Calendrier culturel

Juin 2018


Journal alternatif II ou les cahiers d’Ishtar — Renée Chevalier
Jusqu’au 3 juin 2018
Maison de la culture de Pointe-aux-Trembles, Salle Maurice-Domingue
14001, rue Notre-Dame Est, Montréal
Mardi, jeudi, vendredi et dimanche de 12 h à 17 h
Mercredi de 12 h à 20 h
Samedi de 10 h à 17 h

L’artiste Renée Chevalier, qui réside notamment dans le quartier de Pointe-aux-Trembles, présente l’exposition Journal alternatif II ou les cahiers d’Ishtar dans la maison de la culture du secteur. À travers un amalgame de photographies et d’estampes numériques, elle propose un univers onirique aux scènes énigmatiques, symboliques et fantomatiques dans lesquelles des représentations féminines s’immiscent ou se dissipent à la fois aux compositions.


Défilé de lanternes et projections en plein air : Les lanternes du 4001 Berri
4001 Berri et au parc Lafontaine

Samedi 9 juin 2018,
De 18 h à 22 h 30
Au parc Lafontaine et au 4001 Berri

Le 4001 Berri, qui regroupe OBORO et le Studio XX, prend part à une fête de quartier qui aura lieu au parc Lafontaine, ainsi qu’à leurs locaux de la rue Berri. C’est donc dans une ambiance festive, familiale et estivale que les projections vidéo de 9 artistes seront projetées. L’artiste d’origine iranienne Rojin Shafiei qui conclue justement une résidence au Studio XX fait partie de la sélection, aux côtés d’Aaron Pollard (2boys.tv), Allison Moore, Cheryl Pagurek, Danielle Raymond, Frances Adair McKenzie, Marie Samuel Levasseur, Olivia McGilchrist et Parissa Mohit.


Biennale d’art contemporain autochtone (BACA)
Du 4 mai au 16 juin 2018
Art Mûr
Galerie d’art Stewart Hall
La Guilde
Musée McCord
Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke

La BACA célèbre cette année ses quatre ans d’existence et se décline cette fois en 5 différents lieux (Art Mûr, Galerie d’art Stewart Hall, La Guilde, le Musée McCord et le Musée des beaux-arts de Sherbrooke). Co-commissairiée par Nikki Little (Cri) et Becca Taylor (Cri), la biennale Nichwamiskwém | Chiwamiskwém | Nimidet | Ma soeur | My sister rassemble le travail de quarante artistes autochtones. S’articulant autour des notions de partage, de dialogue et d’écoute, le duo de commissaires désire rendre hommage aux femmes de la résistance : « Nous saluons ces femmes incroyablement fortes qui, par delà le temps, partagent avec nous leurs repas, leur personnalité bienveillante et leur sagesse. » Plusieurs activités et performances sont également organisées en lien avec les expositions, n’hésitez pas à consulter le site web de la biennale pour la programmation complète.


Refus contraire – Oana Avasilichioaei, Scott Benesiinaabandan, Karina Champoux , Angie Cheng, Daria Colonna, Pascale Drevillon, Sophie Dubois, Toino Dumas, Ray Ellenwood, Ellen Furey, Émilie Graton, Mathieu Grenier, Leticia Hamaoui, Hanako Hoshimi-Caines, Benoit Jutras, Fanny Latreille, Kamissa Ma Koïta, Noémi McComber, Dana Michel, Chloé Ouellet-Payeur, Dominique Pétrin, Simon Portigal, Marie-Pier Proulx, Marie-Ève Quilicot, Dave St-Pierre, Patricia Smart, Andrew Tay, France Théoret, Stephen Thompson et Marilou Verschelden
Jusqu’au 16 juin 2018
Galerie de l’UQAM
Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Métro Berri-UQAM
Mardi au samedi de 12h à 18h

La Galerie de l’UQAM présente, du 16 mai au 16 juin, l’exposition collective Refus contraire, commissariée par Dorian Biot, Camille Richard et Véronique Hudon. S’appuyant sur les idées révolutionnaires et les contestations du célèbre Refus global d’il y a soixante-dix ans, Refus contraire souhaite réaffirmer la nécessité actuelle pour l’art de repenser l’espace social québécois. C’est ainsi qu’en utilisant un titre doté d’une double-négation telle que Refus contraire, on vise à renouer avec cette dimension positive de la radicalité pour souligner l’idée du refus comme force de résistance. Cette exposition collective montre l’engagement de ces artistes actuel.le.s envers une redéfinition des espaces multiples de représentation de la culture, de l’identité et du genre. Les œuvres proposées incarnent cette fougue et cette quête de liberté à travers laquelle le Refus global marqua l’imaginaire artistique québécois. Il s’agit toutefois ici d’utiliser cette énergie pour proposer des lieux d’échanges et d’actions et évoquer les contre-histoires du Québec, celles dont les grands écrits n’ont pas cru bons se souvenir.


Unseen seen – Wanda Koop
Jusqu’au 22 juin 2018
Galerie Division Montréal
2020, rue William
Métro Georges-Vanier et Lionel-Groulx
Mardi au vendredi de 10h à 18h
Samedi de 10h à 17h

Ayant maintenu un journal pendant la majorité de sa carrière répertoriant tout de l’eau, l’artiste Wanda Koop nous présente, jusqu’au 22 juin à la Galerie Division, son projet Unseen seen. Elle créa ce projet dans l’ombre de sa série In Absentia : les vues de la ligne d’horizon de Manhattan. C’est ainsi qu’on y retrouve toute l’introspection propre à In Absentia, mais en suggérant ici, plutôt que le va-et-vient de la population urbaine, des échanges plus subtils d’énergie à travers une série de couleurs ondoyantes évoquant les rythmes de la nature. On semble retrouver à travers ses mouvements, les ondulations de l’eau, élément si cher à l’artiste. Ces peintures nous font ainsi nous questionner par rapport à l’intention de l’artiste : souhaite-t-elle nous représenter les transformations de la peinture ou encore, celles de l’eau ?


Two A.M. – Loretta Fahrenholz
Jusqu’au 30 juin 2018
VOX – Centre de l’image contemporaine
401 – 2, rue Sainte-Catherine Est (4e étage)
Montréal, Québec
Métro Saint-Laurent
Mardi au vendredi de 12h à 18h
Samedi de 11h à 17h

En collaboration avec la Galerie Buchholz, VOX – Centre de l’image contemporaine présentera, jusqu’au 30 juin prochain, le travail de l’artiste et cinéaste allemande Loretta Fahrenholz. C’est par un amalgame de différents genres cinématographiques que l’artiste expose une œuvre construite par des caractéristiques narratives et formelles. Ainsi, Fahrenholz relate les fictions et les désirs prenant forme dans des communautés bien distinctes. Bien que les sujets choisis restent divergents, un fil conducteur se perpétue dans l’intégralité des sujets présentés. L’œuvre cinématographique Two A.M. est d’une durée de quarante minutes. Le centre en présente des projections en boucle durant toute la journée. Pour plus d’informations sur les heures de projections, veuillez consulter le site Internet de VOX.


Room(s) to move : elle – Sophie Jodoin
De 5 juin au 29 juillet 2018
Musée d’art contemporain des Laurentides
101 Place du Curé-Labelle, Saint-Jérôme
Métro Montmorency et Autobus 9 direction St-Jérôme
Mardi au dimanche de 12h00 à 17h00
Vernissage 3 juin de 14h à 17h

L’artiste multidisciplinaire Sophie Jodoin présente au Musée d’Art contemporain des Laurentides de St-Jérôme Room(s) to move : elle, un des volets de son projet bilan constitué de trois expositions. Le travail méticuleux, signature de l’artiste, traite des différentes réalités vécues par les femmes. Avec elle, Jodoin explore le volet clinique de la construction de la féminité. Les rapports de pouvoir inégaux ont fait du corps des femmes un espace ambigu qui a perdu son agentivité. Les deux autres volets, soit Room(s) to move : je et tu sont présentés à EXPRESSION ainsi qu’au MacLaren Art Centre.


L’idée du territoire: une exploration des collections
Jusqu’au 10 août 2018
Centre d’exposition de l’Université de Montréal,
salle 0056
2940, ch. de la Côte-Ste-Catherine
Métro Université de Montréal
Mardi et mercredi de 11h à 17h
Jeudi de 11h à 20h
Vendredi et samedi de 11h à 17h

L’exposition collective, qui regroupe une dizaine d’artistes ainsi que des objets d’archives, vise à célébrer les vingt ans du Centre d’exposition de l’Université de Montréal. Amalgamant art et sciences du territoire – tel la botanique – cette exposition tente de brosser un portrait représentatif du territoire québécois. Dominé géographiquement par les vastes étendues et le climat arctique, la commissaire Geneviève Chevalier ne souhaite pas en montrer une image romancée. Intéressée à montrer l’impact de la colonisation sur les populations autochtones (notamment les Inuits), L’idée du territoire puise dans les collections de l’institution et met de l’avant les productions d’artistes autochtones telles Kananginak Pootoogook et Rita Letendre tout en gardant une place pour des artistes québécois tels Françoise Sullivan et Yves Gaucher, notamment.


De main de maître II : De Parmesan à Matisse
Jusqu’au 12 août 2018
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel et Guy-Concordia
Mardi de 10h à 17h
Mercredi de 10h à 21h
Jeudi au dimanche de 10h à 17h
*Le mercredi soir, dès 17h, seules les grandes expositions sont accessibles, et ce, à tarif réduit.

Le Musée des beaux-arts de Montréal présentera, jusqu’au 12 août prochain, la seconde exposition de dessins de maîtres anciens à modernes appartenant à un collectionneur privé montréalais. De main de maître II : De Parmesan à Matisse dévoile le travail d’artistes non européens ainsi que des œuvres provenant d’Italie au XVIe siècle tout comme de France au XXe siècle. Cette exposition consiste à montrer les esquisses de grands artistes tels que Parmesan, Giorgio Vasari, Antoine Watteau, François Boucher, Edgar Degas, Henri Matisse, Pablo Picasso, et bien plus encore. Les sujets d’étude exposés restent variés, certes, mais ils permettent de constater les esquisses émises par ces maîtres derrière leur travail.


Roxham – Michel Huneault
Jusqu’au 12 août 2018
Centre Phi
407 rue Saint-Pierre
Métro Place-d’Armes et Square-Victoria-OACI
Lundi, mercredi et jeudi de 9h à 17h
Mardi et vendredi de 9h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Présentée en parallèle à l’exposition Particules d’existence, le Centre Phi de Montréal accueille une installation photographique du montréalais Michel Huneault. Combinant la photographie documentaire aux arts visuels contemporains, Huneault dévoile la réalité frappante du chemin Roxham, où des immigrants des États-Unis tentent de passer la frontière vers le Canada. De cette expérience, le photographe montréalais a, à l’appui, un récit photographique et sonore où l’anonymat des sujets captés est préservé. Ainsi, Michael Huneault présente Roxham, un projet imposant une réflexion chez le spectateur quant au dilemme présent autant chez les immigrants que pour les agents de la Gendarmerie royale du Canada.


Les Prophètes
Jusqu’au 26 août 2018
Musée d’art Contemporain de Montréal
185 Rue Sainte-Catherine Ouest
Métro Place des arts
Mardi, jeudi et vendredi de 11h à 18h
Mercredi de 11h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 18h

Le duo d’artistes québécois composé de Marilou Lemmens et Richard Ibghy revient au Musée d’art contemporain de Montréal avec leur installation Les Prophètes. Présentée pour la première fois à Montréal en 2014, l’installation avait su capter l’attention des visiteurs. Maintenant bonifié, le travail méticuleux et précis s’étend sur de longues tables blanches qui occupent l’espace central de la salle. Une centaine de graphiques ont été trouvés dans des revues d’économie puis modelés à l’aide de matériaux simples tels le bois, le carton, le fil et les acétates de couleur. Le titre fait ici référence à l’économie de marché qui est alors comparée à une religion ou un culte par le duo. Critique conceptuelle du néolibéralisme, Les Prophètes est présentée au sein d’une sélection d’œuvres qui font également partie des collections de l’institution et qui réfléchissent aussi sur les notions d’économie.


Points de départ, points qui lient – Bharti Kher
Jusqu’au 9 septembre 2018
DHC/ART
451 & 465, rue Saint Jean, Montréal
Métro Place-d’Armes
Mercredi au vendredi 12h à 19h
Samedi et dimanche 11h à 18h

DHC/ART accueillera l’artiste britannique Bharti Kher dans le cadre de l’exposition Points de départ, points qui lient où plusieurs de ses œuvres pourront être contemplées. Le travail de Bharti Kher est reconnu pour son mélange entre l’expressionnisme abstrait, l’art optique ainsi que l’abstraction géométrique. La présence de la figure féminine est un sujet important dans son œuvre, tout comme les notions du sacré et du rituel. On peut constater ces caractéristiques dans son travail par la voix de la peinture, mais également la sculpture.


D’Afrique aux Amériques : Picasso en face-à-face, d’hier à aujourd’hui
Jusqu’au 16 septembre 2018
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel
Mardi de 10h à 17h
Mercredi de 10h à 21h
Jeudi au dimanche de 10h à 17h
*Le mercredi soir, dès 17h, seules les grandes expositions sont accessibles, et ce, à tarif réduit.

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente, du 12 mai au 16 septembre, une étude anthropologique d’œuvres non-occidentales confrontées aux œuvres de l’artiste espagnol Pablo Picasso. Il s’agit ici de faire dialoguer ces deux pôles artistiques quant à leurs questionnements similaires (la nudité, la sexualité, les pulsions ou la perte) par l’entremise de procédés formels analogues (la défiguration ou encore la déstructuration des corps). En juxtaposant ses corpus d’œuvres, le MBAM souhaite également approfondir les enjeux et problématiques qui relèvent de l’appropriation et de la réappropriation esthétique entre l’art moderne, les arts anciens non-occidentaux et l’art contemporain. En effet, en y intégrant aussi des œuvres contemporaines africaines et féministes, l’exposition tend à une approche interculturelle dans la relecture de ses œuvres.


Reines d’Égypte
Jusqu’au 4 novembre 2018
Pointe-à-Callière
350, place Royale, Vieux-Montréal
Métro Place-d’Armes
Mardi au vendredi de 10h à 17h
Samedi et dimanche de 11h 17h

Le musée Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, présentera, jusqu’au 4 novembre prochain, l’exposition Reines d’Égypte. Réalisé en collaboration avec le Museo Egizio de Turin en Italie, ce projet vise à transporter le spectateur, à l’époque du Nouvel Empire, au cœur de l’Égypte ancienne. Expérience multisensorielle, Reines d’Égypte dévoile le destin d’épouses, de mères et de filles de pharaons où plus de 350 objets prestigieux pourront être appréciés. Le harem et la vallée des Reines sont deux branches centrales de cette exposition alors que le musée transporte les visiteurs à plus de 3 500 ans dans le passé.


Shalom Montréal : Histoires et contributions de la communauté juive
Jusqu’au 11 novembre 2018
Musée McCord
690, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Métro McGill
Lundi et mardi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Jeudi et vendredi de 10h à 18h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Le Musée McCord présentera, jusqu’au 11 novembre prochain, Shalom Montréal : Histoires et contributions de la communauté juive. Comme son titre l’indique, cette exposition souligne la présence de la communauté juive au XXe siècle, ayant fortement contribué au développement de la ville de Montréal. Par la voie de témoignages sous forme de vidéos et de photographies, cette exposition rend hommage à la contribution de cette communauté qui est tout autant perceptible à notre époque.


Les brèves du mois de février ont été préparées par : Charlie Carroll-Beauchamp, Maude Darsigny-Trépanier, Daphné Jeannotte et Jean-Michel Quirion.

En en-tête : Loretta Fahrenholz, Two A.M., image fixe, 2016, vidéo, 40 min. Avec l’aimable permission de l’artiste.

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