Calendrier culturel

DÉCEMBRE 2019


Garden Archive – Leyla Majeli
À revers (parler à tant qu’écrire) des leurres – Jean-Julien Ney
Jusqu’au 7 décembre 2019
Circa art actuel
372, rue Sainte-Catherine, Suite 444
Métro Place-des-Arts
Mercredi, vendredi et samedi de 12h à 17h30
Jeudi de 12h à 18h30

Circa présente dans la Galerie I Garden Archive, une exposition de Leyla Majeri. Ayant comme prémisse de concevoir la galerie comme jardin, Majeri s’intéresse aux insectes et à la vie bactérienne. Par l’observation du biome et des rencontres qui s’y produit, elle développe une réflexion sur les notions d’intrusion, d’invasion, d’interférence et d’intimité. De suite, dans la Galerie II, Jean-Julien Ney présente À revers (parler à tant qu’écrire) des leurres. Son exposition installative, principalement composée d’œuvres photographiques et de sculptures, s’inspire des sciences optiques. Les œuvres sont perçues par l’artiste comme des dispositifs mis sur place pour réduire la sur-stimulation des sens du spectateur. Ainsi, ce dernier est invité à vivre une expérience sensorielle qui propose, au contraire de plusieurs œuvres médiatiques actuelles, un ralentissement.


Two Ways to Disappear Without Losing the Physical Form – Javier González Pesce
Jusqu’au 8 décembre 2019
Fonderie Darling
745, rue Ottawa
Métro Bonaventure ou Square Victoria-OACI
Mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 12h à 19h
Jeudi de 12h à 22h

Dans le cadre du 10e anniversaire de la Résidence des Amériques, la Fonderie Darling présente le travail de l’artiste chilien et ancien résidents; Javier González Pesce. Deux de ses œuvres mènent ensemble une réflexion sur l’opposition entre stabilité et instabilité, en mettant en scène des objets disparates cohabitant avec des structures ou des motifs tantôt imposants, tantôt dynamiques. Non sans faire écho au contexte social du Chili, ces œuvres installatives et vidéographiques donnent à voir des objets trouvés ou abandonnés qui, au lieu de disparaître et de tomber dans l’oubli, existent de nouveau par les manipulations de l’artiste. Ces œuvres rappellent ainsi le contraste entre l’effacement (la mort) et l’existence (la survie).


Les nouveaux états d’être / New States of Being
Jusqu’au au 14 décembre 2019
Centre d’exposition de l’Université de Montréal
2940 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine
Pavillon de la Faculté de l’aménagement, salle 0056
Métro Université de Montréal
Mardi au samedi de 11h à 17h
Jeudi jusqu’à 20h

Le Centre d’exposition de l’Université de Montréal présente du 27 septembre au 14 décembre Les nouveaux états d’être / New States of Being. Commissariée par Aseman Sabet, l’exposition propose une rencontre interdisciplinaire entre cinq artistes et cinq bioéthiciens. Chacun des duos aborde un enjeu éthique et affectif spécifique à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Il s’agit du premier volet d’une série de trois expositions en cours de développement qui auront lieu par la suite à Boston (États-Unis) puis en Suisse.


Migrations – Mat Chivers
Jusqu’au 20 décembre 2019
Arsenal art contemporain
2020, Rue William, Montréal
Métro Georges-Vanier ou Lionel-Groulx
Mercredi au vendredi de 10h à 18h
Samedi de 10h à 17h

L’artiste britannique Mat Chivers présente tout l’automne le travail issu de sa plus récente résidence à Arsenal art contemporain, réalisée au printemps dernier. Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre et Jean-François Bélisle, l’exposition Migrations appelle à une réflexion sur le passage d’une technologie à l’autre, passage qui façonne notre rapport au monde et qui a de tout temps modifié l’expérience que l’humain s’en fait. Dans l’espace, il porte d’abord la matière au premier plan dans une installation déployée au sol, où il met en scène ce premier contact intuitif de l’individu avec ce qui l’entoure. Cet ancrage lui permet d’interroger le lieu où l’être humain se dirige : par l’entremise de son corpus d’œuvres, c’est tout le clivage entre un matériau de base – la terre, le minerai, la glaise – et l’intelligence artificielle qu’il donne à voir. Cette technologie a-t-elle le potentiel de transfigurer la vie humaine et notre rapport aux choses?


Mariette et ses contemporaines – Baillargeon, Bélanger, Lescault, L’Heureux.
Jusqu’au 21 décembre 2019
3926, rue Saint-Denis
Métro Sherbrooke
Mercredi de 11h à 18h
Jeudi et vendredi de 11h à 19h
Samedi de 12h à 17h

L’exposition Mariette et ses contemporaines se veut une célébration de la carrière de près de 60 ans de l’artiste peintre-lissier Mariette Rousseau-Vermette. Dès le début de sa carrière, elle se positionnera comme pionnière dans l’art d’avant-garde québécois, en redéfinissant l’espace des métiers d’art dans l’art. Sa commémoration cherche à réactualiser sa marque dans le paysage artistique québécois, par le biais de productions actuelles qui sont dans son sillage. La Galerie Bernard présente donc les œuvres de quatre artistes d’aujourd’hui, Carole Baillargeon, Marie-Fauve Bélanger, Charlie Lescault et Stéphanie L’Heureux, qui poursuivent une réflexion commune, dans leurs pratiques respectives, sur le métissage possible entre les techniques traditionnelles et les médiums exploratoires de l’art actuel.


Janet Werner
Jusqu’au 5 janvier 2020
Musée d’art contemporain de Montréal
185, Rue Ste-Catherine Ouest
Métro Place-des-Arts
Mardi de 11h à 18h
Mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 18h

L’artiste canadienne Janet Warner expose cet automne au Musée d’art contemporain de Montréal. Depuis les années 1990, cette dernière réalise des peintures inspirées de photographies de mode qu’elle modifie afin d’inventer des personnages composites. Cependant, pour l’exposition commissariée par François LeTourneux, le MACM présente une sélection de peintures réalisées au cours des dix dernières années. Elles sont rassemblées de manière à représenter le contexte de création des peintures de Janet Warner, soit l’atelier, où cohabitent œuvres et sources photographiques. L’exposition agit ainsi à titre de mise en abyme d’autres œuvres de l’artiste.


Les paysages entre nos corps – Véronique Malo
Jusqu’au 5 janvier 2019
Musée d’art de Joliette
145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil, Joliette
Mardi au vendredi de 12h à 17h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre, l’exposition de l’artiste Véronique Malo centre son attention sur les espaces et les vides qu’entretiennent les corps dans le quotidien. Elle invite les gens à lui envoyer des photos exploitant les interactions entre individus. Ceci constitue son matériau de base, à partir duquel elle a voulu rendre visible les absences et les creux. En résulte une série de paysages poétiques où les fragments de chacune des photographies initiales, recomposées en de nouvelles images, cohabitent et cherchent à matérialiser ce qui passe sous silence par des jeux de superpositions, de lumières et d’ombres et de transparence.


L’attraction du paysage – Patrick Coutu
Jusqu’au 5 janvier 2020
Musée d’art de Joliette
145, Rue du Père-Wilfrid-Corbeil, Joliette
Mardi au vendredi de 12h à 17h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Dans le cadre de son exposition commissariée par Charlotte Lalou Rousseau au Musée d’art de Joliette, l’artiste multidisciplinaire Patrick Coutu présente son travail le plus récent. Celui qui fait ressurgir la science dans l’art par l’entremise de recherches artistiques qui prennent ancrage dans les données scientifiques convie cette fois le spectateur à questionner son attraction au paysage. Il prend comme point de départ des modèles et algorithmes mathématiques, qu’il traduit ensuite dans le monde réel par sa pratique sculpturale. Il en vient ainsi à dessiner dans l’espace de nouveaux paysages abstraits mais réfléchis, donnant à ses œuvres un caractère aussi aléatoire et anarchique que minutieusement complexe, faisant par son geste apparaître le naturel dans le lieu d’art.


L’archiviste – Celia Perrin Sidarous
Jusqu’au 12 janvier 2020
Musée McCord
690, Rue Sherbrooke Ouest
Métro McGill
Mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

L’artiste montréalaise Celia Perrin Sidarous présente l’exposition L’archiviste au Musée McCord dans le cadre de Momenta, Biennale de l’image. Ayant pour thème La vie des choses, la Biennale met de l’avant des propositions questionnant les rapports que nous entretenons avec les choses, faisant alors dialoguer leur portée symbolique et la manière dont nous les faisons nôtres. Dans ce cadre, le travail de Celia Perrin Sidarous s’inscrit dans un désir de décharger les objets de leurs fonctions, voire de transfigurer leurs interrelations. Présentées sous forme de photographies, les mises en scène qu’elle propose lèvent le voile sur divers assemblages d’objets et d’images éparses, questionnant alors leur rapport entre eux. Qui plus est, c’est en s’appropriant des archives de la collection du Musée McCord qu’elle soude sa réflexion autour de l’historiographie, de ses méthodologies et de ses modes de présentation.


Cartographier des univers – Shuvinai Ashoona
Jusqu’au 18 janvier 2020
Galerie Leonard & Bina Ellen
1400, Boulevard Maisonneuve Ouest
Métro Guy-Concordia
Mardi au samedi de 12h à 17h

La Galerie Leonard & Bina Ellen présente dès le 31 octobre l’exposition Cartographier des univers qui rassemble des œuvres sur papier réalisées au cours des deux dernières décennies par l’artiste Shuvinai Ashoona. À travers ces dessins s’inspirant de films d’horreur, de bandes dessinées et de la télévision, elle crée des univers entre le terrestre et l’extraterrestre. Entre réalité et imaginaire, l’artiste, inspirée du passé et du présent, crée des visions prophétiques.


Cadavre exquis
Jusqu’au 19 janvier 2020
Centre Phi
407 rue Saint-Pierre
Métro Square-VIctoria
Mardi au jeudi de 10h à 17h
Vendredi et samedi de 10h à 19h
Dimanche de 10h à 17h

Le Centre Phi s’inspire des surréalistes et de l’exercice créatif du cadavre exquis qu’ils ont inventés pour penser sa nouvelle exposition. Loin des œuvres papier des surréalistes, Cadavre exquis présente des œuvres de réalité virtuelle qui permettent de repousser les limites de l’imagination. L’exposition rassemble des artistes internationaux d’envergure majeure : Marina Abramović, Laurie Anderson, Hsin-Chien Huang, Olafur Eliasson, Paul McCarthy, Anthony Cormley, Priyaamvada Natarajan et Koo Jeong A. Les œuvres actuelles, réalisées entre 2017 et 2019, permettent de découvrir des artistes contemporains travaillant un nouveau médium en plein essor.


Emmanuelle Léonard. Le déploiement
Jusqu’au 25 janvier 2020
Galerie de l’UQÀM
1400, rue Berri
Métro Berri-UQÀM
Mardi au samedi de 12h à 18h

La Galerie de l’UQÀM présente Emmanuelle Léonard. Le déploiement du 1er novembre au 25 janvier 2020, commissariée par Louise Déry. Cette exposition donne à voir des œuvres inédites réalisées par l’artiste en 2018 dans le cadre d’une résidence dans le Haut-Arctique au sein du Programme d’arts des Forces canadiennes. Au cours de sa résidence de recherche, Léonard a assisté aux manœuvres des patrouilles d’affirmation de la souveraineté canadienne. Témoin des activités des soldats, l’artiste dresse un portrait des divers enjeux auxquels ceux-ci sont confrontés lors de leurs interventions dans le Grand Nord canadien. L’exposition présente en parallèle des œuvres réalisées en Colombie, mettant toujours l’accent sur le travail des soldats, mais en mettant en lumière les dynamiques entre le Nord et le Sud.


The Empty S(h)elf – Angela Grauerholz
Jusqu’au au 25 janvier 2020
Artexte
2, rue Sainte-Catherine Est, salle 301
Métro Saint-Laurent ou Place-des-Arts
Mercredi à vendredi de 12h à 19h
Samedi de 12h à 17h

L’exposition The Empty S(h)elf d’Angela Grauerholz propose une réflexion sur le livre en tant qu’objet de connaissance et de culture. Les textes, le travail photographique de même que la typographie qui les constituent deviennent les matériaux de base de l’artiste. Ils lui permettent d’aborder la forme du livre pour mieux questionner son sens et sa portée. Par ce moyen, l’artiste arrive à montrer comment cet objet rend possible des constructions imaginaires, artistiques et aussi, peut-être, des constructions de soi. Le titre de l’exposition fait notamment entrevoir le livre dans une perspective historique – qu’a-t-il été dans le passé et que sera-t-il dans l’avenir? – et porte à réfléchir à la textualité et la matérialité de la littérature en tant qu’espace de création, d’expression et d’évolution.


Compositions – Pale Shadows – Monique Moumblow
Jusqu’au 7 mars 2020
Vox | Centre de l’image contemporaine
2, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro St-Laurent ou Place-des-Arts
Mardi au vendredi de 12h à 18h
Samedi et dimanche de 11h à 17h

Récapitulative de la production des dernières années de l’artiste Monique Moumblow, l’exposition qui prend place chez Vox montre comment sa pratique est influente dans l’histoire de l’art québécois et canadien. Elle joint l’imaginaire et réalité par le biais d’œuvres souvent vidéographiques ou performatives. C’est le propos central de son travail, dans lequel elle donne une importance capitale à la parole et au discours dans ces mondes alternatifs. Elle y parvient par voie expérimentale, en combinant des jeux de silence, de vides – spatio-temporels – et d’absences. Elle sonde ainsi les récits en demandant d’y prêter une attention profonde, ce qui met en lumière la fragilité, mais aussi la possibilité d’une alternance entre la fiction et la réalité.


What Has Been Seen – Eva & Franco Mattes
Phil Collins
Jusqu’au 15 mars 2020
Fondation Phi
451, rue Saint-Jean
Métro Square-Victoria
Mercredi au vendredi de 12h à 19h
Samedi et dimanche de 11h à 18h

La Fondation Phi présente conjointement dans ses espaces une exposition de l’artiste Phil Collins puis une du duo Eva & Franco Mattes. D’abord l’exposition solo de Phil Collins démontre le rôle que joue la musique au sein de sa pratique. À travers plusieurs œuvres vidéos, l’artiste explore le pouvoir émancipateur et transcendantal de la musique au sein de divers lieux géographiques et classes sociales. Ensuite, Eva & Franco Mattes présentent What Has Been Seen. Les artistes usent d’humour et d’irrévérence pour aborder le monde de l’internet et le clivage entre les générations ayant connu le monde sans l’internet et celles nées à l’ère du numérique. Avec des œuvres vidéos et sculpturales, ils invitent le public à réfléchir sur leurs propres habitudes de consommations de l’internet.

Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon et Camille Richard.

En en-tête :
Marie-Fauve Bélanger, Rorschach 05, 2019, plexiglass, O.S.B., acajou, tilleuil, 30 x 21 x 17 cm (x2).