Calendrier culturel

JANVIER 2019


L’archiviste – Celia Perrin Sidarous
Jusqu’au 12 janvier 2020
Musée McCord
690, Rue Sherbrooke Ouest
Métro McGill
Mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

L’artiste montréalaise Celia Perrin Sidarous présente l’exposition L’archiviste au Musée McCord dans le cadre de Momenta, Biennale de l’image. Ayant pour thème La vie des choses, la Biennale met de l’avant des propositions questionnant les rapports que nous entretenons avec les choses, faisant alors dialoguer leur portée symbolique et la manière dont nous les faisons nôtres. Dans ce cadre, le travail de Celia Perrin Sidarous s’inscrit dans un désir de décharger les objets de leurs fonctions, voire de transfigurer leurs interrelations. Présentées sous forme de photographies, les mises en scène qu’elle propose lèvent le voile sur divers assemblages d’objets et d’images éparses, questionnant alors leur rapport entre eux. Qui plus est, c’est en s’appropriant des archives de la collection du Musée McCord qu’elle soude sa réflexion autour de l’historiographie, de ses méthodologies et de ses modes de présentation.


ÉCHOUÉ N’EST PAS COULÉ – Bruno Goosse
À partir du 16 janvier 2020
Occurrence, espace d’art et d’essai contemporains
5455 De Gaspé • espace 108
Métro Laurier
Mardi au samedi de 12h à 17 h

Bruno Goosse livre, au sein d’Occurrence, une exposition-enquête qui retrace les différents moments de vie d’un édifice situé à Sainte-Marguerite-de-Lac-Masson : le domaine d’Estérel. S’il a été d’abord rêvé, par la suite construit, et finalement devenu une opportunité lucrative pour la communauté de la ville; il a au fil du temps suscité un certain désintérêt qui a conduit à son abandon. Plusieurs ont tenté de redorer le bâtiment, et de lui donner aussi une certaine valeur. Goosse, par l’entremise de l’histoire, cherche à sonder les différents mécanismes sociétaux qui permettent à une communauté d’accorder ou non une valeur aux choses. Ce qui enrichit sa démarche d’un caractère à la fois politique et poétique.


Cartographier des univers – Shuvinai Ashoona
Jusqu’au 18 janvier 2020
Galerie Leonard & Bina Ellen
1400, Boulevard Maisonneuve Ouest
Métro Guy-Concordia
Mardi au samedi de 12h à 17h

La Galerie Leonard & Bina Ellen présente dès le 31 octobre l’exposition Cartographier des univers qui rassemble des œuvres sur papier réalisées au cours des deux dernières décennies par l’artiste Shuvinai Ashoona. À travers ces dessins s’inspirant de films d’horreur, de bandes dessinées et de la télévision, elle crée des univers entre le terrestre et l’extraterrestre. Entre réalité et imaginaire, l’artiste, inspirée du passé et du présent, crée des visions prophétiques.


Cadavre exquis
Jusqu’au 19 janvier 2020
Centre Phi
407 rue Saint-Pierre
Métro Square-VIctoria
Mardi au jeudi de 10h à 17h
Vendredi et samedi de 10h à 19h
Dimanche de 10h à 17h

Le Centre Phi s’inspire des surréalistes et de l’exercice créatif du cadavre exquis qu’ils ont inventés pour penser sa nouvelle exposition. Loin des œuvres papier des surréalistes, Cadavre exquis présente des œuvres de réalité virtuelle qui permettent de repousser les limites de l’imagination. L’exposition rassemble des artistes internationaux d’envergure majeure : Marina Abramović, Laurie Anderson, Hsin-Chien Huang, Olafur Eliasson, Paul McCarthy, Anthony Cormley, Priyaamvada Natarajan et Koo Jeong A. Les œuvres actuelles, réalisées entre 2017 et 2019, permettent de découvrir des artistes contemporains travaillant un nouveau médium en plein essor.


Emmanuelle Léonard. Le déploiement
Jusqu’au 25 janvier 2020
Galerie de l’UQÀM
1400, rue Berri
Métro Berri-UQÀM
Mardi au samedi de 12h à 18h

La Galerie de l’UQÀM présente Emmanuelle Léonard. Le déploiement du 1er novembre au 25 janvier 2020, commissariée par Louise Déry. Cette exposition donne à voir des œuvres inédites réalisées par l’artiste en 2018 dans le cadre d’une résidence dans le Haut-Arctique au sein du Programme d’arts des Forces canadiennes. Au cours de sa résidence de recherche, Léonard a assisté aux manœuvres des patrouilles d’affirmation de la souveraineté canadienne. Témoin des activités des soldats, l’artiste dresse un portrait des divers enjeux auxquels ceux-ci sont confrontés lors de leurs interventions dans le Grand Nord canadien. L’exposition présente en parallèle des œuvres réalisées en Colombie, mettant toujours l’accent sur le travail des soldats, mais en mettant en lumière les dynamiques entre le Nord et le Sud.


The Empty S(h)elf – Angela Grauerholz
Jusqu’au au 25 janvier 2020
Artexte
2, rue Sainte-Catherine Est, salle 301
Métro Saint-Laurent ou Place-des-Arts
Mercredi à vendredi de 12h à 19h
Samedi de 12h à 17h

L’exposition The Empty S(h)elf d’Angela Grauerholz propose une réflexion sur le livre en tant qu’objet de connaissance et de culture. Les textes, le travail photographique de même que la typographie qui les constituent deviennent les matériaux de base de l’artiste. Ils lui permettent d’aborder la forme du livre pour mieux questionner son sens et sa portée. Par ce moyen, l’artiste arrive à montrer comment cet objet rend possible des constructions imaginaires, artistiques et aussi, peut-être, des constructions de soi. Le titre de l’exposition fait notamment entrevoir le livre dans une perspective historique – qu’a-t-il été dans le passé et que sera-t-il dans l’avenir? – et porte à réfléchir à la textualité et la matérialité de la littérature en tant qu’espace de création, d’expression et d’évolution.


Compositions – Pale Shadows – Monique Moumblow
Jusqu’au 7 mars 2020
Vox | Centre de l’image contemporaine
2, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro St-Laurent ou Place-des-Arts
Mardi au vendredi de 12h à 18h
Samedi et dimanche de 11h à 17h

Récapitulative de la production des dernières années de l’artiste Monique Moumblow, l’exposition qui prend place chez Vox montre comment sa pratique est influente dans l’histoire de l’art québécois et canadien. Elle joint l’imaginaire et réalité par le biais d’œuvres souvent vidéographiques ou performatives. C’est le propos central de son travail, dans lequel elle donne une importance capitale à la parole et au discours dans ces mondes alternatifs. Elle y parvient par voie expérimentale, en combinant des jeux de silence, de vides – spatio-temporels – et d’absences. Elle sonde ainsi les récits en demandant d’y prêter une attention profonde, ce qui met en lumière la fragilité, mais aussi la possibilité d’une alternance entre la fiction et la réalité.


What the Frog’s Eye Tells the Frog’s Brain – Mathieu Cardin
Du 11 janvier au 7 mars 2020
Circa art actuel
2, rue Ste-Catherine Est
Métro Saint-Laurent
Mardi au vendredi de 12h à 18h
Samedi de 11h à 17h

L’artiste Mathieu Cardin présente chez Vox une nouvelle mouture de son travail qui approche l’espace muséal comme un lieu de diffusion de connaissances. Un objectif que l’on connaît aux musées d’histoire naturelle particulièrement. En employant les dispositifs de ces musées et en les dévoilant à travers son installation spécialement conçue pour Vox, il se sert d’outils scénographiques pour mener une réflexion sur la distanciation, souvent problématique, entre les choses et leurs représentations. Ainsi, au moyen de recadrages et de mises en scène, il cherche à sonder ces interprétations en déplaçant le regard du visiteur non pas sur les choses présentées, mais sur la façon dont elles sont présentées.


What Has Been Seen – Eva & Franco Mattes
Phil Collins
Jusqu’au 15 mars 2020
Fondation Phi
451, rue Saint-Jean
Métro Square-Victoria
Mercredi au vendredi de 12h à 19h
Samedi et dimanche de 11h à 18h

La Fondation Phi présente conjointement dans ses espaces une exposition de l’artiste Phil Collins puis une du duo Eva & Franco Mattes. D’abord l’exposition solo de Phil Collins démontre le rôle que joue la musique au sein de sa pratique. À travers plusieurs œuvres vidéos, l’artiste explore le pouvoir émancipateur et transcendantal de la musique au sein de divers lieux géographiques et classes sociales. Ensuite, Eva & Franco Mattes présentent What Has Been Seen. Les artistes usent d’humour et d’irrévérence pour aborder le monde de l’internet et le clivage entre les générations ayant connu le monde sans l’internet et celles nées à l’ère du numérique. Avec des œuvres vidéos et sculpturales, ils invitent le public à réfléchir sur leurs propres habitudes de consommations de l’internet.


Migrations – Mat Chivers
Jusqu’au 20 mars 2020
Arsenal art contemporain
2020, Rue William, Montréal
Métro Georges-Vanier ou Lionel-Groulx
Mercredi au vendredi de 10h à 18h
Samedi de 10h à 17h

L’artiste britannique Mat Chivers présente tout l’automne le travail issu de sa plus récente résidence à Arsenal art contemporain, réalisée au printemps dernier. Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre et Jean-François Bélisle, l’exposition Migrations appelle à une réflexion sur le passage d’une technologie à l’autre, passage qui façonne notre rapport au monde et qui a de tout temps modifié l’expérience que l’humain s’en fait. Dans l’espace, il porte d’abord la matière au premier plan dans une installation déployée au sol, où il met en scène ce premier contact intuitif de l’individu avec ce qui l’entoure. Cet ancrage lui permet d’interroger le lieu où l’être humain se dirige : par l’entremise de son corpus d’œuvres, c’est tout le clivage entre un matériau de base – la terre, le minerai, la glaise – et l’intelligence artificielle qu’il donne à voir. Cette technologie a-t-elle le potentiel de transfigurer la vie humaine et notre rapport aux choses?


Volte-face – Photographies de Cindy Sherman, Laurie Simmons et Rachel Harrison, de la collection de Carol et David Appel
Jusqu’au au 29 mars 2020
Musée des Beaux-Arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Métro Guy-Concordia
Mardi, jeudi au dimanche de 10h à 17h
Mercredi de 10h à 21h

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente cet hiver une exposition proposant un regard croisé sur les œuvres majeures de trois artistes bien connues : Cindy Sherman, Laurie Simmons et Rachel Harrison. Ayant toutes trois des démarches distinctes, passant de la mise en scène photographique à la construction d’objets sculpturaux, leurs réflexions convergent vers la représentation de la femme et à la construction de son identité dans les hauts-lieux de la culture de masse. Les prélèvements qu’elles font des médias et des symboles culturels populaires, servent de matière première afin de poser un regard sur la mise en forme d’une identité féminine type, pour ensuite chercher à la déconstruire.

Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon et Camille Richard.

En en-tête :
Bruno Goosse, 6-polak-chez-courtens, 2019.