Calendrier culturel

Octobre 2017


Concrete Buildings — Erin Shirreff
Jusqu’au 19 octobre
Fonderie Darling
745, rue Ottawa
Mercredi — samedi : 12 h à 19 h, jeudi : 12 h à 22 h

La Fonderie Darling, en collaboration avec MOMENTA | Biennale de l’image, présente l’exposition Concrete Buildings de Erin Shirreff jusqu’au 19 octobre dans sa grande salle. L’artiste y propose une projection double et des constructions par lesquelles elle examine deux bâtiments bâtis par l’artiste américain Donald Judd à Marfa, au Texas, au moyen d’un montage séquentiel d’images d’archives et de prises de vue in situ de ces bâtiments. À travers leurs représentations et reconstitutions, l’artiste tente de distinguer ce qui résulte de l’interprétation ou non — de l’illusion ou de la désillusion — en semant le doute sur leur reconnaissance.


Carnations — Philippe Hamelin
Jusqu’au 21 octobre
Galerie Leonard & Bina Ellen
Université Concordia, 1400, Boul. de Maisonneuve Ouest, Rez-de-chaussée
Métro Guy-Concordia
Mardi — vendredi : 12 h à 18 h, samedi : 12 h à 17 h

Jusqu’au 21 octobre prochain, l’exposition Carnations, présentée à la Galerie Leonard & Bina Ellen et commissariée par Michèle Thériault, offre une toute première réflexion critique sur les compositions parfois indéfinissables de l’artiste Philippe Hamelin. Dans une chronologie de travaux réalisés depuis 2012, les animations et modélisations attestent des relations paradoxales que l’artiste établit entre le réel et l’irréel ou entre le physique et le psychique. Les situations animées desquelles émanent dissemblables textures organiques en contraste avec des formes géométriques ou scènes diversifiées captées par vidéo deviennent des espaces-seuils répartis dans l’espace liminaire qu’est la galerie.


Something is happening / Quelque chose se produit — Tanya St-Pierre et Philippe-Aubert Gauthier
Jusqu’au 21 octobre
Centre Action Art Actuel (AAA)
191, rue Richelieu – Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec J3B 6X7
Mardi — samedi : 13h à 17h

Jusqu’au 21 octobre prochain, l’exposition Something is happening / Quelque chose se produit des artistes Tanya St-Pierre et Philippe-Aubert Gauthier, propose une installation réalisée par la collision de la matérialité — de l’encre et du papier — et de l’immatérialité de l’image numérique. L’image de synthèse se décloisonne alors de l’intense luminosité de l’écran entre représentations technologiques et techniques. Les images s’appuient ainsi sur des vecteurs tels la gravité, le vent et la fumée. Elles deviennent déroutantes et prenantes à la fois par maints effets spéciaux numériques — ces artifices factices et hyperréalistes.


Fantastica Mexico – Arthur Desmarteaux
Jusqu’au 21 octobre
Galerie de l’Atelier Circulaire
5445, avenue de Gaspé (#105)
Métro Laurier
Mardi – samedi : 12h à 17h (nocturne le jeudi jusqu’à 19h)

L’installation immersive Fantastica Mexico de l’artiste Arthur Desmarteaux transporte le spectateur dans un paysage imaginaire et miniature de la ville de Mexico. C’est par l’élaboration d’un photomontage dense que l’artiste propose sa vision éclatée et fantastique de la mégapole. Le photomontage est créé à partir d’impressions numériques qui sont montées sous la forme de dioramas et animées par des projections en vidéo-mapping. S’en résulte un jeu d’ombres sur fond sonore du bruit des rues de Mexico. Inspirée de l’œuvre photographique d’Ed Rusha intitulée Building on the Sunset Strip (1966), son installation propose une vision fragmentée du paysage urbain de la ville de Mexico, nous confrontant ainsi à l’impossibilité d’y accéder de manière unifiée et globale. De plus, Desmarteaux nous porte à réfléchir sur les conditions de vie présentent dans la métropole, cette dernière étant représentée ici de manière hostile et quasi monstrueuse.


Try Me – Cal Lane
9 septembre au 28 octobre
Galerie Art Mûr
5826 St-Hubert
Métro Rosemont
Mardi – mercredi : 10 h à 18 h, jeudi – vendredi : 12 h à 20 h, samedi : 12 h à 17 h

La sculptrice Cal Lane présentera son travail emblématique de découpe de métal à la galerie Art Mûr à Montréal. Try Me a été exposé plus tôt cette année dans la galerie Art Mûr de Lepzig, en Allemagne. Le travail de Lane cherche à poser une réflexion sur le genre et les objets. Elle déconstruit ainsi l’idéologie d’attribuer certaines caractéristiques physiques à un genre en particulier en travaillant le métal de manière à le faire paraître tel de délicates broderies. À mi-chemin entre le recyclage et l’artisanat, l’œuvre sculptée de Lane propose également un regard politique sur la surconsommation, notamment grâce à ses œuvres faites de barils de pétrole.


Balade pour la Paix
Jusqu’au 29 octobre
Musée des Beaux-Arts de Montréal
Départ rue Sherbrooke / rue Mckay jusqu’à Sherbrooke / Robert-Bourassa
Métro Guy-Concordia ou McGill
Entrée libre

Dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal, le MBAM propose un parcours artistique extérieur. L’exposition d’art public prendra place sur la rue Sherbrooke jusqu’au 29 octobre prochain. S’inscrivant dans le même optique humaniste qu’Expo 67, la Balade pour la paix présente 30 sculptures ainsi que 42 œuvres photographiques. Commissarié par trois femmes : Natalie Bondil, Sylvie Lacerte et Diane Charbonneau, le parcours d’une longueur d’un kilomètre propose une visite humaniste de la ville à travers des œuvres emblématiques. Débutant avec l’immense Totem de Charles Joseph qui commémore les survivant.es de pensionnats autochtones et se terminant avec une sculpture géante de femme de Niki St Phalle qui célèbre la diversité des corps, la Balade pour la Paix enjolive certainement la rue Sherbrooke durant un été pluvieux.


Terre des femmes
Jusqu’au 19 novembre
Musée d’art contemporain de Montréal
185, rue Ste-Catherine O.
Métro Place des arts
Lundi : fermé, mardi : 11h à 18h, mercredi – vendredi : 11h à 21h, samedi – dimanche : 10h à 18h

Cinquante ans après Expo 67, plusieurs expositions commémoratives prennent place à travers la ville pour célébrer les nombreux apports de cet évènement qui a marqué une génération. Le Musée d’art contemporain de Montréal a choisi de mettre en valeur le travail de deux femmes artistes québécoise pour explorer les principes de l’humanisme d’après le texte Terre des Hommes d’Antoine St-Exupérie. C’est donc le travail installatif politisé de Dominique Blain et les œuvres poétiques de l’artiste d’origine libanaise Sylvia Safdie qui seront présenter au MAC jusqu’en septembre. Terre des femmes va au delà des maquettes d’Habitat 67, notamment réalisé par le frère de Sylvia Safdie, et propose plutôt un dialogue sur des thèmes humanistes.


Fragments – Myriam Dion
Jusqu’au 11 novembre
Galerie Division Montréal
2020, rue William
Métro Georges-Vanier, Métro Lionel-Groulx
Mardi – vendredi : 10h à 18h, samedi : 10h à 17h

La Galerie Division présente pour la deuxième fois le travail de l’artiste montréalaise Myriam Dion. C’est en utilisant le médium du papier journal qu’elle découpe en fines dentelles confectionnées minutieusement que l’artiste s’intéresse à des sujets de l’actualité. Pour l’exposition FRAGMENTS, elle créée ses œuvres à partir de la panoplie d’articles de journaux portant sur le conflit syrien et la crise des migrants. La collecte d’images médiatiques portant sur le conflit politique est ici exposée sous la forme de tapis aux allures des motifs qui ornent les tapis syriens traditionnels. Elle altère ceux-ci pour leur donner une esthétique de tapis anciens usés par le temps. Ceux-ci évoquent également l’importance du savoir-faire manuel que l’on retrouve dans le travail de l’artiste. En défraichissant l’allure de ses tapis de papier, Myriam Dion rappelle les pertes causées par le conflit syrien, dont entre autres, le saccage de plusieurs monuments importants qui ont une valeur inestimable dans l’histoire des civilisations humaines.


Promenade Fleuve-Montagne 
Jusqu’au 30 novembre
Début du parcours : Place Royale, devant le musée Pointe-à-Callière (350, Place Royale)
Métro Square-Victoria-OACI
Fin du parcours : Mont Royal, angle Peel et Avenue des Pins
Métro Peel
En tout temps

Inaugurée le 17 juillet dernier pour souligner le 375e anniversaire de la fondation de Montréal, la Promenade Fleuve-Montagne est un parcours piétonnier de 3,8 km qui relie deux emblèmes de la métropole, soit le fleuve Saint-Laurent et le mont Royal. Aux aménagements urbains s’ajoutent des œuvres publiques d’artistes contemporains tels que Maria Hupfield, Bill Vazan, José Luis Torres et Nadia Myre, sélectionnés par Stéphane Bertrand et Cheryl Sim. Alors que le projet fait l’objet de critiques virulentes quant au résultat final, à son inauguration retardée et à ses dépassements de coûts[i], autant aller juger par soi-même de son intérêt.


Mondes oniriques – Sensory Stories (Volet 3)
Jusqu’au 16 décembre
Centre Phi
407, rue Saint-Pierre
Métro Square-Victoria-OACI
Mardi – dimanche : 10h à 18h

Avec Mondes oniriques, le Centre Phi présente le troisième volet de l’exposition immersive Sensory Stories, pensée et organisée par le Centre Phi et StoryTelling (FoST). Cette exposition invite le spectateur à plonger dans un univers fantaisiste par l’entremise de technologies telles que l’intelligence artificielle, la réalité mixte, l’haptique, la reconnaissance faciale et le biofeedback. Ces procédés permettent une interaction multisensorielle rendant ainsi l’expérience immersive totale. Venez vivre tout le potentiel créatif que permet cette technologie récente, lorsque mêlée au contenu artistique et narratif.


Faire place. Une brève histoire des arts plastiques à l’Université de Montréal
Jusqu’au 16 décembre
Centre d’exposition de l’Université de Montréal
Pavillon de la Faculté de l’aménagement- salle 0056
2940, ch. Côte-Ste-Catherine
Métro Université de Montréal
Mardi – samedi : 11h à 17h, jeudi : 11h à 20h

L’exposition de recherche Faire place. Une brève histoire des arts plastiques à l’Université de Montréal s’intéresse, de manière critique, aux années d’existence du département en arts visuels de l’Université de Montréal. L’exposition se penche plus précisément sur l’occupation, du milieu des années 1970 jusqu’au début des années 2000, du pavillon Mont-Royal par des professeurs et des étudiants en arts plastiques. L’Université de Montréal, en vendant le pavillon Mont-Royal, signe ainsi l’arrêt des cours en arts plastiques. Faire place permet aux visiteurs d’accéder à une partie de la Collection d’œuvres d’art de l’Université de Montréal, donnant ainsi à voir les traces du passage des professeurs, chargés de cours et étudiants en arts plastiques que l’Université à accueilli jadis entre ses murs. Voulant réactiver la mémoire d’une époque importante et trop souvent oubliée de l’Université de Montréal, l’exposition présente, en plus des œuvres de la collection, des documents et artéfacts empruntés d’archives institutionnelles et privées, ainsi que des œuvres créées ou empruntées spécifiquement pour l’occasion. Regroupés ensemble, ces éléments soulignent l’histoire du pavillon des arts plastiques et l’influence considérable que celui-ci a eue sur les artistes qui y sont passés et sur la manière d’enseigner cette discipline dans les universités québécoises.


Wood Land School — Billy-Ray-Belcourt, Maggie Groat, Rita Letendre, Annie Pootoogook, Walter Scott, Joseph Tisiga, Charlene Vickers et Zotom
Jusqu’au 16 décembre
SBC galerie d’art contemporain
372, rue Sainte-Catherine Ouest
Métro Place-des-arts
Mardi — samedi : 12h à 17h, jeudi : 11h à 22h

Renommée Wood Land School, la SBC galerie d’art contemporain opère comme telle depuis janvier dernier. Pour faire suite à la série de trois expositions — trois gestes — du projet Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha, le quatrième geste présenté du 21 septembre au 16 décembre, perpétue une ligne temporelle — mémorielle — antérieurement amorcée. La ligne à la fois culturelle et formelle est omniprésente dans chacun des projets de Billy-Ray- Belcourt, Maggie Groat, Rita Letendre, Annie Pootoogook, Walter Scott, Joseph Tisiga, Charlene Vickers et Zotom. Elle traverse le temps, elle est réitérée ainsi que réactivée par les innombrables conditions du colonialisme qui se manifestent par les conséquences réelles et actuelles auxquelles sont confrontés les peuples Autochtones.


Les brèves du mois d’octobre ont été préparées par : Charlie Carroll-Beauchamp et Jean-Michel Quirion.

En en-tête: Philippe Hamelin, Scène 2 (découpage), 2014-2017. Détail de l’installation. Avec l’aimable concours de l’artiste et de la Galerie Leonard & Bina Ellen. Photo : Paul Litherland

[i] Marie-Lise Rousseau, « La promenade Fleuve-Montagne critiquée », dans Le Devoir, 2017, http://www.ledevoir.com/politique/montreal/503591/la-promenade-fleuve-montagne-critiquee

Publicités