Calendrier culturel

Juillet 2021


Sur les sentiers de Robert W. Reford Pierre Fauteux
De juin à octobre 2021
Jardins de Métis
200, route 132
Grand-Métis, Québec
Tous les jours de 8 h 30 à 18 h

Sur les sentiers de Robert W. Reford de Pierre Fauteux est une des six expositions temporaires présentées cet été aux Jardins de Métis. Elle rend hommage au mari de la fondatrice des jardins, important collectionneur et photographe canadien. Pierre Fauteux parcourt les sentiers des jardins pour les photographier en noir et blanc avec ses vieux appareils photo argentiques. Les images grand format extrêmement détaillées et texturées qu’il tire, certaines sous forme de panoramas, capturent l’attention et deviennent des fenêtres vers les paysages qui fleurissent activement à l’extérieur des murs de l’exposition.


L’INFINI
Du 21 juillet au 7 novembre 2021
Arsenal art contemporain Montréal
2020, rue William
Montréal, Québec
Métro Georges-Vanier
Du mardi au jeudi de 10 h à 19 h

Le Studio PHI a récemment annoncé sa prochaine exposition majeure d’expérience immersive : une visite de la Station spatiale internationale, inspirée par les missions de la NASA. Ce parcours exceptionnel regroupera de la réalité virtuelle, augmentée, de l’art immersif ainsi que des projections. Cette exposition de grande envergure sera présentée dans les salles de l’Arsenal art contemporain Montréal. L’espace réservé à l’exposition, totalisant 12 500 pi2, est divisé en sept zones proposant chacune des points d’intérêts divers. La durée totale de l’expérience est d’une heure, montrant du contenu filmé parmi 200 heures d’enregistrement. PHI décrit cette nouvelle attraction comme « un parcours immersif et poétique ».


Espaces médians : repères de dépossession — Exposition collective
Jusqu’au 13 février 2022
Centre Canadien d’Architecture
1920, rue Baile
Montréal, Québec
Du mercredi au dimanche de 11 h à 18 h
Jeudi de 11 h à 21 h

Jusqu’au 13 février 2022, le Centre Canadien d’Architecture présente dans ses vitrines l’exposition Espaces médians : repères de dépossession. Par la monstration de photographies et d’objets issus de la colonisation de l’Amérique du Nord, l’exposition met en lumière les récits coloniaux de l’exploitation de ce territoire, ainsi que les notions de propriété et d’infrastructure au sein des espaces ruraux et urbains. Cette lecture critique s’appuie sur les archives photographiques du CCA qui, éclairées et actualisées par les nouvelles perspectives des commissaires, mettent de l’avant le rôle important de l’architecture dans la dépossession des territoires autochtones.


Ninga Mìnèh — Caroline Monnet
Jusqu’au 1er août 2021
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Métro Peel ou Guy-Concordia
Du mardi au dimanche de 10 h à 17 h

Sous le commissariat de Sylvie Lacerte, l’exposition individuelle de l’artiste d’origines anichinabée et française Caroline Monnet propose une revisite de l’histoire et de l’histoire de l’art. Par son utilisation de matériaux non artistiques – à savoir des matériaux de construction tels que des membranes isolantes ou encore du papier goudronné – l’artiste pose un regard saisissant et critique sur la précarité des habitations des réserves dans lesquelles les membres des Premières nations logent. Ce faisant, elle met aussi en avant la précarité généralisée de leurs conditions de vie, ainsi que leur isolement. En jouant avec des motifs issus de la culture traditionnelle algonquine et en sculptant dans ces matériaux robustes, elle appelle poétiquement à l’action; sommant les autorités politiques de réfléchir à cette ancienne promesse – ninga mìnèh, en algonquin.


Les tableaux réunis — Martin Désilets
Jusqu’au 6 septembre 2021
Musée d’art de Joliette
145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil
Joliette, Québec
Du mardi au vendredi de 12 h à 17 h
Du samedi au dimanche de 10 h à 17 h

Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre, l’exposition de Martin Désilets propose une recontextualisation de l’accrochage thématique de la collection permanente du Musée d’art de Joliette, Les îles réunies. Sa démarche, s’établissant dans la volonté de réaliser un monochrome photographique, offre une nouvelle forme d’appréciation des œuvres du Musée d’art de Joliette au visiteur et à la visiteuse. Ainsi, des enjeux de consommation, de temporalité et d’exposition sont mis sous la lentille de l’artiste. Un parallèle initiant une narration novatrice entre une collection muséale et une démarche contemporaine.


C’est notre histoire
Jusqu’au 1er janvier 2030
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h

Un nouveau regard sur l’art contemporain des populations autochtones est proposé à la l’exposition du Musée de la civilisation construite de pair avec La Boîte Rouge VIF. La concertation des 11 nations, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiwok, Eeyou, Hurons-Wendat, Innus, Inuit, Kanien’kehá:ka, Mi’gmaq, Naskapis, Waban-Aki et Wolastoqiyik, résidant au sein du territoire québécois, est au cœur de cette initiative. Le regroupement de plus de 450 objets invite le visiteur et la visiteuse à concevoir les cultures autochtones actuelles sous un nouveau regard. Une exposition sensible, critique et décoloniale ouvrant la voie à une conception du monde et de l’histoire de communautés longtemps marginalisées.


Récits naturels — Exposition collective
Du 3 juin au 3 octobre 2021
Musée d’art contemporain des Laurentides
101, place du Curé-Labelle
Saint-Jérôme, Québec
Mercredi de 13 h à 17 h
Du jeudi au samedi de 11 h à 17 h
Dimanche de 12 h à 16 h

Commisariée par Aseman Sabet, l’exposition Récits naturels rassemble les productions des artistes Maryse Goudreau, Caroline Monnet, Celia Perrin Sidarous, Joseph Tisiga, Sally Tisiga et le duo Sarah Wendt + Pascal Dufaux. Intéressée par l’histoire naturelle et par ce qu’elle impose comme représentations, l’exposition met en dialogue plusieurs pratiques qui exploitent la nature et ses itérations dans nos cosmogonies – nécessairement imbriquées dans des récits culturels, des conceptions sociales et des identités sensibles comme politiques. Faisant se croiser l’histoire du monde et l’histoire de la nature, les diverses œuvres proposées consacrent un regard humain et une réflexion poétique comme engagée au concept de nature, qui s’ancre autant dans le réel que dans l’imaginaire et qui définit indéniablement nos relations avec nos écosystèmes.


Ouverture de la galerie EZB — Easy Brad
À partir du 28 mai 2021
40, rue Garneau, Québec
Québec, Québec
Du lundi au mercredi de 11 h à 19 h
Jeudi de 11 h à 20 h
Du vendredi au samedi de 11 h à 21 h

Au cours des prochains jours, l’artiste de Québec Easy Brad ouvrira les portes de sa propre galerie située sur la rue Garneau au cœur du Vieux-Québec. La galerie EZB lui permettra d’exposer ses œuvres mais aussi d’offrir des produits dérivés. On reconnait les oeuvres de l’artiste par ces figures géantes qui gravitent dans un environnement surréaliste, celles-ci apparaissant notamment sur la pochette du récent album de Koriass et FouKi. Easy Brad emploie lui-même le terme « psychédélique » pour qualifier son art. D’ailleurs, il se peut que vous ayez déjà observé une de ses œuvres dans le paysage de la ville, que ce soit avec la murale réalisée l’automne dernier au 336 rue du Pont, ou bien avec celles peintes sur les colonnes du pont de la rue Charest.


Still ready to curse and rage — Preston Pavlis
Jusqu’au 31 juillet 2021
Bradley Ertaskiran
3550, rue Saint-Antoine Ouest
Montréal, Québec
Du mercredi au vendredi : 11 h à 18 h
Samedi de 12 h à 17 h

Par une approche ancrée dans la contemplation et la subtilité des émotions humaines, Preston Pavlis travaille la peinture à l’huile, le textile et le collage pour investiguer des récits et des souvenirs tant introspectifs que poétiques. Dans l’exposition Still ready to curse and rage, le jeune artiste présente neuf toiles (monumentales pour la plupart), entendues comme des pistes de réflexion sur des conflits internes variés : l’angoisse, la confiance en soi, le désir, la rage. Chacune des toiles présente divers personnages solitaires qui semblent être dans des états à la fois pensifs et rêveurs.


Les impermanents — Yann Pocreau
Jusqu’au 1er août 2021
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17 h
Mercredi de 10 h à 21 h

Les impermanents découle d’une résidence de création durant laquelle Yann Pocreau s’est penché sur des explorations et des questionnements relatifs aux astres, à la matérialité et à l’éphémérité. L’artiste québécois s’intéresse à la lumière autant naturelle qu’artificielle, vaste sujet qu’il explore sous forme photographique, sculpturale et conceptuelle. L’exposition présente plusieurs impressions solaires et lunaires, dont des cyanotypes et des épreuves lumen, ainsi que des projections de diapositives anciennes. La série Les impermanents, qui donne son nom à l’exposition, consiste en 74 portraits photographiques que l’artiste a trouvés dans une brocante et perforés suivant les motifs des constellations célestes.


Architectures impossibles — Suzanne Joos
Jusqu’au 25 juillet 2021
Maison des arts de Laval
1395, boulevard de la Concorde Ouest
Laval, Québec
Station Montmorency
Du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h

L’exposition Architectures impossibles présente le travail au dessin de Suzanne Joos. Caractérisée par son approche cartographique, l’artiste y propose des plans architecturaux totalement impossibles à réaliser, que ce soit par leur absence de données ou par leurs proportions irrationnelles. Utilisant outils d’architecture obsolètes, impressions au tampon et aquarelle pour concevoir ces images inusitées et colorées, Joos réussit à poser un regard critique sur la spéculation et la construction immobilière excessive par ses plans illogiques et inadaptés à la société contemporaine.


Identité.e.s 2  — Collectif Identité
Jusqu’au 31 juillet 2021
L’Artothèque
5720, rue Saint-André
Montréal, Québec
Métro Rosemont
Du mercredi au vendredi de 12 h à 19 h

L’Artothèque accueille Identité.e.s 2, une exposition en partenariat avec l’organisation Vues d’Afrique. La mission de cette bibliothèque d’art est de soutenir les artistes en rendant les œuvres d’art disponibles aux individus et aux entreprises pour location, tout en encourageant la vente. Cette collaboration entre l’Artothèque et Vues d’Afrique se concentre sur les artistes contemporain·e·s issu·e·s de la diversité pour élargir l’éventail d’œuvres offertes au public.


Ondes élastiques – Les faunes s’agitent encore dans l’épaisseur des bois — Fanny Mesnard
Du 28 mars au 25 juillet 2021
Maison des arts de Laval
1395, boul. de la Concorde Ouest
Laval, Québec
Métro Montmorency
Du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h

Commissariée par Manon Tourigny, l’exposition solo Ondes élastiques – Les faunes s’agitent encore dans l’épaisseur des bois nous offre à voir le travail de Fanny Mesnard. C’est en explorant les possibilités du geste qui trace, du geste qui forme et du geste dansé que l’artiste multidisciplinaire interroge les relations entre le corps et l’espace qu’il habite. Ses œuvres, peuplées par le végétal, l’animal, l’hybride et le magique, conduisent des réflexions sur notre connectivité à la nature et au territoire.


Bouleversement marins  — Carmelle Pilon
Jusqu’au 29 août 2021
Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord
12000, Boulevard Rolland
Montréal, Québec
Du lundi au vendredi de 8 h à 21 h
Samedi et dimanche de 12 h à 17 h

L’artiste visuelle Carmelle Pilon nous propose cet été l’exposition Bouleversements marins à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord. Sa pratique protéiforme inclut la peinture, l’estampe, le dessin et l’installation. Dans son travail, elle explore le lien entre l’humain et la nature. Dans Bouleversements marins, Carmelle Pilon rassemble des milliers de miniatures pour former des tableaux, dont le thème se concentre sur les paysages marins. Elle nous rappelle l’immensité de l’océan, et montre le passage de l’empreinte humaine dans ses œuvres. Son discours porte ainsi sur la beauté de la nature et les dérèglements causés par l’activité humaine.


Temps longs — Maryse Goudreau, Kelly Jazvac, Clara Lacasse et Jessica Slipp
Dès le 11 mars 2021
Galerie de l’UQAM
En ligne

L’exposition Temps longs, commissariée par Bénédicte Ramade, marque le quatrième volet de QUADrature, un projet numérique qui se découvre depuis septembre dernier sur le site web de la Galerie de l’UQAM. Les récits éthologiques que nous offre Maryse Goudreau, les « plastiglomérats » récoltés par Kelly Jazvac, les espaces désertés d’un biodôme que documente Clara Lacasse et les vies minérales dans lesquelles s’immisce Jessica Slipp évoquent, par leurs dialogues, la conjugaison malaisée d’un rythme lent, confiné dans l’attente, et du rythme fiévreux d’une nature en état de crise.


Passages insolites — Exposition collective
Jusqu’au 11 octobre 2021
Du quartier Petit Champlain jusqu’à Saint-Sauveur pour le parcours principal, en plus d’œuvres satellites en Haute-Ville

Les passages insolites reviennent en force dans la ville de Québec cet été, alors que l’art public continue de souffler un vent de fraîcheur sur la situation pandémique actuelle. Cette année, les déambulateur·trice·s pourront admirer plus d’une vingtaine d’œuvres d’art à travers différents secteurs de la ville. EXMURO offre aux visiteur·euse·s des œuvres du Musée du Bad Art (Boston) ainsi que des performances en art vivant. Un point d’accueil et d’information est aménagé dans l’Espace 400e dans le Vieux-Port. Pour le reste… il suffit de suivre la signalétique jaune!


Ashtam — Michel Depatie
Jusqu’au 22 août 2021
Maison de la culture du Plateau Mont-Royal
465, avenue du Mont-Royal Est
Montréal, Québec
Du mardi au jeudi de 13h à 18h
Du vendredi au dimanche de 13h à 17h

Ashtam est un cri de ralliement innu entre 46 jeunes issu·e·s des milieux innus et québécois. Cette exposition nous plonge dans une rencontre novatrice survenue entre des écolier·ère·s de l’école alternative Arc-en-ciel du Plateau Mont-Royal et de l’école Tshishteshinu de la communauté Innue de Mani-Utenam. Ce dialogue a eu lieu suite aux drames de la crise d’Oka de 1990. Elle a permis de faire tomber des préjugés et de former des amitiés. Le photographe Michel Depatie, qui a pu prendre part à cette rencontre, nous rend sa vision et fait de nous des spectateur·trice·s privilégié·e·s de cette rencontre à travers ses œuvres photographiques.


De l’œil à la fenêtre : Takashi Homma sur Le Corbusier 
Jusqu’au 15 août 2021
Centre Canadien d’Architecture
1920 rue Baile, Montréal, QC
Métro Atwater (ligne verte) ou Georges-Vanier (ligne orange)
Du mercredi au dimanche, de 11 h à 18 h

La caméra et la fenêtre ont tous deux la particularité de cadrer le regard. Dans De l’œil à la fenêtre, le photographe japonais Takashi Homma investigue le médium photographique et son influence sur la perception du regard et de l’espace construit. Dans une volonté de surpasser la simple contemplation du bâtiment, Homma photographie l’architecture de Le Corbusier en Europe et en Asie – particulièrement les fenêtres – afin de mettre en exergue son point de vue d’observateur et de façonner une nouvelle expérience de l’architecture. Juxtaposant les séquences photographiques de Homma et les dessins architecturaux de Le Corbusier, cette exposition met l’accent sur la perception des espaces intérieur et extérieur opérée par la fenêtre par l’entremise de la photographie.


Ouvrir le dialogue sur la diversité corporelle — Exposition collective
Jusqu’au 12 septembre 2021
Musée national des beaux-arts du Québec
179 Grande Allée Ouest
Québec, Québec
Du samedi au mardi de 10 h à 18 h
Mercredi et vendredi de 10 h à 21 h
Jeudi de 10h à 18h

Ouvrir le dialogue sur la diversité corporelle est une exposition grandement symptomatique de son époque. Inspirée de la conversation autour de l’acceptation des corps, particulièrement forte sur les réseaux sociaux comme Instagram et désormais incontournable dans le monde de la mode, cette exposition ouvre une fenêtre sur des corps de toutes formes, couleurs et identités de genres. La promotion de la diversité corporelle vise à briser les conventions de beautés préétablies et à inclure une plus grande variété de personnes, en donnant à voir des particularités autrefois à cacher comme la pilosité et les cicatrices en tout genre. Cette exposition présente une grande variété de médiums comme des illustrations, des photographies, des sculptures, des peintures et des textiles.


Leonard Cohen : Une brèche en toute chose
Jusqu’au 12 février 2024
Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)
Exposition en ligne

Cette exposition virtuelle de l’artiste multidisciplinaire Leonard Cohen est une nouvelle version de celle présentée physiquement au musée en 2017-2018. On y retrouve du contenu inédit et varié tel que des images, extraits audio et vidéo, citations et biographies d’artistes, ainsi que des chansons, entrevues, poèmes et autoportraits réalisés par Cohen. Tous sont classés selon quatre thématiques représentatives de sa démarche artistique : Pensée poétique, Spiritualité & humilité, Amour et Perte & désir. L’importance de l’écrit et de la parole dans l’œuvre de cet artiste canadien est particulièrement mise de l’avant, notamment à travers celle du public. Ce dernier est d’ailleurs invité à témoigner par le biais des réseaux sociaux et du mot-clic #cohenetmoi.


Entretiens d’artistes de l’exposition RELATIONS: la diaspora et la peinture
Dès le 1er février 2021
Fondation Phi pour l’art contemporain
En ligne

Profitez de la plateforme de la Fondation Phi qui offre des entretiens en ligne dans le cadre de l’exposition RELATIONS: la diaspora et la peinture, qui a eu lieu de juillet à novembre 2020. La commissaire Cheryl Sim mène des entretiens avec certains des artistes ayant participé à cette exposition qui explorait l’idée de la diaspora et de l’identité, dans un contexte de mondialisation, à travers leurs œuvres. À titre d’exemple, Michaëlle Sergille artiste et commissaire indépendante travaillant le textile et l’installation y parle de sa démarche artistique. On peut aussi visionner les entretiens de l’artiste multidisciplinaire Moridja Kitenge Banza, de Sallman Toor et de Julie Mehretu.


Kenbe la, jusqu’à la victoire — Will Prosper
Dès le 1er février 2021
En ligne
Durée 1h23 (83min.)

Réalisé en 2019 par Will Prosper, le documentaire suit les traces de l’artiste et militant d’origine haïtienne Alain Philoctète, qui vit présentement au Québec. L’artiste atteint d’un cancer, déterminé à développer un projet de permaculture en Haïti avec une collaboration locale, vit entre ces deux lieux desquels il trouve ses appuis pour ses idéaux. Le réalisateur Will Prosper nous convie à l’intimité des rencontres familiales où la transmission du savoir et la quête sans relâche de partage qui mène l’artiste malgré l’exil. La trame sonore qui agrémente ce voyage inspirant est de Jenny Salgado.


Présence | Décloisonner le regard — Milton Riaño, Maria Ezcurra, Laura Barrón et Sergio Clavijo
À partir du 18 décembre 2020
Salle de diffusion de Parc-Extension
En ligne

Commissariée par Mariza Rosales Argonza, Présence / Décloisonner le regard présente le travail de quatre artistes originaires d’Amérique latine vivant au Québec : Milton Riaño, Maria Ezcurra, Laura Barrón et Sergio Clavijo. Réalisée dans le cadre du Festival LatinArte, festival ayant pour mission de faire connaître les créateur·trice·s d’origine latino-américaine, cette exposition a ouvert ses portes seulement quelques jours au mois de septembre avant le resserrement des mesures sanitaires. À travers un parcours entièrement virtuel, on y retrouve des installations numériques, sculptures monumentales ainsi que des œuvres d’art photographique et organique. L’expérience de visite virtuelle est agréable, il est facile de se laisser complètement immerger dans cet univers.
Pour une visite guidée de l’exposition en ligne, cliquez ici


SAK VID PA KANPE ! — Francisco Gonzalez-Rosas, Marie La Vierge, Yonel Charles, Anahita Norouzi, Eliza Olkinitskaya
À partir du 14 janvier 2021
La Galerie de l’UQAM
En ligne

Troisième volet de QUADrature, une série de quatre expositions réfléchies par la Galerie de l’UQAM expressément pour l’écran numérique, Sak vid pa kanpe ! (proverbe créole signifiant : Un sac vide ne tient pas debout !) réunit cinq artistes dans un objectif de souligner la dimension politique du corps, que ce soit par sa présence ou son absence. Cette exposition est commissariée par le Musée d’art actuel / Département des invisibles (MAADI), musée itinérant ayant pour mission d’activer la pensée critique en apportant une lecture plurielle et inclusive sur les enjeux actuels de l’art contemporain.


À la racine de l’arbre
Portrait sonore
En ligne

L’organisme Portrait Sonore sortira bientôt son tout nouvel audioguide À la racine de l’arbre. Alors que les promenades sonores de l’application nous apportent souvent vers une communion avec l’art et l’architecture, À la racine de l’arbre emprunte un tournant quelque peu différent. Cette fois-ci, la voix de Sophie Mankowski, accompagnée par la musique d’Antoine Bédard et Corinne René, nous invite à renouer avec les arbres du parc du Mont-Royal. Dans une approche plus poétique et environnementale, le documentaire sonore nous donne un prétexte pour respirer l’air frais du parc mythique, le temps d’une randonnée de 2h30. Il s’agit de la parfaite activité de confinement et une occasion en or de réfléchir à notre empreinte sur ces espaces verts qui nous tiennent tant à cœur présentement.


Aime ton cinema
Où voir les films québécois ?

Le 14 mai dernier avait lieu le lancement du nouveau site web Aime ton cinéma, dédié au cinéma québécois. Son moteur de recherche permet de localiser les lieux de diffusion de plusieurs films produits au Québec, que ce soit au cinéma, sur une plateforme numérique ou à la télévision. Le site offre un large éventail de choix, des nouveautés de l’année comme Antigone jusqu’à d’anciens classiques tels que Dans une Galaxie près de chez vous. Il est possible de consulter sur Aime ton cinéma les bandes-annonces de tous les films répertoriés sur la plateforme, une liste des films à venir prochainement ainsi que les recommandations de certaines personnalités du cinéma québécois. Aime ton cinéma permet surtout de promouvoir la culture cinématographique québécoise à un moment où cela compte plus que jamais.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Art public Montréal
Œuvres d’art dans des lieux publics et accessibles, intérieurs ou extérieurs

Avec le retour du beau temps et après plus de deux mois de confinement, un désir de sortir prendre de l’air, de profiter des parcs et autres lieux publics montréalais se fait ressentir. La plateforme d’Art public Montréal propose une manière de recenser et de découvrir les œuvres d’art urbaines de la métropole. Le site suggère des parcours et des circuits qui permettent de découvrir une collection de 900 œuvres et installations qui enrichissent quotidiennement le décor de la ville. Le site web propose aussi une carte interactive permettant d’admirer les œuvres par quartier. Il est ainsi possible de planifier des promenades thématiques ou de découvrir des nouveaux endroits dans des quartiers méconnus. Pour ceux qui préfèrent ne pas s’aventurer à l’extérieur, les œuvres d’art peuvent être appréciées directement sur leur site.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Corona Culture
Compte Instagram

Avec l’arrivée du confinement collectif en mars est née une plateforme numérique vouée au partage de l’art et de la littérature pendant la quarantaine imposée par la COVID-19. Cette page Instagram présente des créations d’art visuel, des collages originaux, des extraits de poèmes et des photographies inspirés par les divers aspects de la vie en quarantaine. On y retrouve des artistes en « résidence virtuelle » partageant leurs lectures actuelles ou des bribes de textes portant sur la nostalgie, la solitude, l’amour et le passage du temps. Cette plateforme réunit également plusieurs suggestions de pages Instagram d’artistes, d’écrivains et de poètes à suivre dans leur expérience et leur création en ces temps de distanciation sociale. À lire, à admirer et à explorer quand le besoin de s’évader se fait sentir.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Les Encans de la quarantaine
Encans en ligne

Instiguée par l’artiste visuelle, technicienne et enseignante dans le milieu artistique Sara A. Tremblay, l’initiative des Encans de la quarantaine a pour but premier de soutenir les artistes visuels touchés par la crise actuelle. Fondé sur les mêmes principes qu’un encan d’œuvres d’art, un jury formé d’artistes voit d’abord à équilibrer la représentation d’artistes émergents et établis, puis à s’entendre sur un prix de départ et un prix de réserve avec les artistes. Par la suite, tour à tour, ces œuvres encantées sont publiées sur le groupe Facebook éponyme, pour que le public soit convié à miser sur celles-ci. Les enchères seront ouvertes pendant une semaine pour chacun des objets d’art. À la fin du temps imparti, un verdict est finalement rendu et l’acheteur ayant proposé le prix le plus haut se porte acquéreur de l’œuvre. Bien entendu, tous les profits sont remis aux artistes. Cette initiative est une merveilleuse manière d’encourager le milieu artistique tout en faisant ses premières armes dans le monde des enchères, une chance inouïe de constituer sa propre collection d’œuvres d’art!

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Ce qui du monde se prélève permet à l’œil de s’ouvrir – Maude Arès, Amélie Proulx, Shabnam Zeraati, Giorgia Volpe
Exposition virtuelle accueillie par la Galerie de l’UQAM et produite par le Collectif 20

Cette exposition rassemble quatre artistes qui réfléchissent de différentes manières aux relations que nous tissons avec nos écosystèmes environnemental, social et psychique.
Tout d’abord, la pratique interdisciplinaire de Maude Arès interroge les éléments naturels à travers des installations hybrides qui forment des univers fictifs. Amélie Proulx, quant à elle, utilise la céramique en détournant des objets pour nous dévoiler sa vision renversée du monde. Ensuite, l’artiste Shabnam Zeraati parle des conflits sociaux et de la violence qui caractérise notre quotidien sur fond de récits plus intimes. Enfin, les œuvres de Giorgia Volpe jouent sur la sensorialité et l’imaginaire. Ces quatre artistes posent donc un regard sensible, à la fois sur la matière et sur le monde, et interrogent ainsi leurs paradoxes.
Le Collectif 20 regroupe 19 étudiantes et étudiants en histoire de l’art et en muséologie de l’UQAM, sous la direction de la chargée de cours et commissaire Véronique Leblanc.

Pour accéder à l’exposition virtuelle, cliquez ici.


À la découverte du Good Design
Objets sélectionnés parmi la Collection Stewart du Musée des beaux-arts de Montréal
Exposition virtuelle produite par le Programme Stewart pour le design moderne

Cette exposition est composée de trois parties : « Comprendre – Découvrir – Explorer ». La première permet d’énumérer les grands principes du « Good Design » et de les illustrer grâce à 20 objets du quotidien issus de la collection Stewart et à 7 interviews filmées de designers canadiens. Dans la deuxième partie, on découvre des projets architecturaux européens qui ont inspiré les expositions du MOMA dans les années 1930. On peut également visionner un film documentaire relatant la vie de Liliane Stewart et de sa collection d’arts décoratifs. Une sélection d’objets est ensuite proposée selon leur succès commercial et leur intemporalité. Enfin, la troisième partie donne accès à une carte interactive du Canada, afin d’y explorer des exemples publics de Good Design et le visiteur peut participer à un jeu en ligne, inspiré de celui de 1948 du Musée des beaux-arts du Canada. Bonne exploration !

Pour accéder à l’exposition virtuelle, cliquez ici.


Iningat Ilagii
Œuvres sélectionnées parmi la West Baffin Eskimo Co-op
Exposition virtuelle produite par la Collection McMichael du Musée d’art canadien de Kleinburg, Ontario.

L’espace Iningat Ilagii, signifiant « un lieu familial », permet aux communautés inuites de Kinngait (Cape Dorset, Nunavut) de partager leur art, leur culture et leur histoire. Il propose deux parcours de visite. On peut d’abord visionner 250 photographies et 4000 dessins en faisant une recherche par artiste, technique ou mot clé. On peut également créer sa propre exposition virtuelle en suivant différentes étapes : constituer sa collection en épinglant ses œuvres préférées, trouver un point commun entre elles, afin de faire ressortir une ligne curatoriale et écrire un texte de présentation, puis publier son exposition en ligne. Le visiteur peut alors, de façon ludique tout en apprenant davantage sur le métier de commissaire et de conservateur de musée.

Pour accéder à l’exposition virtuelle, cliquez ici.


Le Musée à la maison
Musée National des Beaux-Arts du Québec

Il est désormais possible d’avoir accès aux collections du Musée National des Beaux-Arts du Québec via leur site internet. Pour répondre à la grande demande d’activités culturelles numériques, le musée a fait de nombreux ajouts à son site internet comme la numérisation de leurs 40 000 œuvres qu’il est possible de retrouver via un outil de recherche et des albums thématiques. Le musée donne la possibilité au visiteur de « créer sa propre galerie » en lui permettant d’aimer ou de ne pas aimer une œuvre, créant une sélection spécialisée. De plus, une visite sonore de l’exposition vedette Frida Kahlo, Diego Riviera et le modernisme mexicain. La collection Gelman est maintenant disponible. L’ajout le plus impressionnant, toutefois, est sans l’ombre d’un doute la visite 360° de la collection permanente. Le visiteur peut dorénavant se promener à travers les salles Ressentir, Devenir, Imaginer et Croire et admirer les œuvres exposées dans une expérience complètement immersive. Certaines œuvres sont expliquées par des cartels longs tandis que d’autres sont accompagnées de vidéos explicatifs.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Artexte et le MAC s’allient pour : Art + Féminisme Journée contributive sur Wikipédia – Camille Larivée, Thérèse Ottawa et Maize Longboat
Artexte et Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)

Le 9 Novembre dernier, Artexte et le MAC ont organisé un événement spécial pour célébrer la journée Wikipédia Art + Féminisme. Il s’agissait de mettre en lumière les œuvres, les recherches et les écrits artistiques des « oubliés » de Wikipédia, notamment des femmes et des personnes autochtones. Cette exposition virtuelle permet de réitérer cette collaboration en présentant le travail de trois artistes : Camille Larivée, qui pratique le street art, Thérèse Ottawa, qui est photographe, et Maize Longboat, producteur de jeux vidéo. Le visiteur peut écouter les interventions de chaque artiste grâce à la retranscription des tables rondes qui ont eu lieu à cette occasion. Ils parlent de leur pratique mais aussi de leur vision des arts et de la place qu’ils y occupent actuellement, que ce soit dans la vie virtuelle ou réelle.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Musée de Pointe-à-Callière
Visite virtuelle

Avant qu’il ne ferme plus tôt en mars après l’avènement de la COVID-19; le musée Pointe-à-Callière présentait son exposition Les Incas… c’est le Pérou ! portant sur les créations artistiques raffinées et les rites culturels captivants du Pérou de la préhistoire jusqu’à l’ère contemporaine. Cette exposition, ainsi que les permanentes, seront donc disponibles virtuellement durant la fermeture temporaire de l’institution. Les intéressés pourront profiter des richesses archéologiques et historiques montréalaises que proposent le musée, tout en continuant d’apprendre et de se divertir par les nombreuses vidéos en direct qui seront diffusées sur les réseaux sociaux en suivant le mot-clic #PACchezvous. Le musée propose aussi plusieurs ressources éducatives en lien avec leurs expositions telles que : des fiches techniques, des coloriages thématiques pour les enfants et plusieurs jeux pédagogiques. De quoi rester occupé encore longtemps pendant le confinement!

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Mois de la poésie

« Le Mois est mort, vive le Mois » scande la page d’accueil du site internet du Mois de la poésie. Le festival annuel québécois célébrant les poésies de toutes sortes a su rebondir sur ses pieds en nous proposant une programmation presque entièrement virtuelle et échelonnée jusqu’à tard dans l’année 2020. Les performances présentielles Je lis deux et demi 4 fois dans la ville ainsi qu’HYGIÈNE sont déjà terminées, mais il est encore possible de profiter de diverses formes lyriques. L’inscription par courriel à En t’attendant je déjeune au cidre de pomme permet de recevoir quotidiennement des bribes poétiques d’une correspondance accompagnées d’illustrations des Six Volcans. Les douze balados de Poésie Go! Suisse à Québec sont un rassemblement de douze poèmes présentés en collaboration avec le Festival de la poésie de Montréal. Il est également possible d’écouter six auteurs réciter leurs textes en enregistrement via l’initiative Détourner la pub. Les autres spectacles sont reportés à des dates ultérieures.

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Office national du film du Canada

L’Office National du Film du Canada offre une riche variété de films de grande qualité, pour tous les âges, gratuits, en français et en anglais. Les thématiques vont de la fiction en courts et longs métrages, de l’animation et des documentaires. L’accès se fait en ligne ou sur des applications mobiles. L’ONF s’engage à appuyer la production autochtone et à respecter la diversité et l’équité. Il est possible d’y trouver des titres comme Trois Mille d’Asinnajaq, une animation qui survole les 3000 ans d’histoire des Inuits (14 min.); Âme noire de Martine Chartrand, qui offre des tableaux animés illustrant des faits marquants de la culture des Noirs (9 min.); ou encore la filmographie du renommé Gilles Carle.

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Fleurs sauvages
Objets sélectionnés parmi des souvenirs, des œuvres d’étudiant·e·s de la Faculté des arts de l’UQAM et des actions citoyennes.
Exposition virtuelle produite par l’Écomusée du fier monde en partenariat avec la Faculté des arts de l’UQAM.

Cette exposition porte un regard inédit sur les fleurs sauvages en présentant celles qui ont choisi de s’épanouir en milieu… urbain ! À travers un parcours historique, vous découvrirez donc les fleurs de Montréal, et plus particulièrement celles du quartier Centre-Sud. Des objets confectionnés par les Premiers Peuples aux nouvelles découvertes scientifiques du XXe siècle, en passant par l’apothicairerie en Nouvelle-France et l’industrialisation du XIXe siècle, vous apprendrez les usages et les vertus de toutes ces plantes qui poussent naturellement à côté de chez vous. Vous pourrez également découvrir les démarches citoyennes et projets actuels mis en place pour préserver ce patrimoine immatériel.
Grâce à cette exposition, vous serez plus attentifs aux fleurs de votre quartier et à la beauté sauvage de Montréal.

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Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Stéphanie Dufault-Bédard, Charline Giroud, Johanne Joseph, Béatrice Larochelle, Alexandra Dumais, Cassandra Lavoie, Marie-Hélène Durocher, Annabelle Brazeau, Florence Simard, Laurence Duchesne et Gabrielle Sarthou.

En bannière : Fanny Mesnard, Faire une pyramide avec un perroquet-dragon dans un ciel spaghetti (détail), 2020. Acrylique sur toile, 180 x 170 cm.

Photo : Étienne Boucher.