Calendrier culturel

OCTOBRE 2019


Braver le monumental – Rebecca Belmore
Jusqu’au 6 octobre 2019
Musée d’art contemporain de Montréal
185, rue Ste-Catherine Ouest
Métro Place-des-Arts
Mardi de 11h à 18h
Mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 18h

Dans cette rétrospective dédiée aux 30 dernières années de production artistique de Rebecca Belmore, le Musée d’art contemporain nous convie à survoler maintes œuvres de son corpus. Présentant son travail installatif, sculptural, vidéographique et photographique, l’institution donne à voir les réflexions écologiques, sociales, et politiques portées par Belmore. Elle-même issue de la communauté anishinaabée, elle appelle le visiteur à réfléchir aux conditions et aux droits des peuples autochtones, par moments bafoués, et qui sont des victimes de premier plan du réchauffement climatique. Elle parle aussi, par l’entremise de techniques traditionnelles, de ces cultures qui sont constamment redéfinies en raison des changements territoriaux, sociaux et politiques subis depuis des siècles, et qui perdurent encore. Abordant les crises passées comme présentes avec sensibilité, son regard critique permet d’établir les bases d’un questionnement à la fois empreint d’humanisme et criant d’urgence.


Contre-récits et autres constructions fallacieuses – Jonathas de Andrade
Jusqu’au 12 octobre 2019
Galerie Leonard & Bina Ellen
1400, Boulevard Maisonneuve Ouest
Métro Guy-Concordia
Mardi au samedi de 12h à 17h

Contre-récits et autres constructions fallacieuses, est une exposition de l’artiste brésilien Jonathas de Andrade présentée à la Galerie Leonard & Bina Ellen dans le cadre de MOMENTA | Biennale de l’image. Jonathas de Andrade présente une installation photographique intitulée Eu, mestiço (2017) et une œuvre vidéo O Peixe (2016). Inspiré par les domaines de l’ethnographie et l’anthropologie, de Andrade développe à travers ses oeuvres des récits historiques alternatifs afin d’aborder des relations de domination de manière critique. Pour cette exposition plus spécifiquement, l’artiste se concentre sur le racisme actuel au Brésil.


MAKING A RELIGION OUT OF ONE’S LONELINESS – Hannah Doerksen
Jusqu’au 12 octobre 2019
Centre Clark
5455, Avenue de Gaspé, espace 114
Métro Laurier ou Rosemont
Mardi au samedi de 12h à 17h

À partir du 6 septembre, le Centre Clark exposera le travail de l’artiste canadienne Hannah Doerksen, qui se caractérise par des installations immersives dans lesquelles sont présentées des mises en scène et des faux-semblant. Dans ses installations, Doerksen aménage des espaces où se chevauchent les notions de solitude et de désir. L’artiste explore dans ces espaces nos « rapports rituels » aux images en les consacrant d’« objets d’idolâtrie ou d’envie » puisqu’ils pallient à la perte physique des objets perdus ou délaissés. Ce faisant, ils acquièrent une valeur symbolique, voire rituelle. Elle étudie le rôle que peut prendre l’image dans un contexte de solitude, qu’il s’agisse de l’expérience humaine ou de celle de l’objet.


La vie des choses – MOMENTA x VOX
Jusqu’au 13 octobre 2019
VOX – Centre de l’image contemporaine
2, Rue Sainte-Catherine Est, espace 401
Métro Saint-Laurent
Mardi au vendredi de 12h à 18h
Samedi de 11h à 17h

Pour la 16e édition de la biennale, MOMENTA présente La vie des choses jusqu’au 13 octobre qui rassemble un total de 39 artistes de 20 pays différents à travers 13 expositions. MOMENTA prend forme en deux lieux, soit à VOX, centre de l’image contemporaine et la Galerie de l’UQÀM. Elle se déploie en quatre pans : Objets culturels et culture matérielle ; Êtres chosifiés ou objets humanisés ; L’absurde comme contre-récit de l’objet ; Nature morte à l’ère de la crise environnementale. VOX propose une exploration des deux derniers chapitres. Au sein de l’exposition, des objets sujets à une théâtralisation s’éloignent de leurs significations premières, nous invitant à renouveler les attitudes que l’on adopte à leurs égards. VOX réfléchit également au genre pictural de la nature morte en établissant un parallèle avec l’excès de biens produits menant à la perte de la nature.


Nos jours heureux
Jusqu’au 13 octobre 2019
Centre Canadien d’architecture
1920, Rue Baile
Métro Georges-Vanier
Métro Guy-Concordia
Mercredi de 11h à 18h
Jeudi de 11h à 21h
Vendredi au dimanche de 11h à 18h

« Comment mesurons-nous notre qualité de vie ? En quoi consistent les données sur le bonheur ? » Voici les questions que pose la nouvelle exposition Nos jours heureux au Centre canadien d’architecture. Depuis le début du 21e siècle, plusieurs statistiques servent à calculer le bien-être des gens afin de quantifier le bonheur. Ces chiffres représentent des outils politiques et médiatiques qui permettent de concevoir une nouvelle approche des espaces public et privé. Nos jours heureux propose de regarder de quelles façons nos environnements, au sein de la ville, sont planifiés en fonction du rapport émotionnel et social au design.


La géopoétique des choses – Miguel Angel Ríos
Radical Grammar – Batia Suter
Jusqu’au 19 octobre 2019
OPTICA
5445, Avenue de Gaspé, espace 106
Métro Laurier ou Rosemont
Mardi au samedi de 12h à 17h

Dans le cadre de MOMENTA | Biennale de l’image, OPTICA accueille les artistes Miguel Ange Ríos et Batia Suter. Miguel Angel Ríos présente La géopoétique des choses, une exposition composée de deux vidéos : The Ghost of Modernity (Lixiviados) et Piedras Blancas. Son travail explore la représentation de la migration via des « objets activés de manière chorégraphique dans le paysage ». Conjointement, Batia Suter présente Radical Grammar, une installation composée d’images imprimées et projetées représentant divers objets. L’artiste réalise un atlas immersif afin de créer une nouvelle syntaxe de l’image.


They’re Threatened by your Survival – Nicolas Galanin
Du 7 septembre au 26 octobre 2019
Art-Mûr
5826, rue St-Hubert
Métro Rosemont
Mardi et mercredi de 10h à 18h
Jeudi et vendredi de 12h à 20h
Samedi de 12h à 17h

L’artiste Nicholas Galanin présente cet automne son travail sculptural, installatif et photographique à travers l’exposition They’re Threatened by your Survival, à la galerie Art-Mûr. D’ascendance mixte et non-autochtone, Galanin s’efforce de faire des ponts entre les esthétiques des traditions artistiques autochtones et celles des courants contemporains de l’Occident. Il s’évertue, par sa production, à mettre en relief la qualité préservative de l’art à l’égard des cultures, des territoires et du patrimoine. Son regard critique le porte à réfléchir à la survie des communautés, tout en faisant dialoguer cet enjeu avec un discours sur l’identité, la représentation et l’individualité des humains au-delà de leurs classifications.


Conflicting HeroesBACA, Biennale d’art contemporain autochtone
Avec le travail de Sonny Assu, Natalie Ball, Dayna Danger, David Garneau, Leonard Getinthecar (Nicholas et Jerrod Galanin) en collaboration avec Nep Sidhu, Kent Monkman, Caroline Monnet, Jessie Short, Skawennati

Jusqu’au 3 novembre 2019
Quai 5160 – Maison de la culture de Verdun
5160, boulevard LaSalle
Métro De l’Église
Mardi au vendredi de 13h à 17h, et de 17h30 à 20h
Samedi au dimanche de 10h à 12h, et de 12h30 à 17h

Présentée dans le cadre de la Biennale de Berlin l’an dernier, l’exposition de groupe Conflicting Heroes montée par la Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), en collaboration avec le commissaire invité Michael Patten, circule désormais en terre montréalaise grâce au soutien du Conseil des arts de Montréal. L’exposition donne à voir un éventail de propositions multidisciplinaires, toutes issues du travail d’artistes autochtones qui proposent une réflexion sur la figure du héros dans les récits, qu’ils soient fictifs ou non. D’une voix commune, ils portent un regard sur l’histoire de leurs ancêtres qui ont porté à bout de bras la fierté de leurs nations, ouvrant l’œil sur ces fragments narratifs à la fois humains et critiques. Ils mettent ainsi de l’avant une audace, primordiale dans le cours de l’histoire pour la défense et la sauvegarde de leurs droits; audace qui a souvent le pouvoir d’unir plusieurs communauté vis-à-vis d’un pouvoir oppressif.


Nunatsiavut – La beauté de notre territoire – Avec le travail de Eldred Allen, Holly Andersen, Peggy Andersen, Heather Campbell, Heather Carroll, Tracy Denniston, Vanessa Flowers, Veronica Flowers, Jason Jacque, Polly Jacque, Samantha Jacque, Shirley Moorhouse, Yvonne Moorhouse, Roxanne Nochasak, Sophie Pamak, Garmel Riche, Inez Shiwak, Jane Shiwak, Jason Sikoak, John Terriak, Dorothy Voisey, Blanche Winters, Jessica Bonnie Winters, Nellie Winters et Jennie Williams
Du 3 octobre au 24 novembre 2019
La Guilde
1356, Rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel ou Guy Concordia
Mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

L’exposition Nunatsiavut – La beauté de notre territoire, présentée à La Guilde dès le 3 octobre, réunit près de 40 œuvres interdisciplinaires d’une multitude d’artistes Nunatsiavummiut, des artistes issus de la communauté Inuit du Labrador. Leur absence des récentes expositions rétrospectives d’art contemporain Inuit, en musées et en galeries, témoigne de la nécessité de ce projet collectif. Montée par l’Université Concordia en collaboration avec Air Borealis, l’exposition se penche sur le thème du territoire, proposant une pluralité de visions qui, réunies, portent à réfléchir à la notion de destin commun. Par le biais de techniques à la fois traditionnelles et actuelles, les productions de ces artistes dressent le portrait d’une histoire – d’un passé, et d’un futur possible. Ce faisant, ils n’écartent pas la beauté de ce qui les entoure, mais contribuent plutôt à redorer son image et ses évocations autant culturelles que sociales, et éminemment politiques.


Les nouveaux états d’être / New States of Being
Jusqu’au au 14 décembre 2019
Centre d’exposition de l’Université de Montréal
2940 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine
Pavillon de la Faculté de l’aménagement, salle 0056
Métro Université de Montréal
Mardi au samedi de 11h à 17h
Jeudi jusqu’à 20h

Le Centre d’exposition de l’Université de Montréal présente du 27 septembre au 14 décembre Les nouveaux états d’être / New States of Being. Commissariée par Aseman Sabet, l’exposition propose une rencontre interdisciplinaire entre cinq artistes et cinq bioéthiciens. Chacun des duos aborde un enjeu éthique et affectif spécifique à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Il s’agit du premier volet d’une série de trois expositions en cours de développement qui auront lieu par la suite à Boston (États-Unis) puis en Suisse.


Migrations – Mat Chivers
Jusqu’au 20 décembre 2019
Arsenal art contemporain
2020, Rue William, Montréal
Métro Georges-Vanier ou Lionel-Groulx
Mercredi au vendredi de 10h à 18h
Samedi de 10h à 17h

L’artiste britannique Mat Chivers présente tout l’automne le travail issu de sa plus récente résidence à Arsenal art contemporain, réalisée au printemps dernier. Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre et Jean-François Bélisle, l’exposition Migrations appelle à une réflexion sur le passage d’une technologie à l’autre, passage qui façonne notre rapport au monde et qui a de tout temps modifié l’expérience que l’humain s’en fait. Dans l’espace, il porte d’abord la matière au premier plan dans une installation déployée au sol, où il met en scène ce premier contact intuitif de l’individu avec ce qui l’entoure. Cet ancrage lui permet d’interroger le lieu où l’être humain se dirige : par l’entremise de son corpus d’œuvres, c’est tout le clivage entre un matériau de base – la terre, le minerai, la glaise – et l’intelligence artificielle qu’il donne à voir. Cette technologie a-t-elle le potentiel de transfigurer la vie humaine et notre rapport aux choses?


Janet Werner
Du 31 octobre au 5 janvier 2020
Musée d’art contemporain de Montréal
185, Rue Ste-Catherine Ouest
Métro Place-des-Arts
Mardi de 11h à 18h
Mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 18h

L’artiste canadienne Janet Warner expose cet automne au Musée d’art contemporain de Montréal. Depuis les années 1990, cette dernière réalise des peintures inspirées de photographies de mode qu’elle modifie afin d’inventer des personnages composites. Cependant, pour l’exposition commissariée par François LeTourneux, le MACM présente une sélection de peintures réalisées au cours des dix dernières années. Elles sont rassemblées de manière à représenter le contexte de création des peintures de Janet Warner, soit l’atelier, où cohabitent œuvres et sources photographiques. L’exposition agit ainsi à titre de mise en abyme d’autres œuvres de l’artiste.


L’attraction du paysage – Patrick Coutu
Du 5 octobre au 5 janvier 2020
Musée d’art de Joliette
145, Rue du Père-Wilfrid-Corbeil, Joliette
Mardi au vendredi de 12h à 17h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Dans le cadre de son exposition commissariée par Charlotte Lalou Rousseau au Musée d’art de Joliette, l’artiste multidisciplinaire Patrick Coutu présente son travail le plus récent. Celui qui fait ressurgir la science dans l’art par l’entremise de recherches artistiques qui prennent ancrage dans les données scientifiques convie cette fois le spectateur à questionner son attraction au paysage. Il prend comme point de départ des modèles et algorithmes mathématiques, qu’il traduit ensuite dans le monde réel par sa pratique sculpturale. Il en vient ainsi à dessiner dans l’espace de nouveaux paysages abstraits mais réfléchis, donnant à ses œuvres un caractère aussi aléatoire et anarchique que minutieusement complexe, faisant par son geste apparaître le naturel dans le lieu d’art.


L’archiviste – Celia Perrin Sidarous
Jusqu’au 12 janvier 2020
Musée McCord
690, Rue Sherbrooke Ouest
Métro McGill
Mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

L’artiste montréalaise Celia Perrin Sidarous présente l’exposition L’archiviste au Musée McCord dans le cadre de Momenta, Biennale de l’image. Ayant pour thème La vie des choses, la Biennale met de l’avant des propositions questionnant les rapports que nous entretenons avec les choses, faisant alors dialoguer leur portée symbolique et la manière dont nous les faisons nôtres. Dans ce cadre, le travail de Celia Perrin Sidarous s’inscrit dans un désir de décharger les objets de leurs fonctions, voire de transfigurer leurs interrelations. Présentées sous forme de photographies, les mises en scène qu’elle propose lèvent le voile sur divers assemblages d’objets et d’images éparses, questionnant alors leur rapport entre eux. Qui plus est, c’est en s’appropriant des archives de la collection du Musée McCord qu’elle soude sa réflexion autour de l’historiographie, de ses méthodologies et de ses modes de présentation.


Cartographier des univers – Shuvinai Ashoona
Du 31 octobre au 18 janvier 2020
Galerie Leonard & Bina Ellen
1400, Boulevard Maisonneuve Ouest
Métro Guy-Concordia
Mardi au samedi de 12h à 17h

La Galerie Leonard & Bina Ellen présente dès le 31 octobre l’exposition Cartographier des univers qui rassemble des œuvres sur papier réalisées au cours des deux dernières décennies par l’artiste Shuvinai Ashoona. À travers ces dessins s’inspirant de films d’horreur, de bandes dessinées et de la télévision, elle crée des univers entre le terrestre et l’extraterrestre. Entre réalité et imaginaire, l’artiste, inspirée du passé et du présent, crée des visions prophétiques.


Cadavre exquis
Du 29 octobre au 19 janvier 2020
Centre Phi
407 rue Saint-Pierre
Métro Square-VIctoria
Mardi au jeudi de 10h à 17h
Vendredi et samedi de 10h à 19h
Dimanche de 10h à 17h

Le Centre Phi s’inspire des surréalistes et de l’exercice créatif du cadavre exquis qu’ils ont inventés pour penser sa nouvelle exposition. Loin des œuvres papier des surréalistes, Cadavre exquis présente des œuvres de réalité virtuelle qui permettent de repousser les limites de l’imagination. L’exposition rassemble des artistes internationaux d’envergure majeure : Marina Abramović, Laurie Anderson, Hsin-Chien Huang, Olafur Eliasson, Paul McCarthy, Anthony Cormley, Priyaamvada Natarajan et Koo Jeong A. Les œuvres actuelles, réalisées entre 2017 et 2019, permettent de découvrir des artistes contemporains travaillant un nouveau médium en plein essor.

Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Camille Richard, Hélène Théoret.

En en-tête :
Nos jours heureux : architecture et bien-être à l’ère du capitalisme émotionnel, vue d’installation, Centre Canadien d’Architecture, Montéal, 2019.

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