Calendrier culturel

AOÛT 2019


c’est pas pour rien qu’on s’est rencontréHannah Claus
Jusqu’au 11 août 2019
Musée McCord
690, Rue Sherbrooke Ouest
Métro McGill
Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Le Musée McCord présente jusqu’au 11 août l’exposition de l’artiste en résidence Hannah Claus, c’est pas pour rien qu’on s’est rencontré. D’origine mohawk (kanien’kehá:ka) et britannique, cette artiste aborde des thèmes tels que l’histoire, la mémoire et le temps, devenus omniprésents dans sa démarche artistique. Le travail qu’elle expose cet été au Musée McCord est issu d’un cycle de recherches amorcé dans les réserves de cette institution muséale. Les fragments historiques, les registres et autres documents archivistiques trouvés l’ont inspirée à développer un corpus d’œuvres autour de l’objet d’art, réfléchissant sur son statut et sur ses liens avec le monde quotidien. Par l’entremise de projets souvent issus d’un travail manuel rappelant celui de l’artisanat, Claus parvient à poser un regard sur le rapport entre l’objet-artefact et sa circulation, passant des artistes aux collections institutionnelles, et aboutissant parfois dans les milieux privés.


Archive de brique – Cassie Paine
Jusqu’au 24 août 2019
Art-Mûr
5826, Rue St-Hubert
Métro Rosemont
Mardi et mercredi de 10h à 18h
Jeudi et vendredi de 12h à 20h
Samedi de 12h à 17h

Présenté à la galerie Art-Mûr cet été, le travail installatif de Cassie Paine, récemment diplômée du Ontario College of Art and Design (OCAD), fait réfléchir le spectateur sur le patrimoine qui s’effrite sous ses yeux. L’artiste porte un regard critique sur les démolitions massives d’immeubles, qui retirent chaque fois une part de richesse à l’histoire architecturale. Ainsi privilégie-t-elle la brique comme matériau de base de son travail. En réalisant des collectes sur les sites dévastés, elle entreprend de reproduire les textures des objets prélevés en les gravant. Elle mise aussi sur la sérigraphie, et en vient à réaliser des impressions multiples, sur de la soie, ou bien des briques retravaillées. Elle imagine alors des accumulations : en les disposant dans l’espace, ces briques factices et volatiles projettent toute la fragilité de ces bâtiments mis à néant, et amorcent un discours critique sur leur éphémérité.


Temporalités depuis l’ailleurs – Jin-me Yoon
Jusqu’au 8 septembre 2019
Musée d’art de Joliette
145, Rue du Père-Wilfrid-Corbeil, Joliette
Mardi, mercredi et vendredi de 12h à 17h
Jeudi de 12h à 19h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Commissariée par Anne-Marie St-Jean-Aubre, l’exposition Temporalités depuis l’ailleurs met en vedette le travail de la prolifique artiste canadienne d’origine coréenne Jin-me Yoon. Offrant un bilan de sa production des trois dernières décennies, l’exposition rend manifeste la multidisciplinarité de l’artiste, qui travaille la photographie, la vidéo et l’installation. Évoquant sans détour son parcours personnel, Yoon fait de thèmes tels que l’immigration, les constructions identitaires, nationales ou historiques, de même que les représentations de genre et de race les angles privilégiés de sa démarche. Sa sensibilité jette un regard à la fois cru et doux sur les stéréotypes liés à l’identité – collective tant qu’individuelle – dans une logique de déconstruction des discours dominants et de mise en relief de leurs répercussions humaines.


Yoko Ono: LIBERTÉ CONQUÉRANTE/GROWING FREEDOM. Les instructions de Yoko Ono et l’art de John et de Yoko
Jusqu’au 15 septembre 2019
DHC/Fondation Phi pour l’art contemporain
Métro Place-d’Armes
Mercredi au vendredi 12h à 19h
Samedi et dimanche 11h à 18h

L’exposition se compose en deux parties prenant place dans les deux bâtiments de la Fondation. Tout d’abord, Les instructions de Yoko Ono se concentre sur des œuvres qui mettent le spectateur au centre de leurs réalisations avec des ‘’instructions’’ à suivre. Les œuvres proposent des marches à suivre en plus de miser sur la participation active comme processus de création. Ensuite, la deuxième partie, L’art de John et de Yoko, aborde les projets collaboratifs de John Lennon et Yoko Ono entourant la campagne pour la paix. Somme toute, une exposition qui permet de découvrir l’ampleur de la pratique de Yoko Ono et de l’activisme en art.


Nehirowisidigital – Meky Ottawa
Jusqu’au 29 septembre 2019
La Guilde
1356, Rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel ou Guy Concordia
Mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h,
Mercredi de 10 h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

La Guilde présente jusqu’au 29 septembre prochain le travail de l’artiste atikamekw Meky Ottawa. Ses plus récentes illustrations soulèvent sans conteste une réflexion engagée et politique sur son héritage culturel autochtone. Mettant de l’avant des symboles issus du patrimoine atikamekw, elle engendre même, parfois avec humour, un questionnement sur les récits historique et identitaire des Premières Nations. Non sans une pointe d’activisme assumé, la production d’Ottawa combine à la fois les imaginaires individuel et collectif, et reflète des factures visuelles plurielles, signes d’une recherche plastique, technique et personnelle qui fait mûrir son travail.


Braver le monumental – Rebecca Belmore
Jusqu’au 6 octobre 2019
Musée d’art contemporain de Montréal
185, rue Ste-Catherine Ouest
Métro Place-des-Arts
Mardi de 11h à 18h
Mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 18h

Dans cette rétrospective dédiée aux 30 dernières années de production artistique de Rebecca Belmore, le Musée d’art contemporain nous convie à survoler maintes œuvres de son corpus. Présentant son travail installatif, sculptural, vidéographique et photographique, l’institution donne à voir les réflexions écologiques, sociales, et politiques portées par Belmore. Elle-même issue de la communauté anishinaabée, elle appelle le visiteur à réfléchir aux conditions et aux droits des peuples autochtones, par moments bafoués, et qui sont des victimes de premier plan du réchauffement climatique. Elle parle aussi, par l’entremise de techniques traditionnelles, de ces cultures qui sont constamment redéfinies en raison des changements territoriaux, sociaux et politiques subis depuis des siècles, et qui perdurent encore. Abordant les crises passées comme présentes avec sensibilité, son regard critique permet d’établir les bases d’un questionnement à la fois empreint d’humanisme et criant d’urgence.


Nos jours heureux
Jusqu’au 13 octobre 2019
Centre Canadien d’architecture
1920, Rue Baile
Métro Georges-Vanier
Métro Guy-Concordia
Mercredi de 11h à 18h
Jeudi de 11h à 21h
Vendredi au dimanche de 11h à 18h

« Comment mesurons-nous notre qualité de vie ? En quoi consistent les données sur le bonheur ? » Voici les questions que pose la nouvelle exposition Nos jours heureux au Centre canadien d’architecture. Depuis le début du 21e siècle, plusieurs statistiques servent à calculer le bien-être des gens afin de quantifier le bonheur. Ces chiffres représentent des outils politiques et médiatiques qui permettent de concevoir une nouvelle approche des espaces public et privé. Nos jours heureux propose de regarder de quelles façons nos environnements, au sein de la ville, sont planifiés en fonction du rapport émotionnel et social au design.


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Camille Richard, Hélène Théoret.

En en-tête : Meky Ottawa, MINIC,
Impression jet d’encre, éd 2/1 0 + 1 E.A., 2017.

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