts de Laval Futurs possibles, une nouvelle exposition développant sur les assemblages technologiques et biologiques. Les thèmes récurrents de la pratique de l’artiste — futur, fin du monde, écologie, obsolescence — se retrouveront certainement imbriqués dans un système complexe et absurde de sculptures, d’objets soigneusement sélectionnés et d’éléments sonores.


Ces tapis qui nous façonnent
Jusqu’au 20 février 2022
Centre canadien d’architecture
1920, rue Baile
Montréal, Québec
Du mercredi au dimanche de 11h à 18h, et jusqu’à 21h le jeudi

Une proposition du commissaire Dan Handel, Ces tapis qui nous façonnent est une exposition ayant comme objet la moquette en relation avec différentes formes d’architecture dans le secteur de l’hospitalité. Bien qu’elle soit omniprésente au sein de ces espaces construits, la moquette a tendance à s’effacer au profit des autres éléments du cadre bâti. Le commissaire s’intéresse aux effets physiques, psychologiques et comportementaux du tapis ainsi qu’aux choix stratégiques opérés par les architectes et les designers. Par l’entremise d’archives et de documents commerciaux, l’exposition porte une attention particulière aux mécanismes de consommation que peuvent susciter certains motifs, couleurs et agencements tapissés.


Ce que les lys odorants tentent de camoufler — Vicky Sabourin
Du 2 octobre 2021 au 15 mai 2022
Musée d’art de Joliette
145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil
Joliette, Québec
Du lundi au vendredi du 12 h à 17 h
Samedi et dimanche du 10 h à 17 h

Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre, l’exposition Ce que les lys odorants tentent de camoufler porte un regard intime et sensible sur la notion de réminiscence. L’artiste Vicky Sabourin ravive des souvenirs – ses souvenirs – tout en parlant des sujets beaucoup plus larges du deuil, de la mort, de l’effritement du temps, de l’incandescence de la mémoire et des paysages sensoriels qui deviennent les ultimes traces des passages d’êtres aimé·e·s dans nos vies. Sa démarche de prélèvement et de collection la suivant, elle déploie ses recherches sous la forme d’accumulations. Tous ces objets et odeurs dialoguant lui permettent de tisser du récit; les effluves deviennent l’ancrage de profonds souvenirs, que l’artiste met à l’honneur dans un coffret-à-sentir dont le public est invité à faire l’expérience à la maison, avec un livre l’accompagnant. Ce projet multidisciplinaire exploite finalement l’intimité partagée entre l’artiste et son public.


Franchissements — Exposition collective
Du 10 novembre 2021 au 29 janvier 2022
Galerie UQO
101, rue Saint-Jean-Bosco
Gatineau, Québec
Du mardi au vendredi de 11 h 30 à 17 h
Samedi de 13 h à 16 h

Commissariée par Véronique Leblanc, l’exposition Franchissements constitue un évènement d’ampleur pour souligner la réouverture de la Galerie de l’UQO après 20 mois de fermeture au public. Ces longs mois ont accueilli des activités de recherche – un laboratoire de réflexion collective – auxquelles Leblanc a pris part. L’exposition en émergeant convoque les pratiques des artistes Jacynthe Carrier, Marie-Andrée Gill, Estela López Solis, Kosisochukwu Nnebe et Sanaz Sohrabi. Leur maillage sonde l’écoute dans ce qu’elle a de sensible, d’intègre, d’ouvert : la commissaire souhaite en fait faire se rencontrer des pratiques qui arrivent à trouver l’affect, à le créer ou à le révéler. Transposant ainsi l’idée d’échange qui a bercé Chercher l’ouverture, le processus de réflexion mi en branle en 2020-2021 à la Galerie, Franchissements donne la voix à des pratiques qui exercent ce même déplacement du regard, ce même décentrement.


Parcours Photo Sherbrooke/ Vraies/ Semblables — Chantal Bonneville, Normand Métivier et Sébastien Pesot
Jusqu’à septembre 2022
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h

En collaboration avec le Comité Arts et culture Jacques-Cartier de même que la Ville de Sherbrooke, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présente le travail photographique de Chantal Bonneville, de Normand Métivier et de Sébastien Pesot sous la forme d’une exposition en plein air qui longe la promenade du Lac des Nations. Ces trois artistes sherbrookois avaient pour objectif commun l’altération d’images provenant du réel afin qu’une série de photographies corrompues et détournées en émergent – et transcendent. 


Les ouvrages et les heures — Monique Régimbald-Zeiber
Du 8 octobre 2021 au 30 janvier 2022
Musée du Bas-Saint-Laurent
300 rue Saint-Pierre
Rivière-du-Loup, Québec
Du mardi au dimanche de 13h à 17h

Trente-cinq ans façonnent la pratique artistique de Monique Régimbald-Zeiber. Tour à tour auteur, peintre, théoricienne et professeure, sa vocation artistique est indéniable : c’est ce que cette rétrospective dévoile. L’exposition Les ouvrages et les heures, produite et mise en circulation par le Musée de Joliette, met en parallèle ses contributions aux mondes de l’art et de la littérature – ou ne font-ils qu’un. Son approche résolument sensible accorde une place importante à l’histoire de l’art des femmes; son travail représente, donne à voir, matérialise ces récits, notamment par l’intégration de références – figuratives comme langagières – sur les réalités des femmes. Elle tisse ainsi une longue conversation, à travers ses œuvres, entre l’histoire de l’art, ses courants et ses angles morts.


Espaces médians : repères de dépossession — Exposition collective
Jusqu’au 13 février 2022
Centre canadien d’architecture
1920, rue Baile
Montréal, Québec
Du mercredi au dimanche de 11 h à 18 h
Jeudi de 11 h à 21 h

Jusqu’au 13 février 2022, le Centre canadien d’architecture présente dans ses vitrines l’exposition Espaces médians : repères de dépossession. Par la monstration de photographies et d’objets issus de la colonisation de l’Amérique du Nord, l’exposition met en lumière les récits coloniaux de l’exploitation de ce territoire, ainsi que les notions de propriété et d’infrastructure au sein des espaces ruraux et urbains. Cette lecture critique s’appuie sur les archives photographiques du CCA qui, éclairées et actualisées par les nouvelles perspectives des commissaires, mettent de l’avant le rôle important de l’architecture dans la dépossession des territoires autochtones.


Ô Merde!
Jusqu’au 26 mars 2023
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Tous les jours de 10 h à 17 h

Au cours de la prochaine année, le Musée de la civilisation nous offre la possibilité d’enfin démystifier l’un des tabous de la société : le caca. Bien qu’elles puissent répugner certain·e·s ou en faire rigoler d’autres, les merdes, les déjections, les fientes sont inévitables pour chaque personne, et ce, peu importe le statut social. Divisée en cinq zones, l’exposition aborde les enjeux insoupçonnés liés à cette matière organique afin de comprendre son importance tant du point de vue scientifique que social et culturel. L’histoire, l’anatomie et l’anthropologie sont tout autant de domaines que permet d’aborder cette exposition.


C’est notre histoire
Jusqu’au 1er janvier 2030
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h

Un nouveau regard sur l’art contemporain des populations autochtones est proposé à la l’exposition du Musée de la civilisation construite de pair avec La Boîte Rouge VIF. La concertation des 11 nations, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiwok, Eeyou, Hurons-Wendat, Innus, Inuit, Kanien’kehá:ka, Mi’gmaq, Naskapis, Waban-Aki et Wolastoqiyik, résidant au sein du territoire québécois, est au cœur de cette initiative. Le regroupement de plus de 450 objets invite le visiteur et la visiteuse à concevoir les cultures autochtones actuelles sous un nouveau regard. Une exposition sensible, critique et décoloniale ouvrant la voie à une conception du monde et de l’histoire de communautés longtemps marginalisées.


Couleurs Manifestes
Exposition permanente
Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h

L’exposition permanente Couleurs Manifestes complète le trio d’expositions actuellement présenté au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke, avec Ce que racontent les collections : les femmes et l’art au Québec et Temporalités depuis l’ailleurs — Jin-Me Yoon. La commissaire et conservatrice Sarah Boucher a choisi le thème polysémique riche en possibilités de la couleur comme ligne directrice du corpus éclectique d’une cinquantaine d’œuvres sélectionnées parmi la collection du musée. Avec presqu’autant d’œuvres que d’artistes, une large exploration des caractéristiques esthétiques, matérielles, évocatrices et sensibles du cercle chromatique se déploie au fil de la déambulation. Du portrait classique aux sculptures abstraites en passant par la photographie intimiste, l’exposition est assurée de plaire à un grand nombre de publics.


Leonard Cohen : Une brèche en toute chose
Jusqu’au 12 février 2024
Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)
Exposition en ligne

Cette exposition virtuelle de l’artiste multidisciplinaire Leonard Cohen est une nouvelle version de celle présentée physiquement au musée en 2017-2018. On y retrouve du contenu inédit et varié tel que des images, extraits audio et vidéo, citations et biographies d’artistes, ainsi que des chansons, entrevues, poèmes et autoportraits réalisés par Cohen. Tous sont classés selon quatre thématiques représentatives de sa démarche artistique : Pensée poétique, Spiritualité & humilité, Amour et Perte & désir. L’importance de l’écrit et de la parole dans l’œuvre de cet artiste canadien est particulièrement mise de l’avant, notamment à travers celle du public. Ce dernier est d’ailleurs invité à témoigner par le biais des réseaux sociaux et du mot-clic #cohenetmoi.


À la racine de l’arbre
Portrait sonore
En ligne

L’organisme Portrait Sonore sortira bientôt son tout nouvel audioguide À la racine de l’arbre. Alors que les promenades sonores de l’application nous apportent souvent vers une communion avec l’art et l’architecture, À la racine de l’arbre emprunte un tournant quelque peu différent. Cette fois-ci, la voix de Sophie Mankowski, accompagnée par la musique d’Antoine Bédard et Corinne René, nous invite à renouer avec les arbres du parc du Mont-Royal. Dans une approche plus poétique et environnementale, le documentaire sonore nous donne un prétexte pour respirer l’air frais du parc mythique, le temps d’une randonnée de 2h30. Il s’agit de la parfaite activité de confinement et une occasion en or de réfléchir à notre empreinte sur ces espaces verts qui nous tiennent tant à cœur présentement.


Art public Montréal
Œuvres d’art dans des lieux publics et accessibles, intérieurs ou extérieurs

Avec le retour du beau temps et après plus de deux mois de confinement, un désir de sortir prendre de l’air, de profiter des parcs et autres lieux publics montréalais se fait ressentir. La plateforme d’Art public Montréal propose une manière de recenser et de découvrir les œuvres d’art urbaines de la métropole. Le site suggère des parcours et des circuits qui permettent de découvrir une collection de 900 œuvres et installations qui enrichissent quotidiennement le décor de la ville. Le site web propose aussi une carte interactive permettant d’admirer les œuvres par quartier. Il est ainsi possible de planifier des promenades thématiques ou de découvrir des nouveaux endroits dans des quartiers méconnus. Pour ceux qui préfèrent ne pas s’aventurer à l’extérieur, les œuvres d’art peuvent être appréciées directement sur leur site.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Stéphanie Dufault-Bédard, Béatrice Larochelle, Alexandra Dumais, Cassandra Lavoie, Marie-Hélène Durocher, Annabelle Brazeau, Florence Simard, Marian Gates et Laurence Duchesne.

En bannière : Renaud Philippe, Errance sans retour, 2018, Musée national des beaux-arts du Québec. © Renaud Philippe.