Calendrier culturel

Janvier 2019


L’attente
Leila Zelli – Terrain de jeux

Jusqu’au 23 février 2019
Galerie de l’UQAM
Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Métro Berri-UQAM
Mardi au samedi de 12h à 18h

La Galerie de l’UQAM démarre sa programmation 2019 avec deux expositions. D’une part, le commissaire Fabrizio Gallanti présente L’attente. En réunissant des artistes du Québec, de l’Allemagne, de l’Angleterre et de l’Inde, l’exposition propose une réflexion sur notre rapport au temps. Grâce à des œuvres inédites, des œuvres déjà existantes et des archives, L’attente questionne la valeur du temps dans le système capitaliste contemporain et donc son potentiel subversif. D’autre part, Leila Zelli, finissante à la maitrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, expose Terrain de jeux. À partir d’images en mouvement, représentant des situations de guerre, l’artiste réalise une installation immersive in situ. Par des effets de son et de positionnement, Zelli modifie le contexte des images, afin de créer un espace fictif qui interroge le regard de chacun sur l’autre.


Juan Ortiz-apuy – La Guaria Morada
Léa Moison – 25/09=1

Jusqu’au 16 mars 2019
Optica
5445 Avenue de Gaspé, espace 106
Métro Laurier ou Rosemont
Mardi au vendredi 12h à 17h

Optica présente le travail de Juan Ortiz-Apuy et de Léa Moison. Avec La Guaria Morada, Juan Ortiz-Apuy crée dans l’espace de la galerie un écosystème à partir d’humidificateurs, de déshumidificateurs et d’un système de chauffage. Ces appareillages servent à maintenir un environnement artificiel, afin de conserver des orchidées tropicales, une fleur typique du Costa Rica. Ainsi, cette installation établit un parallèle avec l’état du pays d’origine d’Ortiz-Apuy qui est en constante situation de vulnérabilité. Conjointement, Léa Moison expose 25/09=1, une œuvre présentant des dessins et des sculptures réalisées par modélisation 3D, qui tentent de matérialiser le son. Dans un processus de transfert de données, la musique devient une partition transformée. L’artiste joue ainsi avec les codes de la réalité virtuelle pour réaliser un univers irréel


Jessica Williams + Alexia Laferté-Coutu
Jusqu’au 23 février 2019
Projet Pangée
372 Rue Sainte-Catherine, espace 412
Métro Place-des-Arts
Mercredi au samedi de 12h à 17h

La galerie Projet Pangée propose une rencontre entre les artistes Jessica Williams et Alexia Laferté-Coutu. Les œuvres peintes intuitives de Jessica Williams illustrent des scènes d’intérieur qui évoquent des souvenirs fragmentés. Les contrastes entre les tons pastel et les ombres marquées participent, au sein de ces compositions, à une sensation d’anxiété. À ses côtés, Alexia Laferté-Coutu présente des empreintes de surfaces d’architectures historiques sous la forme de sculptures. Par la technique du moulage, l’artiste enregistre le sensible et le tangible des bâtiments. Il revoit la fluidité de la matière et son potentiel de transformation, de réversibilité.


Ke’tapekiaq Ma’qimikew: The Land Sings / La terre chante – Ursula Johnson
Jusqu’au 12 janvier 2019
372 Rue Sainte-Catherine, espace 507
Métro Place-des-Arts
Mardi au vendredi de 11h à 18h
Jeudi de 11h à 20h
Samedi de 12h à 18h

Artiste multidisciplinaire Mi’kmaq, Ursula Johnson expose Ke’tapekiaq Ma’qimikew: The Land Sings / La terre chante à la Galerie SBC. Projet ayant débuté en 2013, l’œuvre montre une série de collaborations où le chant, par sa force positive et collective, rassemble des voix et réinterprète le procédé autochtone de “Songlines” (chants d’itinéraire). Ces performances se concentrent sur les perturbations produites par l’humain sur la vie végétale et animale; l’artiste réfléchit ces interventions comme une demande de pardon à la terre et aux cours d’eau. Ainsi perçus comme des processus de réconciliation et de résurgence autochtone, ces chants confrontent les structures colonialistes, capitalistes et industrielles qui marquent le territoire de manière permanente. Spécifique au contexte de Tiohtià:ke / Mooniyaang / Montréal, Johnson collaborera avec Odaya, un collectif de femmes autochtones, pour créer une nouvelle “Songline”.


Écho : réverbération dans l’espace
Jusqu’au 20 janvier 2019
Centre Phi
407, rue St-Pierre
Montréal, Québec
Métro Place-d’Armes/Square-Victoria-OACI
Lundi et mardi de 9h à 17h
Mercredi, jeudi et vendredi de 9h à 21h
Samedi de 10h à 21h
Dimanche de 10h à 18h
*Prenez note que l’accès à l’exposition est strictement réservé aux personnes de 13 ans et plus.

Le Centre Phi invite à nouveau ses visiteurs à se transporter dans un univers de réalité virtuelle. Focalisée sur des vibrations sonores, cette exposition propose de vivre le monde contemporain par l’entremise des ondes gravitationnelles de notre univers. Alors que le présent existe grâce aux répercussions du passé, le Centre Phi présente un projet dans l’intention de vivre l’aspect sonore d’il y a des milliards d’années.


Alexander Calder, Un inventeur radical – Elizabeth Hutton Turner et Anne Grace
Du 21 septembre au 24 février 2018
Musée des Beaux-Arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel
Du jeudi au mardi de 10h à 17h
Mercredi de 10h à 21h

Alexander Calder, Un inventeur radical est la première rétrospective canadienne d’envergure consacrée à l’artiste américain. Sous le commissariat de Elizabeth Hutton Turner et de Anne Grace, cette exposition vise à souligner le talent d’inventeur de ce peintre et sculpteur. En collaboration avec la Fondation Calder, une centaine d’œuvres, dont des prêts majeurs, y seront présentées afin d’illustrer l’éventail des médiums utilisés par cet artiste de l’avant-garde. À travers les peintures, les dessins, les figurines de cirque en fil de fer et les mobiles, nous assisterons au génie de cet artiste du XXe siècle. En réinventant la nature même du dessin et de la sculpture, Calder introduira dans ses sculptures-mobiles la quatrième dimension ; celle du temps, transformant ainsi drastiquement la façon dont les objets animeront l’espace.


L’architecture en soi et autres mythes postmodernistes
Jusqu’au 7 avril 2019
Centre Canadien d’Architecture
1920 rue Baile
Métro Georges-Vanier
Métro Guy-Concordia
Mercredi au dimanche de 11h à 18h
Jeudi de 11h à 21h

Le Centre Canadien d’Architecture présente, du 7 novembre 2018 au 7 avril 2019, L’architecture en soi et autres mythes postmodernistes (Architecture Itself and Other Postmodernist Myths) dans ses salles principales. Commissariée par Sylvia Lavin, l’exposition vise à offrir une contre-historiographie de projets architecturaux canoniques du postmodernisme américain pour déconstruire certains mythes. Présentant un point de vue unique, l’exposition met au défi le récit typique de l’architecture en s’appuyant sur des archives de différentes provenances, dont la collection du CCA, pour une vision empirique qui interroge l’idée même de l’architecture.


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par : Hélène Théoret, Daphné Jeannotte et Camille Richard

En en-tête : Leila Zelli, Terrain de jeux (détail), installation, dimensions variables, 2019.

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