Calendrier culturel

Novembre 2018


Ismaïl Bahri – Dénouement
James Benning – Two Cabins
Ralitsa Doncheva – (almost) impossible worlds
Miriam Sampaio – I am the Daughter of Dead-fathers

Jusqu’au 3 novembre 2018
Dazibao
5455, avenue de Gaspé
Métro Laurier, métro Rosemont
Mardi au samedi de 12h à 17h
Jeudi de 12h à 19h

Dazibao regroupe le travail des artistes Ismaïl Bahri, James Benning, Ralitsa Doncheva ainsi que Miriam Sampaio au sein d’une exposition collective. La mise en relation de leur travail documente l’occupation ou l’appropriation de lieux et d’espaces témoins d’évènements réels ou imaginaires, passés ou anticipés et qui marquent tant le passé que le présent. À travers diverses pratiques de l’image, l’exposition met en en œuvre le rapport d’appartenance d’une identité à son environnement.


Reines d’Égypte
Jusqu’au 4 novembre 2018
Pointe-à-Callière
350, place Royale, Vieux-Montréal
Métro Place-d’Armes
Mardi au vendredi de 10h à 17h
Samedi et dimanche de 11h 17h

Le musée Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, présentera, jusqu’au 4 novembre prochain, l’exposition Reines d’Égypte. Réalisé en collaboration avec le Museo Egizio de Turin en Italie, ce projet vise à transporter le spectateur, à l’époque du Nouvel Empire, au cœur de l’Égypte ancienne. Expérience multisensorielle, Reines d’Égypte dévoile le destin d’épouses, de mères et de filles de pharaons où plus de 350 objets prestigieux pourront être appréciés. Le harem et la vallée des Reines sont deux branches centrales de cette exposition alors que le musée transporte les visiteurs à plus de 3 500 ans dans le passé.


Motion – Émotion– Jean-Michel Othoniel
Jusqu’au 11 novembre 2018
Jusqu’au 11 novembre 2018
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke O
Montréal, Québec
Métro Peel/Métro Guy-Concordia
Mardi de 10h à 17h
Mercredi de 10h à 21h*
Jeudi au dimanche de 10h à 17h
*Le mercredi soir, dès 17h, seules les grandes expositions sont accessibles, et ce, à tarif réduit.

Le Musée des beaux-arts de Montréal accueille, jusqu’au 11 novembre prochain, le travail de l’artiste français Jean-Michel Othoniel. Alors que ce dernier présente sa première exposition individuelle en sol canadien, Othoniel dévoile une série d’œuvres où la tempête et la violence des éléments sont au cœur de ce projet. Explorant l’aspect grandiose de la nature, cet artiste multidisciplinaire présente des tornades en aluminium chromé ou en acier inoxydable positionnées tel des mobiles suspendus. Sa propre interprétation de la tempête peut également être perçue dans ses œuvres peintes à l’encre noire sur feuille d’or blanc. Ainsi, Jean-Michel Othoniel présente un travail s’apparentant à l’aspect grandiose de la nature.


Shalom Montréal : Histoires et contributions de la communauté juive
Jusqu’au 11 novembre 2018
Musée McCord
690, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Métro McGill
Lundi et mardi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Jeudi et vendredi de 10h à 18h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Le Musée McCord présentera, jusqu’au 11 novembre prochain, Shalom Montréal : Histoires et contributions de la communauté juive. Comme son titre l’indique, cette exposition souligne la présence de la communauté juive au XXe siècle, ayant fortement contribué au développement de la ville de Montréal. Par la voie de témoignages sous forme de vidéos et de photographies, cette exposition rend hommage à la contribution de cette communauté qui est tout autant perceptible à notre époque.


La conduite des conduites – Michel de Broin
Au nom du progrès – Caroline Monnet

Jusqu’au 17 novembre 2018
Galerie Division Montréal
2020, rue William
Métro Georges-Vanier- Métro Lionel-Groulx
Mardi au vendredi de 10h à 18h
Samedi de 10h à 17h

Dans La conduite des conduites, l’artiste Michel de Broin soumet le spectateur à un jeu entre le modelage de conduites, c’est-à-dire le comportement des objets et des corps, et les systèmes de canalisation des affects, des flux et de l’énergie. À travers l’utilisation d’objets communs (mobilier, tuyaux, brides et ampoules), de Broin représente des systèmes techniques tout en y introduisant certaines anomalies. C’est ainsi qu’il déjoue nos attentes face aux systèmes industriels et à leurs promesses d’efficacité en y faisant apparaître des tensions, des déformations et des éclatements. Voilà donc que l’élément de causalité qui détermine notre relation à la technique se voit repensé, voire libéré de son cadre habituel en donnant forme à des corps sensibles à travers de simples objets usuels, normalement dépourvus de notion esthétique.
L’artiste multidisciplinaire originaire de l’Outaouais Caroline Monnet présente Au nom du progrès, une exposition dans laquelle elle souhaite mettre en valeur les motifs rattachés au savoir-faire autochtones qui ont été transmis au fil des siècles par les matriarches de sa famille. En imposant à ces motifs le statut d’œuvre d’art, elle inscrit cette identité visuelle qui fût longtemps censurée dans la grande discipline de l’histoire de l’art. Ce faisant, elle rompt paradoxalement avec les traditions qu’elle souhaite rendre pérennes. Monnet va plutôt garder ses racines vivantes en les moulant à sa propre contemporanéité, faisant ainsi de son travail la conservation d’une trace en mouvement qui se renouvelle constamment. L’idée du progrès et ses répercussions résident donc à la fois dans sa réflexion artistique, mais aussi dans le sujet même de ses œuvres.


Soulèvements – Georges Didi-Huberman
Du 7 septembre au 24 novembre 2018
Galerie de l’UQAM
Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Métro Berri-UQAM
Mardi au samedi de 12h à 18h
*Cinémathèque québécoise : du 7 septembre au 4 novembre 2018
*Vernissage jeudi le 6 septembre, 17h30

Sous le commissariat du célèbre historien de l’art et philosophe Georges Didi-Huberman sera présentée, dès le 7 septembre 2018 à la Galerie de l’UQAM ainsi qu’à la Cinémathèque québécoise, l’exposition transdisciplinaire Soulèvements. Organisée et mise en circulation par le Jeu de Paume à Paris, elle se penche sur l’ « exposition des peuples », par l’entremise d’un travail historique et théorique mené depuis plusieurs années par Didi-Huberman. L’exposition souhaite interroger la représentation des peuples, au double sens (esthétique et politique) du mot « représentation ». Cette exploration s’articule autour du thème des émotions collectives et des luttes sociales et politiques qui ont fait se soulever les foules à travers l’histoire. Il sera donc question ici d’exposer les révolutions et les insoumissions qui ont engendré des bouleversements en tous genres. Pour l’exposition à Montréal, le projet sera bonifié, en puisant dans le contexte historique et politique canadien, par l’entremise d’archives et d’œuvres d’artistes contemporains du Québec et du Canada. Parallèlement, le colloque Soulèvements : entre mémoires et désirs se tiendra le vendredi 7 septembre 2018 à l’UQAM avec une conférence inaugurale de Georges Didi-Huberman.


Une histoire sélective – Sonny Assu
Jusqu’au 24 novembre 2018
La Guilde
1356 rue Sherbrooke Ouest, Montréal
Métro McGill
Mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

L’artiste Sonny Assu (Liǥwildaʼx̱w / Kwakwaka’wakw) présente l’exposition Une histoire sélective à La Guilde jusqu’au 24 novembre. Alliant les référents culturels populaires aux référents autochtones, Assu crée des œuvres humoristiques et politiquement engagées. Son travail avait d’ailleurs pu être vu à Montréal (Tiohtià:ke) lors de l’exposition Beat Nation (2013-2014) au Musée d’Art Contemporain. Le travail d’Assu permet une affirmation identitaire autochtone et un regard critique sur la manière dont on conçoit l’histoire canadienne et la colonisation. Ses œuvres subversives offrent une remise en question de la place des autochtones dans une société coloniale comme le Canada.


The Silver Cord – John Heward et Jean-François
Jusqu’au 9 décembre 2018
Fonderie Darling
745 rue Ottawa
Montréal, Québec
Métro Square-Victoria
Lundi et mardi  fermé
Mercredi de 12h à 19h
Jeudi de 12h à 22h
Vendredi à dimanche de 12h à 19h

Les artistes peintre John Heward et Jean-François Lauda présentent une exposition où la gestualité et la géométrie libèrent et contiennent la surface picturale. L’aspect sculptural dans le travail de Heward et les jeux d’échelle dans celui de Lauda propose un projet où des compositions expressives engagent l’abstraction. The Silver Cord et la Fonderie Darling invitent donc le spectateur à vivre une expérience visuelle où des lambeaux de John Heward sont suspendus depuis le plafond jusqu’au sol et des toiles de Jean-François Lauda présentent différentes textures et matériaux.


Bord d’attaque / Bord de fuite – Leading Edge / Trailing Edge – Geneviève Chevalier
Le Prisme – Virginie Laganière

Du 10 novembre au 15 décembre 2018
Optica
5445 Avenue de Gaspé, espace 106
Métro Laurier
Métro Rosemont
Mardi au vendredi de 12h à 17h

Optica, propose conjointement deux expositions solos du 10 novembre au 15 décembre. D’une part, Geneviève Chevalier présente Bord d’attaque / Bord de fuite – Leading Edge / Trailing Edge. À l’ère des changements climatiques, l’artiste a étudié sur le terrain et dans des collections scientifiques des colonies d’oiseaux de mer du nord de l’Écosse et du Québec. Un projet motivé par les enjeux auxquels font face la faune et la flore en processus d’adaptation dû à l’empreinte écologique humaine. Ces explorations prennent la forme d’une installation vidéo et d’un livre d’artiste, appuyée par une sensibilité scientifique. D’autre part, Virginie Laganière, artiste-anthropologue, s’intéresse à l’imaginaire architectural des colonies marines (colonies de vacances) en Italie avec Le Prisme. Oscillant entre établissements pour la santé et le bien-être, ou camps de vacances sous les politiques fascistes italiennes, ces architectures futuristes, inspirées d’une esthétique nautique, marquent le paysage. À travers une interprétation libre de ces lieux, Laganière crée un environnement immersif par le biais de documents et de photographies. Entre fiction et réalité, ses assemblages évoquent l’univers de ces colonies avec un regard critique sur leur passé et une réflexion contemporaine sur les enjeux qui les entourent.


L’imaginaire radical : le contrat social
Du 13 septembre au 15 décembre 2018
VOX – Centre de l’image contemporaine
2 rue Sainte-Catherine Est, espace 401 (au 4e étage)
Métro Saint-Laurent
Mardi au vendredi 12h à 18h
Samedi de 11h à 17h

L’imaginaire radical : le contrat social, commissariée par Marie J. Jean, est la première pièce d’une série d’expositions qui revoie le processus institutionnel imprégné dans les systèmes économique, judiciaire, universitaire et artistique. Le projet, déployé en plusieurs parties, tente de révéler de quelle manière les artistes ont élaboré des modes alternatifs à l’institution. En s’y opposant ou en s’y associant, les artistes émettent une critique institutionnelle qui réexamine la structure d’un système. Ainsi, ils tentent de voir comment l’institution infléchit l’art. La première partie de ce projet présenté à VOX survole l’institution judiciaire et ses concepts juridiques.


L’ivresse de la mémoire – Farzaneh Rezaei et Mancy Rezaei
Jusqu’au 20 décembre 2018
Centre culturel Georges-Vanier (CCGV)
2450, rue Workman
Métro Lionel-Groulx
Lundi au jeudi de 10h à 17h
Vendredi de 10h à 12h

Avec l’exposition L’Ivresse de la mémoire, une mise en exergue de la trajectoire partagée des deux sœurs artistes-peintres Farzaneh Rezaei et Mancy Rezaei, entre ruptures et reconfigurations, qui sera présentée. Elles explorent les enjeux liés au mouvement du corps et à la mémoire personnelle et collective. Entre l’ici et l’ailleurs, l’une puise dans l’écriture poétique persane en tissant des cordes entre poésie, dessin et peinture, l’autre recourt aux motifs botaniques et formes géométriques propres à l’art persan (architecture, jardins, tapis) pour créer un espace imaginaire dans la mémoire recomposée. Une occasion est ainsi offerte de revisiter la culture des origines en tentant de parvenir à un langage visuel universel. Farzaneh et Mancy Rezaei explorent simultanément plusieurs types de matériaux et techniques mixtes à savoir le crayon, l’encre, l’aquarelle et l’acrylique avec parfois un emprunt aux pigments naturels (vin rouge et jus de grenade). Lors du vernissage, le 8 novembre de 17h30 à 20h, les artistes présenteront également une installation éphémère en complément à l’exposition principale.


Ke’tapekiaq Ma’qimikew: The Land Sings / La terre chante – Ursula Johnson
Jusqu’au 12 janvier 2019
372 Rue Sainte-Catherine, espace 507
Métro Place-des-Arts
Mardi au vendredi de 11h à 18h
Jeudi de 11h à 20h
Samedi de 12h à 18h

Artiste multidisciplinaire Mi’kmaq, Ursula Johnson expose Ke’tapekiaq Ma’qimikew: The Land Sings / La terre chante à la Galerie SBC. Projet ayant débuté en 2013, l’œuvre montre une série de collaborations où le chant, par sa force positive et collective, rassemble des voix et réinterprète le procédé autochtone de “Songlines” (chants d’itinéraire). Ces performances se concentrent sur les perturbations produites par l’humain sur la vie végétale et animale; l’artiste réfléchit ces interventions comme une demande de pardon à la terre et aux cours d’eau. Ainsi perçus comme des processus de réconciliation et de résurgence autochtone, ces chants confrontent les structures colonialistes, capitalistes et industrielles qui marquent le territoire de manière permanente. Spécifique au contexte de Tiohtià:ke / Mooniyaang / Montréal, Johnson collaborera avec Odaya, un collectif de femmes autochtones, pour créer une nouvelle “Songline”.


Écho : réverbération dans l’espace
Jusqu’au 20 janvier 2019
Centre Phi
407, rue St-Pierre
Montréal, Québec
Métro Place-d’Armes/Square-Victoria-OACI
Lundi et mardi de 9h à 17h
Mercredi, jeudi et vendredi de 9h à 21h
Samedi de 10h à 21h
Dimanche de 10h à 18h
*Prenez note que l’accès à l’exposition est strictement réservé aux personnes de 13 ans et plus.

Le Centre Phi invite à nouveau ses visiteurs à se transporter dans un univers de réalité virtuelle. Focalisée sur des vibrations sonores, cette exposition propose de vivre le monde contemporain par l’entremise des ondes gravitationnelles de notre univers. Alors que le présent existe grâce aux répercussions du passé, le Centre Phi présente un projet dans l’intention de vivre l’aspect sonore d’il y a des milliards d’années.


Alexander Calder, Un inventeur radical – Elizabeth Hutton Turner et Anne Grace
Du 21 septembre au 24 février 2018
Musée des Beaux-Arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel
Du jeudi au mardi de 10h à 17h
Mercredi de 10h à 21h

Alexander Calder, Un inventeur radical est la première rétrospective canadienne d’envergure consacrée à l’artiste américain. Sous le commissariat de Elizabeth Hutton Turner et de Anne Grace, cette exposition vise à souligner le talent d’inventeur de ce peintre et sculpteur. En collaboration avec la Fondation Calder, une centaine d’œuvres, dont des prêts majeurs, y seront présentées afin d’illustrer l’éventail des médiums utilisés par cet artiste de l’avant-garde. À travers les peintures, les dessins, les figurines de cirque en fil de fer et les mobiles, nous assisterons au génie de cet artiste du XXe siècle. En réinventant la nature même du dessin et de la sculpture, Calder introduira dans ses sculptures-mobiles la quatrième dimension ; celle du temps, transformant ainsi drastiquement la façon dont les objets animeront l’espace.


L’architecture en soi et autres mythes postmodernistes
Jusqu’au 7 avril 2019
Centre Canadien d’Architecture
1920 rue Baile
Métro Georges-Vanier
Métro Guy-Concordia
Mercredi au dimanche de 11h à 18h
Jeudi de 11h à 21h

Le Centre Canadien d’Architecture présente, du 7 novembre 2018 au 7 avril 2019, L’architecture en soi et autres mythes postmodernistes (Architecture Itself and Other Postmodernist Myths) dans ses salles principales. Commissariée par Sylvia Lavin, l’exposition vise à offrir une contre-historiographie de projets architecturaux canoniques du postmodernisme américain pour déconstruire certains mythes. Présentant un point de vue unique, l’exposition met au défi le récit typique de l’architecture en s’appuyant sur des archives de différentes provenances, dont la collection du CCA, pour une vision empirique qui interroge l’idée même de l’architecture.


Les brèves du mois de novembre ont été préparées par : Charlie Carroll-Beauchamp, Maude Darsigny-Trépanier, Hélène Théoret, Daphné Jeannotte et Camille Richard

En en-tête : Étienne Tremblay-Tardif, «Éphéméride: l’occupation étudiante de l’École des beaux-arts de Montréal» (détail), 2018.
Crédit photo : Étienne Tremblay-Tardif

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