Calendrier culturel

Septembre 2021


Décoloniser le sacré. WASKAMATISIWIN — Eruoma Awashish
Du 10 juin au 11 septembre 2021
Centre Bang
132, rue Racine Est
Chicoutimi, Québec
Du mardi au samedi de 10 h à 18 h

À la croisée des territoires physiques et des territoires spirituels, l’exposition de l’artiste Atikamekw Nehirowisiw Eruoma Awashish propose des œuvres symboliques colorées aux motifs inspirés par la circularité du vivant, puisée à même la tradition culturelle atikamekw, où l’environnement tangible s’accorde harmonieusement à l’environnement psychique et rituel de l’âme. Évoquant l’aspect sacré de ces espaces cosmogoniques, les œuvres parlent de cette survivance de la mémoire, de la culture et de la tradition, qui est cruciale dans la réappropriation d’une spiritualité métamorphosée, décolonisée et vécue de plein gré par sa transmission de génération en génération. L’artiste ouvre ainsi la porte à un lieu dialogique serein où peuvent cohabiter métissage, voire dualité, et en même temps équilibre et guérison.


10e édition de la Rencontre photographique du Kamouraska
Du 12 juin au 26 septembre 2021
Centre d’art de Kamouraska (et expositions satellites aux Jardins de Métis et au Musée du Bas-Saint-Laurent)
111, avenue Morel
Kamouraska, Québec
Tous les jours de 10 h à 18 h
Jeudis de 10 h à 21 h

La 10e édition de la Rencontre photographique du Kamouraska bat son plein tout l’été au cœur du Bas-Saint-Laurent alors qu’elle se déploie dans plusieurs lieux : en salles et à l’extérieur. Six expositions au Centre d’art de Kamouraska réfléchissent à l’unisson au thème du recommencement, dont le contexte a été placé par la commissaire de l’évènement, Ève Cadieux. Ensemble, les six artistes pensent le fleuve autrement, la thématique de l’évènement s’y référant indirectement en prenant pour ancrage toutes ces vagues et ressacs qui rythment les marées comme analogies des fluctuations de nos vies. Une septième exposition, celle de Caroline Hayeur, se dévoile au quai de Kamouraska de même qu’à travers une projection nocturne extérieure, et quatre autres expositions satellites sont à visiter au Musée du Bas-Saint-Laurent à Rivière-du-Loup et aux Jardins de Métis, mettant à l’honneur les œuvres des artistes Geneviève Thibault, Caroline Bolieu, Joan Sullivan et Nadine Boulianne. L’évènement nous pousse en somme à revisiter nos attentes quant au fleuve, nous menant à le repenser et l’avoisiner autrement.


Vers des cycles mouvants — Kuh Del Rosario, Julie Roch-Cuerrier et Ingrid Tremblay
Du 5 juin au 12 septembre 2021
Expression, centre d’exposition de Saint-Hyacinthe et Jardin Daniel A. Séguin
495, avenue Saint-Simon
Saint-Hyacinthe, Québec
Jeudi de 10 h à 17 h
Vendredi de 10 h à 19 h
Samedi et dimanche de 13 h à 17 h

Commissariée par Joséphine Rivard et Ariel Rondeau, l’exposition Vers des cycles mouvants se déploie dans un double espace : celui intérieur du centre Expression et celui extérieur du Jardin Daniel A. Séguin. Offrant ainsi deux vitrines complètement différentes aux projets, les matières exhibées – la tête d’affiche de cette exposition – prennent la pleine mesure de l’environnement dans lequel elles baignent. Les démarches des trois artistes présentes s’entrecroisent, puisqu’elles se penchent toutes trois sur les rapports que l’on entretient avec la matière et sur la présence active de celle-ci dans nos vies, conférant ainsi une agentivité à ce qui peuple le quotidien et qui peut parfois glisser sous le regard. À travers une revalorisation de celle-ci, elles nous invitent à écouter les récits qu’elle porte en elle et à réfléchir l’équilibre entre le vivant et le non-vivant pour mieux nous resituer par rapport à eux.


Agrégats – Carolyne Scenna
Du 2 septembre au 31 octobre 2021
L’Écart, art actuel
167, avenue Murdoch
Rouyn-Noranda QC
Du mercredi au vendredi de 13 h à 17 h
Samedi et dimanche de 11 h à 17 h

Artiste multidisciplinaire de Montréal mettant à l’avant-plan de sa démarche tout ce qui touche à la matière, plastique et tangible autant que conceptuelle et abstraite, Carolyne Scenna propose dans son exposition des jeux perceptifs entre divers fragments récoltés, cueillis et fréquentés. La narration devient l’objet privilégié de ses recherches : les accumulations hétérogènes qu’elle met en scène parviennent à proposer un mouvement et une discontinuité dans leur manière de raconter. En effet, l’image lisse d’une histoire homogène et peaufinée narrée par les objets laisse place à un récit déstructuré, expérimental et déstabilisé qui met à l’épreuve les matériaux en leur imposant une précarité qui fait bourdonner leur harmonie habituelle.


Anti Sculpture Angst Therapy – Lieven Meyer
Du 16 juin au 26 septembre 2021
AXENÉO7
80, rue Hanson
Gatineau, Québec
Du mercredi au dimanche de 11 h à 18 h

L’une des déclinaisons du programme Autorésidences initié par le centre d’artistes AXENÉO7, Anti Sculpture Angst Therapy, engage la sculpture dans une réflexion sur la période actuelle traversée à l’échelle planétaire, qui a bouleversé maints codes sociaux et a par ailleurs appelé à repenser le monde en fonction d’un relèvement, d’une réparation, d’une mélioration. Prélevant des références croisées dans l’histoire et dans l’histoire de l’art, l’artiste met en lien son œuvre sculpturale avec l’origine du masque qui, dans l’histoire baroque britannique, s’infiltrait dans des interludes divertissants de spectacles nommés « ante-masques ». Il exploite aussi l’idée d’« Angst », entre autres affichée dans son titre, qui réfère directement à l’angoisse et au trauma généralisés suivant l’instauration du Troisième Reich en Allemagne. En somme, la sculpture magistrale offerte par Meyer montre une décontextualisation de ses référents directs, qui engage finalement une réflexion plus large sur les états de crise en dévoilant les divers stades qui ponctuent leur internalisation par la population, comme leur enfouissement, leur détournement ou leur réappropriation.


Biennale internationale du lin de Portneuf
Du 19 juin au 3 octobre 2021
Vieux Presbytère de Deschambault, Moulin de la Chevrotière et Presbytère Saints-Charles de Grondines
Portneuf, Québec
Heures d’ouverture selon les lieux de diffusion

Mettant à l’honneur le travail de plusieurs artistes dont la démarche se rapporte à l’usage du lin, la Biennale internationale du lin de Portneuf se déploie en plusieurs lieux dans le secteur de Deschambault-Grondines. Les expositions Revirements et Le fleuve en partage proposent des pratiques qui cherchent à montrer la matière sous de nouveaux jours, l’abordant tantôt par sa délicatesse et sa fragilité, tantôt par son caractère plus brut et rudimentaire – et, toujours, par sa magnificence. Ainsi se chevauchent les projets d’artistes établi·e·s comme de la relève, alors que Le fleuve en partage offre une tribune à des étudiant·e·s de niveau collégial et universitaire. L’évènement mise sur la monstration d’approches plurielles qui sondent le textile dans ses plus intimes recoins, et dans ses plus infimes détails.


« Combien de temps faut-il pour qu’une voix atteigne l’autre? »
Du 11 septembre 2021 au 13 février 2022
Musée des beaux-arts de Montréal
1380 rue Sherbrooke Ouest,
Montréal, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17h

Élaborée autour d’œuvres phares de la collection permanente du Musée des beaux-arts de Montréal, l’exposition « Combien de temps faut-il pour qu’une voix atteigne l’autre? » propose à la vue ce qui relève à l’habitude de l’ouïe. La voix, au cœur de cette exposition, se matérialise de façon à revendiquer sa place comme manifestation sonore mais, surtout, à trouver son sens dans sa définition métaphorique liée à la culture. Ce discours se traduit dans les œuvres de Rebecca Belmore, Geneviève Cadieux, Hannah Claus, Stanley Février, Betty Goodwin, Shilpa Gupta, Rafael Lozano-Hemmer, Nadia Myre et Niap (Nancy Saunders) rassemblées aux côtés d’œuvres phares de la collection d’art moderne et ancien du Musée, dont celles de Charles Gagnon, Yves Gaucher, Rembrandt, Ribera et Rodin. Ici se construit donc un discours matériel critique autour de la multiplicité des voix qui découlent d’un environnement numérique surstimulant.


Momenta Biennale – Quand la nature ressent
Du 8 septembre au 24 octobre 2021
Centre Clark, Diagonale, Fondation PHI pour l’art contemporain, Fonderie Darling, Galerie B-312, Galerie de l’UQÀM, Galerie Leonard & Bina Ellen, Grande bibliothèque / BAnQ, MBAM, Musée McCord, Occurrence, OPTICA, VOX, centre de l’image contemporaine
Montréal, Québec
Heures d’ouverture selon les lieux de diffusion

Commissariée par Stefanie Hessler en collaboration avec Camille Georgeson-Usher, Maude Johnson et Himali Singh Soin, Momenta Biennale accueille pour sa 17e édition 51 artistes dont les projets sont présentés en 14 différents lieux. Sous la thématique de Quand la nature ressent / Sensing nature, les expositions déployées parlent de la relation tissée entre l’humain·e et la nature. Tantôt abordée par l’être qui ressent le foisonnement de la nature par ses divers sens, la thématique cherche également à ouvrir l’œil sur la nature elle-même, qui ressent aussi. Ces dialogues et aller-retours entre nature humaine et nature sauvage renversent ainsi le regard habituel posé sur ce qui nous entoure, en lui offrant la possibilité de revendiquer son agentivité.


L’explorateur de reliques : D’où nous venons, toi et moi, nous savons que nous ne sommes pas ici pour toujours – Larry Achiampong
Du 9 septembre au 9 janvier 2022
Fondation PHI
451 et 465, rue Saint-Jean
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h

La Fondation PHI accueille le premier projet présenté en sol américain par l’artiste Larry Achiampong. Faisant se croiser des œuvres multidisciplinaires qui oscillent entre le travail de l’image, du son et de la sculpture, le projet tend vers l’archive en ce qu’elle se fait symbole d’une mémoire collective. C’est par ce prisme qu’Achiampong arrive à réfléchir des concepts tels que le colonialisme, l’africanisme et leurs dérivés, rendant tangibles, par la matière-archive, des discours qui par tous les moyens résistent. L’archive sert aussi de témoignage : témoignage du passé, mais également témoignage du futur, puisqu’elle  permet à l’artiste d’interroger autant ce qui a été que ce qui restera. Trois installations invitent finalement le·la visiteur·teuse à questionner les temporalités et l’histoire, lui permettant de réfléchir à ce qu’il·elle souhaite léguer à l’avenir.


Plafond suspendu – Pascale LeBlanc Lavigne 
Du 11 septembre au 30 octobre 2021
Plein sud art actuel
150, rue De Gentilly Est, local D-0626
Longueuil, QC
Du mardi au vendredi de 11 h à 16 h
Mercredi de 18 h à 21 h
Samedi de 12 h à 17 h

Artiste évoluant à Québec, Pascale LeBlanc Lavigne nourrit une démarche essentiellement sculpturale et installative, misant la plupart du temps sur le caractère cinétique et interactif de ses projets. À Plein sud, elle propose une installation conçue pour le lieu – in situ – qui met en valeur un matière référant directement au lieu dans lequel elle prend place : la tuile acoustique, qui compose les plafonds de la galerie. Matériau assez commun, c’est sa résistance qui est testée par les mouvements que produisent les diverses sculptures produites par LeBlanc Lavigne, qui sont motorisées et reproduisent ainsi un bougement répétitif. Leur cinétisme, finalement, confère à la matière une dimension poétique au fil de son effritement et de sa transformation qui rendent visibles sa précarité et sa fragilité. Le matériau se décompose au gré de sa participation au mécanisme mis en branle par l’artiste.


Rencontres – Chloé Desjardins
Du 19 juin au 6 septembre 2021
Musée d’art de Joliette
145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil
Joliette, Québec
Du lundi au vendredi de 12 h à 17 h
Jeudi de 12 h à 19 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

Appelée à investir la collection du Musée d’art de Joliette, Chloé Desjardins présente, dans l’exposition Rencontres commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre, ses travaux récents issus d’une collaboration avec des membres de l’équipe. C’est à partir de la description qu’ils·elles ont fait d’une sélection d’œuvres de la collection institutionnelle que l’artiste crée des objets sculptés, moulés, assemblés; des œuvres façonnées par la traduction, l’interprétation et par les ambitions de la matière.


Objets pour surprendre le temps et consoler les fantômes – Claudie Gagnon 
Du 26 septembre au 21 novembre 2021
Centre culturel Raymond-Lasnier
1425 Pl. de l’Hôtel de Ville
Trois-Rivières, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17 h

Claudie Gagnon offre, à Trois-Rivières, une exposition pensée en deux versants, chaque fois mettant de l’avant d’imposants objets, structures et sculptures qui habitent l’espace. Approchant son installation selon l’idée du « cabinet de curiosités », elle fait se superposer à la fois objets du quotidien et œuvres travaillées qui lui permettent de parler largement des cycles de la vie, faisant référence tantôt à la mémoire naturelle et tangible des choses qui vivent et meurent, tantôt aux histoires que racontent les objets dénués d’ancrage dans le réel qui arrivent à se raconter eux-mêmes. Ces items fréquentent les grands domaines de la science, de l’histoire et de la botanique par leur apparence, jouant ainsi avec leurs codes et donnant aux spectateur·trice·s la possibilité de se construire leur propre récit autour de ces accrochages étrangers et fascinants.


Temporalités depuis l’ailleurs – Jin-Me Yoon
Du 30 septembre au 9 janvier 2022
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 16 h 30

Le Musée d’art de Joliette s’invite au Musée des beaux-arts de Sherbrooke par son exposition itinérante de l’artiste d’origine coréenne Jin-me Yoon. La rétrospective traduit, par sa matérialité et son déplacement, la réalité de l’artiste vivant en Colombie-Britannique. Son expérience de la migration et sa relation complexe avec le passé colonialiste canadien marquent ainsi sa démarche artistique. L’humain, au centre de ses questionnements initiaux, se trouve ici lié à un territoire de plus en plus imposant. Une narration anachronique dont les étapes de la vie allant du nourrisson à l’adulte côtoient l’éphémérité du souffle menant au décès. C’est avec fluidité que l’artiste s’approprie, finalement, la banalité de l’existence.


Les Tourneurs – Les 500 estampes de la collection
Du 30 juin au 26 septembre 2021
Musée d’art de Rouyn-Noranda
201, avenue Dallaire
Rouyn-Noranda, Québec
Tous les jours de 11 h à 17 h
Mercredi et jeudi de 11 h à 19 h

Le Musée d’art de Rouyn-Noranda offre une incursion dans sa collection afin de mettre en lumière les quelque 500 estampes qui y sont hébergées. Retirées de la réserve, les pièces sont déposées sans cadre sur de grandes tables, selon une longue tradition. Pour l’événement, ce sont les guides du musée qui enfileront les gants blancs afin de manipuler (tourner) les œuvres et en faire montre au public.


La grande liquidation, tout doit disparaître!  Mathieu Gotti
Du 20 juin au 21 septembre 2021
Centre national d’exposition de Jonquière
4160, rue du Vieux-Pont
Jonquière, Québec
Du mardi au dimanche de 9 h à 17 h

Mathieu Gotti vise à ouvrir une discussion sur la cause environnementale à travers ses sculptures d’animaux taillées dans le bois, en leur attribuant divers éléments provenant de l’industrialisation. Ainsi, se côtoieront les codes du monde du travail et ceux du règne animal. L’exposition permettra de questionner la cohabitation entre humain et nature tout en soulignant la vitesse des changements climatiques qui bouleversent l’écosystème. Inspiré des annonces publicitaires, le titre de l’exposition prend alors un tout autre sens : La grande liquidation, tout doit disparaître…


Sur les sentiers de Robert W. Reford Pierre Fauteux
De juin à octobre 2021
Jardins de Métis
200, route 132
Grand-Métis, Québec
Tous les jours de 8 h 30 à 18 h

Sur les sentiers de Robert W. Reford de Pierre Fauteux est une des six expositions temporaires présentées cet été aux Jardins de Métis. Elle rend hommage au mari de la fondatrice des jardins, important collectionneur et photographe canadien. Pierre Fauteux parcourt les sentiers des jardins pour les photographier en noir et blanc avec ses vieux appareils photo argentiques. Les images grand format extrêmement détaillées et texturées qu’il tire, certaines sous forme de panoramas, capturent l’attention et deviennent des fenêtres vers les paysages qui fleurissent activement à l’extérieur des murs de l’exposition.


Lignes de force – Rita Letendre
Du 8 juillet au 26 septembre 2021
Musée du Bas-Saint-Laurent
300 rue Saint-Pierre
Rivière-du-Loup, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 18 h

L’exposition monographique de Rita Letendre rassemble les étapes de production phares d’une figure incontournable de l’art abstrait canadien. Ainsi peut-on voir s’enchaîner sur trois décennies les périodes de sa pratique artistique, allant d’un moment lyrique faisant voir la présence évidente d’un travail à la spatule, à un moment plus épuré aux lignes empreintes de l’influence automatiste de l’époque. Parmi les œuvres présentées se trouvent des compositions à l’image de flèches, élément symbolique de sa pratique des années 70. La lumière, au cœur du travail de l’artiste, se présente sous toutes ses couleurs, se voyant ainsi fracturée sur la toile de façon à laisser entrevoir l’infini. Une exposition expressive que les passionné·e·s d’art contemporain québécois sauront apprécier.


L’INFINI
Du 21 juillet au 7 novembre 2021
Arsenal art contemporain Montréal
2020, rue William
Montréal, Québec
Métro Georges-Vanier
Du mardi au jeudi de 10 h à 19 h

Le Studio PHI a récemment annoncé sa prochaine exposition majeure d’expérience immersive : une visite de la Station spatiale internationale, inspirée par les missions de la NASA. Ce parcours exceptionnel regroupera de la réalité virtuelle, augmentée, de l’art immersif ainsi que des projections. Cette exposition de grande envergure sera présentée dans les salles de l’Arsenal art contemporain Montréal. L’espace réservé à l’exposition, totalisant 12 500 pi2, est divisé en sept zones proposant chacune des points d’intérêts divers. La durée totale de l’expérience est d’une heure, montrant du contenu filmé parmi 200 heures d’enregistrement. PHI décrit cette nouvelle attraction comme « un parcours immersif et poétique ».


Espaces médians : repères de dépossession — Exposition collective
Jusqu’au 13 février 2022
Centre Canadien d’Architecture
1920, rue Baile
Montréal, Québec
Du mercredi au dimanche de 11 h à 18 h
Jeudi de 11 h à 21 h

Jusqu’au 13 février 2022, le Centre Canadien d’Architecture présente dans ses vitrines l’exposition Espaces médians : repères de dépossession. Par la monstration de photographies et d’objets issus de la colonisation de l’Amérique du Nord, l’exposition met en lumière les récits coloniaux de l’exploitation de ce territoire, ainsi que les notions de propriété et d’infrastructure au sein des espaces ruraux et urbains. Cette lecture critique s’appuie sur les archives photographiques du CCA qui, éclairées et actualisées par les nouvelles perspectives des commissaires, mettent de l’avant le rôle important de l’architecture dans la dépossession des territoires autochtones.


Ô Merde!
Jusqu’au 26 mars 2023
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Tous les jours de 10 h à 17 h

Au cours de la prochaine année, le Musée de la civilisation nous offre la possibilité d’enfin démystifier l’un des tabous de la société : le caca. Bien qu’elles puissent répugner certain·e·s ou en faire rigoler d’autres, les merdes, les déjections, les fientes sont inévitables pour chaque personne, et ce, peu importe le statut social. Divisée en cinq zones, l’exposition aborde les enjeux insoupçonnés liés à cette matière organique afin de comprendre son importance tant du point de vue scientifique que social et culturel. L’histoire, l’anatomie et l’anthropologie sont tout autant de domaines que permet d’aborder cette exposition.


Les choses qui nous entourent : 51N4E et Rural Urban Framework
Jusqu’au 19 septembre 2021
Centre canadien d’architecture
1920, rue Baile
Montréal, Québec
Mercredi au dimanche de 11 h à 18 h
Jeudi de 11 h à 21 h

Commissariée par Francesco Garutti et organisée dans le cadre d’une série visant à offrir à des architectes contemporain·e·s un espace pour introduire des réflexions autour d’enjeux actuels de la discipline, l’exposition Les choses qui nous entourent présente les travaux des groupes Rural Urban Framework et 51N4E. Œuvrant respectivement dans des villages ruraux de Chine et en bordure d’Oulan-Bator ainsi qu’à Bruxelles, ces firmes d’architecture tissent des relations avec différents acteur·trice·s afin d’imaginer des conceptions collaboratives tout en pensant la pratique architecturale dans le cadre de l’urbanisation à grande échelle. Ne cherchant pas à se centrer autour de la finitude des projets, Les choses qui nous entourent tisse plutôt des réflexions autour des processus, des outils, des idées.


Les tableaux réunis — Martin Désilets
Jusqu’au 6 septembre 2021
Musée d’art de Joliette
145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil
Joliette, Québec
Du mardi au vendredi de 12 h à 17 h
Du samedi au dimanche de 10 h à 17 h

Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre, l’exposition de Martin Désilets propose une recontextualisation de l’accrochage thématique de la collection permanente du Musée d’art de Joliette, Les îles réunies. Sa démarche, s’établissant dans la volonté de réaliser un monochrome photographique, offre une nouvelle forme d’appréciation des œuvres du Musée d’art de Joliette au visiteur et à la visiteuse. Ainsi, des enjeux de consommation, de temporalité et d’exposition sont mis sous la lentille de l’artiste. Un parallèle initiant une narration novatrice entre une collection muséale et une démarche contemporaine.


Dé-constructions — José Luis Torres
Jusqu’au 5 septembre 2021
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 16 h 30

Rassemblant trois œuvres de l’artiste José Luis Torres, l’exposition permet d’aborder l’habitation et le territoire. Ces œuvres se déploient tant à l’intérieur du Musée des beaux-arts de Sherbrooke qu’à l’extérieur de ses murs. Ainsi, sous forme de parcours déambulatoire, l’œuvre Dé-constructions invite le public à circuler sur l’installation aux allures de chantier de construction. Puis, dans le stationnement même du musée, l’œuvre Vice-caché se présente telle une cabane rustique et isolée. Enfin, située au parc éphémère du Square Queen à Lennoxville, l’œuvre La clairière permet aux gens de prendre une pause, de venir interagir avec l’œuvre et de lever les yeux au ciel.


Fantômes — Richard Purdy
Du 17 juin au 9 octobre 2021
Centre d’exposition de Mont-Laurier
300, boulevard Albiny-Paquette
Mont-Laurier, Québec
Du mercredi au samedi de 12 h à 17 h
Samedi de 12 h à 16 h

Porté sur la religion organisée, thème qui se faufile souvent dans les craques de la narration du présent, l’œil de l’artiste Richard Purdy pense à travers un dispositif installatif imposant une histoire déboulonnée, ouverte et redécouverte. Sa démarche, tournée vers les rites de passage qui modèlent les civilisations et l’histoire du monde, cherche à positionner le.la spectateur.trice au cœur de sa culture par le biais d’une nouvelle lorgnette : celle de l’ouverture vis-à-vis l’Autre. Quatre portails représentant les quatre religions majoritairement pratiquées à travers le monde cohabitent dans l’espace et poussent ainsi le public à repenser son rapport à la communauté, à la spiritualité et à l’existence. Il permet aux visiteur.euse.s de s’interroger sur la charge de l’histoire et de la revisiter en faisant écho au caractère patrimonial de la bâtisse même qui accueille l’installation, soit l’abbaye des Moniales bénédictines qui abrite désormais le Centre d’exposition de Mont-Laurier.


C’est notre histoire
Jusqu’au 1er janvier 2030
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h

Un nouveau regard sur l’art contemporain des populations autochtones est proposé à la l’exposition du Musée de la civilisation construite de pair avec La Boîte Rouge VIF. La concertation des 11 nations, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiwok, Eeyou, Hurons-Wendat, Innus, Inuit, Kanien’kehá:ka, Mi’gmaq, Naskapis, Waban-Aki et Wolastoqiyik, résidant au sein du territoire québécois, est au cœur de cette initiative. Le regroupement de plus de 450 objets invite le visiteur et la visiteuse à concevoir les cultures autochtones actuelles sous un nouveau regard. Une exposition sensible, critique et décoloniale ouvrant la voie à une conception du monde et de l’histoire de communautés longtemps marginalisées.


Récits naturels — Exposition collective
Du 3 juin au 3 octobre 2021
Musée d’art contemporain des Laurentides
101, place du Curé-Labelle
Saint-Jérôme, Québec
Mercredi de 13 h à 17 h
Du jeudi au samedi de 11 h à 17 h
Dimanche de 12 h à 16 h

Commisariée par Aseman Sabet, l’exposition Récits naturels rassemble les productions des artistes Maryse Goudreau, Caroline Monnet, Celia Perrin Sidarous, Joseph Tisiga, Sally Tisiga et le duo Sarah Wendt + Pascal Dufaux. Intéressée par l’histoire naturelle et par ce qu’elle impose comme représentations, l’exposition met en dialogue plusieurs pratiques qui exploitent la nature et ses itérations dans nos cosmogonies – nécessairement imbriquées dans des récits culturels, des conceptions sociales et des identités sensibles comme politiques. Faisant se croiser l’histoire du monde et l’histoire de la nature, les diverses œuvres proposées consacrent un regard humain et une réflexion poétique comme engagée au concept de nature, qui s’ancre autant dans le réel que dans l’imaginaire et qui définit indéniablement nos relations avec nos écosystèmes.


Ouverture de la galerie EZB — Easy Brad
À partir du 28 mai 2021
40, rue Garneau, Québec
Québec, Québec
Du lundi au mercredi de 11 h à 19 h
Jeudi de 11 h à 20 h
Du vendredi au samedi de 11 h à 21 h

Au cours des prochains jours, l’artiste de Québec Easy Brad ouvrira les portes de sa propre galerie située sur la rue Garneau au cœur du Vieux-Québec. La galerie EZB lui permettra d’exposer ses œuvres mais aussi d’offrir des produits dérivés. On reconnait les oeuvres de l’artiste par ces figures géantes qui gravitent dans un environnement surréaliste, celles-ci apparaissant notamment sur la pochette du récent album de Koriass et FouKi. Easy Brad emploie lui-même le terme « psychédélique » pour qualifier son art. D’ailleurs, il se peut que vous ayez déjà observé une de ses œuvres dans le paysage de la ville, que ce soit avec la murale réalisée l’automne dernier au 336 rue du Pont, ou bien avec celles peintes sur les colonnes du pont de la rue Charest.


Temps longs — Maryse Goudreau, Kelly Jazvac, Clara Lacasse et Jessica Slipp
Dès le 11 mars 2021
Galerie de l’UQAM
En ligne

L’exposition Temps longs, commissariée par Bénédicte Ramade, marque le quatrième volet de QUADrature, un projet numérique qui se découvre depuis septembre dernier sur le site web de la Galerie de l’UQAM. Les récits éthologiques que nous offre Maryse Goudreau, les « plastiglomérats » récoltés par Kelly Jazvac, les espaces désertés d’un biodôme que documente Clara Lacasse et les vies minérales dans lesquelles s’immisce Jessica Slipp évoquent, par leurs dialogues, la conjugaison malaisée d’un rythme lent, confiné dans l’attente, et du rythme fiévreux d’une nature en état de crise.


Passages insolites — Exposition collective
Jusqu’au 11 octobre 2021
Du quartier Petit Champlain jusqu’à Saint-Sauveur pour le parcours principal, en plus d’œuvres satellites en Haute-Ville

Les passages insolites reviennent en force dans la ville de Québec cet été, alors que l’art public continue de souffler un vent de fraîcheur sur la situation pandémique actuelle. Cette année, les déambulateur·trice·s pourront admirer plus d’une vingtaine d’œuvres d’art à travers différents secteurs de la ville. EXMURO offre aux visiteur·euse·s des œuvres du Musée du Bad Art (Boston) ainsi que des performances en art vivant. Un point d’accueil et d’information est aménagé dans l’Espace 400e dans le Vieux-Port. Pour le reste… il suffit de suivre la signalétique jaune!


Ouvrir le dialogue sur la diversité corporelle — Exposition collective
Jusqu’au 12 septembre 2021
Musée national des beaux-arts du Québec
179 Grande Allée Ouest
Québec, Québec
Du samedi au mardi de 10 h à 18 h
Mercredi et vendredi de 10 h à 21 h
Jeudi de 10h à 18h

Ouvrir le dialogue sur la diversité corporelle est une exposition grandement symptomatique de son époque. Inspirée de la conversation autour de l’acceptation des corps, particulièrement forte sur les réseaux sociaux comme Instagram et désormais incontournable dans le monde de la mode, cette exposition ouvre une fenêtre sur des corps de toutes formes, couleurs et identités de genres. La promotion de la diversité corporelle vise à briser les conventions de beautés préétablies et à inclure une plus grande variété de personnes, en donnant à voir des particularités autrefois à cacher comme la pilosité et les cicatrices en tout genre. Cette exposition présente une grande variété de médiums comme des illustrations, des photographies, des sculptures, des peintures et des textiles.


Leonard Cohen : Une brèche en toute chose
Jusqu’au 12 février 2024
Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)
Exposition en ligne

Cette exposition virtuelle de l’artiste multidisciplinaire Leonard Cohen est une nouvelle version de celle présentée physiquement au musée en 2017-2018. On y retrouve du contenu inédit et varié tel que des images, extraits audio et vidéo, citations et biographies d’artistes, ainsi que des chansons, entrevues, poèmes et autoportraits réalisés par Cohen. Tous sont classés selon quatre thématiques représentatives de sa démarche artistique : Pensée poétique, Spiritualité & humilité, Amour et Perte & désir. L’importance de l’écrit et de la parole dans l’œuvre de cet artiste canadien est particulièrement mise de l’avant, notamment à travers celle du public. Ce dernier est d’ailleurs invité à témoigner par le biais des réseaux sociaux et du mot-clic #cohenetmoi.


À la racine de l’arbre
Portrait sonore
En ligne

L’organisme Portrait Sonore sortira bientôt son tout nouvel audioguide À la racine de l’arbre. Alors que les promenades sonores de l’application nous apportent souvent vers une communion avec l’art et l’architecture, À la racine de l’arbre emprunte un tournant quelque peu différent. Cette fois-ci, la voix de Sophie Mankowski, accompagnée par la musique d’Antoine Bédard et Corinne René, nous invite à renouer avec les arbres du parc du Mont-Royal. Dans une approche plus poétique et environnementale, le documentaire sonore nous donne un prétexte pour respirer l’air frais du parc mythique, le temps d’une randonnée de 2h30. Il s’agit de la parfaite activité de confinement et une occasion en or de réfléchir à notre empreinte sur ces espaces verts qui nous tiennent tant à cœur présentement.


Aime ton cinema
Où voir les films québécois ?

Le 14 mai dernier avait lieu le lancement du nouveau site web Aime ton cinéma, dédié au cinéma québécois. Son moteur de recherche permet de localiser les lieux de diffusion de plusieurs films produits au Québec, que ce soit au cinéma, sur une plateforme numérique ou à la télévision. Le site offre un large éventail de choix, des nouveautés de l’année comme Antigone jusqu’à d’anciens classiques tels que Dans une Galaxie près de chez vous. Il est possible de consulter sur Aime ton cinéma les bandes-annonces de tous les films répertoriés sur la plateforme, une liste des films à venir prochainement ainsi que les recommandations de certaines personnalités du cinéma québécois. Aime ton cinéma permet surtout de promouvoir la culture cinématographique québécoise à un moment où cela compte plus que jamais.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Art public Montréal
Œuvres d’art dans des lieux publics et accessibles, intérieurs ou extérieurs

Avec le retour du beau temps et après plus de deux mois de confinement, un désir de sortir prendre de l’air, de profiter des parcs et autres lieux publics montréalais se fait ressentir. La plateforme d’Art public Montréal propose une manière de recenser et de découvrir les œuvres d’art urbaines de la métropole. Le site suggère des parcours et des circuits qui permettent de découvrir une collection de 900 œuvres et installations qui enrichissent quotidiennement le décor de la ville. Le site web propose aussi une carte interactive permettant d’admirer les œuvres par quartier. Il est ainsi possible de planifier des promenades thématiques ou de découvrir des nouveaux endroits dans des quartiers méconnus. Pour ceux qui préfèrent ne pas s’aventurer à l’extérieur, les œuvres d’art peuvent être appréciées directement sur leur site.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Les Encans de la quarantaine
Encans en ligne

Instiguée par l’artiste visuelle, technicienne et enseignante dans le milieu artistique Sara A. Tremblay, l’initiative des Encans de la quarantaine a pour but premier de soutenir les artistes visuels touchés par la crise actuelle. Fondé sur les mêmes principes qu’un encan d’œuvres d’art, un jury formé d’artistes voit d’abord à équilibrer la représentation d’artistes émergents et établis, puis à s’entendre sur un prix de départ et un prix de réserve avec les artistes. Par la suite, tour à tour, ces œuvres encantées sont publiées sur le groupe Facebook éponyme, pour que le public soit convié à miser sur celles-ci. Les enchères seront ouvertes pendant une semaine pour chacun des objets d’art. À la fin du temps imparti, un verdict est finalement rendu et l’acheteur ayant proposé le prix le plus haut se porte acquéreur de l’œuvre. Bien entendu, tous les profits sont remis aux artistes. Cette initiative est une merveilleuse manière d’encourager le milieu artistique tout en faisant ses premières armes dans le monde des enchères, une chance inouïe de constituer sa propre collection d’œuvres d’art!

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Artexte et le MAC s’allient pour : Art + Féminisme Journée contributive sur Wikipédia – Camille Larivée, Thérèse Ottawa et Maize Longboat
Artexte et Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)

Le 9 Novembre dernier, Artexte et le MAC ont organisé un événement spécial pour célébrer la journée Wikipédia Art + Féminisme. Il s’agissait de mettre en lumière les œuvres, les recherches et les écrits artistiques des « oubliés » de Wikipédia, notamment des femmes et des personnes autochtones. Cette exposition virtuelle permet de réitérer cette collaboration en présentant le travail de trois artistes : Camille Larivée, qui pratique le street art, Thérèse Ottawa, qui est photographe, et Maize Longboat, producteur de jeux vidéo. Le visiteur peut écouter les interventions de chaque artiste grâce à la retranscription des tables rondes qui ont eu lieu à cette occasion. Ils parlent de leur pratique mais aussi de leur vision des arts et de la place qu’ils y occupent actuellement, que ce soit dans la vie virtuelle ou réelle.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Stéphanie Dufault-Bédard, Johanne Joseph, Béatrice Larochelle, Alexandra Dumais, Cassandra Lavoie, Marie-Hélène Durocher, Annabelle Brazeau, Florence Simard et Laurence Duchesne.

En bannière : Bertrand R. Pitt , « Écho: d’après le Refus global lu par Françoise Sullivan », (détails), 2017-18.