Calendrier culturel

Avril 2017

 


À la frontière du mystère – Holly King
Jusqu’au 29 avril
Art Mûr
5826 Rue St-Hubert, Montréal
Métro Rosemont
Mardi – mercredi : 10 h à 18 h, jeudi – vendredi : 12 h à 20 h, samedi : 12 h à 17 h

L’artiste Holly King aborde le paysage de manière construite. L’artiste travaille la photographie à partir de maquettes d’environ un mètre carré qui évoquent le dispositif du musée d’ethnographie ou encore la construction de décors pour le théâtre donnant lieu à la création de paysages imaginaires aux couleurs vives et saturées. L’artiste accentue l’aspect dramatique de ces compositions avec une maitrise des procédés photographiques d’ombres et de lumière. Les œuvres énigmatiques de l’artiste sont exposées jusqu’au 29 avril à la galerie Art Mûr.


THIS AND THAT : le mélange tropical ou la théorie du contour presque transparent — Mathieu Cardin
Jusqu’au 29 avril
Circa art actuel
372, Rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 444, Montréal
Métro Place-des-arts
Mardi — samedi : 12 h à 17 h 30, jeudi : 12 h à 20 h

Mathieu Cardin, le maître du détournement et de la combine, présente à Circa son plus récent projet : un écosystème tropical factice à la fois construit et déconstruit, entre dévoilement et dissimulation. Le tridimensionnel y côtoie le bidimensionnel dans une embuscade de détournements complexes. Résultant de diverses techniques propres à l’artiste, les compositions de matières hétéroclites fondent un laboratoire expographié au caractère narratif.


« No pasara » – Leila Alaoui
Jusqu’au 30 avril
Musée des beaux‐arts de Montréal
1380, Rue Sherbrooke Ouest
Métro Guy-Concordia, Métro Peel
Mardi : 10 h à 17 h, mercredi : 10 h à 21 h et jeudi – dimanche : 10 h à 17 h

Sous forme d’hommage à la photographe franco-marocaine Leila Alaoui, qui compte parmi les trente victimes de l’attentat d’Ouagadougou du 15 janvier 76, le Musée des beaux-arts présente cette série de 24 clichés commandés par l’Union européenne en 2008, et dont le titre évoque un slogan antifasciste répandu pendant la guerre civile espagnole. Ces photographies, empreintes d’humanisme, documentent les efforts de jeunes Marocains souhaitant rejoindre les cieux plus cléments de l’Europe, alors que leurs espoirs se heurtent aux frontières physiques et politiques.


Mundos – Teresa Margolles
Jusqu’au 14 mai
Musée d’art contemporain de Montréal
185, rue Sainte-Catherine Ouest
Métro Place-des-Arts
Mardi : 11 h à 18 h, mercredi : 11 h à 21 h, jeudi – vendredi : 11 h à 18 h et samedi – dimanche : 10 h à 18 h

Cette première exposition monographique en sol canadien pour l’artiste mexicaine Teresa Margolles propose un survol d’une pratique aussi riche que radicale. Si sa proposition en tant que représentante du Mexique lors de la 53e Biennale de Venise en 2009 avait fait réagir par son aura morbide, le Musée d’art contemporain présente des sculptures, photographies, interventions performatives et vidéos où la violence de son pays natal est mise en scène via une esthétique minimaliste et une approche conceptuelle.


and – in. the light of this.______ – Dineo Seshee Bopape
Jusqu’au 21 mai
Fonderie Darling
745, Rue Ottawa, Montréal
Mercredi — dimanche : 12 h à 19 h, jeudi : 12 h à 22 h

Suite logique à deux œuvres précédemment présentées à Art in General à New York et à la Biennale de São Paulo, Dinaeo Seshee Bopape offre and – in. the light of this.______ à la Fonderie Darling, commissariée par Dominique Fontaine. Résultant d’une enquête en cours qui consiste à explorer le concept de souveraineté territorial et de soi, ainsi que la métaphysique du néant à travers différentes idées et formes d’endiguement et de déplacement, l’installation in situ perpétue ses intérêts thématiques pour le sujet de l’anthropocène. L’énigmatique projet à la fois monumental et intime confine à des questions de genre, de maternité, de mémoire, de présence, d’histoire et de politique du lieu.


Printemps autochtone d’art 3 – Exposition collective
26 avril – 3 juin
Maison de la culture Frontenac
2550 Rue Ontario E, Montréal
Métro Frontenac
Lundi : Fermé, Mardi – Jeudi : 13h00–19h00, Vendredi – Dimanche : 13h00–17h00

Yves Sioui Durand, fondateur de la compagnie de théâtre Ondinnok, propose pour une troisième année un Printemps autochtone d’art et cherche à s’inscrire dans un discours politique sur la présence autochtone en milieu urbain, particulièrement à Montréal, le territoire non-cédé Kanien’kehá:ka. Les deux commissaires des éditions précédentes étaient le sociologue et critique d’art wendat Guy Sioui Durand et l’artiste algonquine Nadia Myre. La commissaire de cette année est l’artiste et professeure mohawk Hanna Clauss. L’évènement artistique se déroule simultanément avec les grandes festivités montréalaises du 375e et du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, ce qui permettra un regard critique sur l’histoire coloniale.


Phyllis Lambert : 75 ans au travail – Phyllis Lambert
Jusqu’au 4 juin
Centre Canadien d’Architecture
1920, rue Baile
Métro Atwater, Métro Georges-Vanier
Mercredi : 11 h à 18 h, jeudi : 11 h à 21 h, vendredi : 11 h à 18 h, samedi-dimanche : 11 h à 17 h.

Quoi de mieux pour souligner le 90e anniversaire de naissance de Phyllis Lambert que de lui consacrer une rétrospective dans le hall de l’institution qu’elle a fondée en 1979? Commissariée par Lambert elle-même, Phyllis Lambert : 75 ans au travail retrace le parcours de cette figure incontournable de l’architecture dans ses diverses sphères d’activité. En ce sens, les documents tirés des collections du CCA et des archives personnelles de Lambert attestent autant de ses créations les plus marquantes que de ses efforts de préservation du patrimoine montréalais.


Souvenirs du Jasmine Café — Karen Tam
Jusqu’au 17 juin
Sightings – Galerie Leonard & Bina Ellen
Rez-de-chaussée du Pavillon Hall
1455, boul. De Maisonneuve Ouest, Montréal

Dans Souvenirs du Jasmine Café, Karen Tam revisite son intérêt éminent pour les restaurants chinois. Elle y propose une installation d’objets et de divers documents provenant de sa collection personnelle d’objets-souvenirs datant approximativement de 1920 à 2000, combinés à des souvenirs plus récents qu’elle a créés. Pour l’artiste, les restaurants chinois nord-américains sont des endroits fructueux à la réflexion quant aux enjeux relatifs à la race, à la politique de l’exposition ou à la représentation. Par son geste de reconceptualisation, Tam tente de rétablir un discours sur ces endroits hybrides. Un lot d’objets hétéroclites trouvés qui constitue les traces de vies passées se retrouve ainsi exposé dans le cube de verre de Sightings, à la façon d’une vitrine de magasin.


L’art de jouer
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel
Mardi, jeudi – dimanche : 10 h à 17 h et mercredi : 10 h à 21 h

Qu’il soit fabriqué de manière industrielle, artisanale ou artistique, le jouet peut être très traditionnel ou très innovant. Présentée dans le Lab Design du Musée des beaux-arts de Montréal, l’exposition met en vedette plusieurs entreprises québécoises en la matière ainsi que de jeunes créateurs québécois qui préconisent les jouets fabriqués à la main. Cette entrée du jouet au musée est intéressante : peut-il être à la fois jouet et œuvre d’art?


Scènes circulaires – Réalisation par Yannick Guéguen
En tout temps
Tohu
2345, rue Jarry Est
Métro Iberville

C’est avec une application Iphone qu’on peut vivre l’expérience sonore interactive « Scènes circulaires », qui part de la Tohu et mène le spectateur dans une visite augmentée de l’ancienne carrière Miron. Le parcours fut créé comme activité du Printemps numérique et peut être combiné à un autre parcours sonore interactif partant du chalet Mont-Royal, Forêt en écho, aussi réalisé par Yannick Guéguen.


Les brèves du mois d’avril ont été préparées par : Jean-Michel Quirion, Geneviève Marcil et Maude Darsigny-Trépanier

En en-tête: Vue d’exposition à la Fonderie Darling, and – in. the light of this.______, Dineo Seshee Bopape, Crédit photographique: Jean-Michel Quirion