Calendrier culturel

 


_juin 2022

 

 

Ébauche de scénario — Simon Belleau
Jusqu’au 9 juillet 2022
Parc Offsite
5376B avenue du Parc
Montréal, Québec
Du jeudi au samedi de 12 h à 17 h

La pratique de Simon Belleau se déploie en sculpture, vidéo, installation et peinture, et emprunte aux tropes du théâtre et de la cinématographie. Dans l’exposition Ébauche de scénario, l’artiste explore les mécanismes traditionnellement dissimulés d’une production filmique : le script, le montage, la lumière, les décors, etc. Elle regroupe des photographies, des toiles et des éléments sculpturaux qui évoquent la ponctuation de l’espace et l’idée d’un projet inachevé. L’œuvre maîtresse de cette exposition est Le lecteur, une vidéo d’une dizaine de minute qui met en scène le père de Belleau lisant le scénario d’une réunion de production. Cette réunion porte sur une interprétation contemporaine d’un script du réalisateur italien Pier Paolo Pasalini – son adaptation cinématographique n’ayant jamais été entamée à cause de son meurtre en 1975.


ORANGE. Cultiver l’humilité | M8jagen piwihozw8gan — Collectif (comm. Véronique Leblanc et Élise Anne LaPlante)
Jusqu’au 11 septembre 2022
EXPRESSION + Jardin Daniel A. Séguin, Musée des Abénakis et lieux-antennes
495, avenue Saint-Simon
Saint-Hyacinthe + Odanak, La Pocatière, Saint-Germain-de-Kamouraska, Québec
Du mardi au jeudi, samedi et dimanche de 10 h à 17 h
Vendredi de 10 h à 19 h

Évènement triennal, ORANGE art actuel prend place dans l’une des villes agroalimentaires les plus actives du Québec, Saint-Hyacinthe, et cherche à réfléchir nos rapports à l’alimentation et aux manières de se nourrir sous divers angles par le prisme de l’art actuel depuis 2003. Conviant cette année les commissaires Véronique Leblanc et Élise Anne LaPlante, ce sont ces dernières qui ont pensé la thématique Cultiver l’humilité | M8jagen piwihozw8gan, mettant à profit des questionnements entourant le végétal, le vivant; les plantes et leurs manières multiples d’offrir de nouvelles perspectives et connaissances sur nos cosmogonies, qu’elles soient sensibles, politiques, culturelles, poétiques. Les œuvres qui participent de cette nouvelle édition soulèvent la question de l’interdépendance entre les règnes du vivant – ceux-ci ne participant-ils en fait que d’un seul monde unifié. Prenant un tournant attentif aux maillages possibles entre soi et l’autre, la trame curatoriale de la 7e mouture de l’évènement fait finalement écho à un intérêt transversal pour les enjeux éthiques et affectifs qui paramètrent nos relations avec ce qui nous entoure.


proximité · plaisir · plasticité. Regard sur la performance — Collectif (comm. Emma-Kate Guimond)
Jusqu’au 23 juin 2022
Dazibao
5455, avenue de Gaspé, espace 109
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h

Les œuvres vidéographiques qui composent proximité · plaisir · plasticité, commissariée par la performeuse Emma-Kate Guimond, témoignent d’une variété de pratiques, de manières de faire, de dire, d’incarner cet intitulé tripartite. Relation tactile entre image et regard, promiscuité entre image et corps, matérialité de l’image, porosité entre le virtuel et le réel; c’est cette contiguïté des termes qui fondent les assises conceptuelles de l’exposition. Ce sont ainsi douze performances-vidéos qui ceignent les murs de la galerie Dazibao, nous étant présentées en simultané. Dans cette exposition où le regard est de prime abord mis en mouvement, le plaisir de performer le soi chez l’artiste et le plaisir de l’observer chez le·la spectateur·trice s’entrelacent et se nourrissent. S’établit un corps à corps intime entre les deux partis, un lieu de rencontre, qui se reflète – jeu de miroir – dans les performances où l’on croise des corps en danse, des corps qui se caressent ou se heurtent. Choisir comment paraître devant l’autre est un outil puissant que manient ici les artistes, jouant avec hardiesse des possibilités de représentation du moi.


Alicia Adamerovich + Marlon Kroll
Jusqu’au 16 juillet 2022
Projet Pangée
1305 avenue des Pins Ouest
Montréal, Québec
Du mercredi au samedi de 12 h à 17 h

Projet Pangée présente, dans une formule récurrente, deux expositions solos en tandem. Ultra-gentle manipulation of delicate structures, une proposition de l’artiste Alicia Adamerovich, fait l’objet de toiles et de sculptures obscures aux formes organiques et biomorphiques. Empruntant à la science-fiction, à la mythologie et à sa propre psyché, Adamerovich façonne des paysages exploratoires et surréalistes qui se développent en plusieurs couches matérielles et granulaires. Dans Trees That Worry, Marlon Kroll explore quant à lui les relations entre la nature, le monde animal, et le langage et ce, au travers de disciplines et de matières variées. Ses compositions vibrantes et ludiques évoquent le mimétisme et le camouflage dans des formes autant naturelles que construites.


Midday dilemma — Erin Shirreff
Jusqu’au 16 juillet 2022
Bradley Ertaskiran
3550, rue Saint-Antoine Ouest
Montréal, Québec
Du mercredi au vendredi de 11 h à 18 h
Samedi de 12 h à 17 h

Midday dilemma est une exposition solo d’œuvres photographiques et sculpturales de l’artiste Erin Shirreff. Elle y présente quatre œuvres murales réalisées dans la dernière année, ainsi que deux sculptures en bronze d’un corpus récent. Une continuation dans la pratique de l’artiste, ces œuvres font usage de techniques de collage, d’assemblage, de fragmentation, et de superposition. Elles prennent leurs sources dans les archives visuelles de l’histoire de l’art occidentale du 20ème siècle. Shirreff utilise l’archive visuelle – les photographies d’objets d’art – pour examiner les expériences de l’observation de ces objets transformés et fragmentés. Il en résulte des compositions abstraites jouant sur la perception et la connaissance. À ne pas manquer : une conversation entre l’artiste et Mark Lanctôt, commissaire au Musée d’art contemporain de Montréal, aura lieu le samedi 18 juin à 13h dans le cadre de Galeries Weekend Montréal.


Memorias de Azúcar — Maria Hoyos
Jusqu’au 23 juin 2022
Galerie de l’UQAM
1440, rue Berri 
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 18 h

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM, Maria Hoyos met en mouvement sa pratique artistique décoloniale autour d’une matière: le sucre. Originaire de Santiago de Cali en Colombie, l’artiste explore les impacts de la culture du sucre en Amérique latine, car ce dernier est à la fois produit, symbole et témoin matériel du colonialisme, dont les systèmes oppressifs et les rapports de pouvoir imposés persistent encore aujourd’hui, notamment au travers de l’exploitation des producteurs agricoles de cette denrée alimentaire. Se nourrissant de multiples enjeux historiques, culturels, sociaux et politiques, les œuvres de Hoyos réfléchissent d’abord l’identitaire, dans un croisement entre récit personnel et partagé, au creux de l’articulation entre histoire du soi et Histoire. C’est dans cette conjonction que se dessinent ses créations vidéographiques et sculpturales, formant le tout qu’est l’exposition Memorias de Azúcar.


Sous le vernis — Éric Lamontagne
Jusqu’au 25 juin 2022
CIRCA art actuel
Espace 444-372, rue Ste-Catherine Ouest
Montréal, Québec
Du mercredi au samedi de 12 h à 17 h 30

À travers Sous le vernis, l’artiste Éric Lamontagne se joue du regard du public afin de proposer un espace nouveau abritant en lui-même un trompe-l’œil d’envergure, par le biais d’une forme installative. Documentée, la démarche de l’artiste lui permet de piger dans les codes du littéraire, de l’historique et du scientifique pour mettre en branle un lieu factice où le narratif acquiert sa valeur dès lors qu’il y a déchiffrement des objets et motifs qui constituent l’espace monté. Altérations fictionnelles du réel, les clins d’œil de Lamontagne à ces éléments de décor prennent en charge la qualité autoportante de son œuvre, en même temps qu’ils font état du caractère fortement intellectuel de sa démarche. Enfin, c’est en jouant avec la question de la représentation que l’artiste arrive à brouiller, flouter les pistes de lecture de l’œuvre, les multipliant finalement, à l’instar d’une enquête.


Tourner à vide — Marc A. Reinhardt et Guillermo Trejo
Jusqu’au 16 juillet 2022
Atelier Circulaire
5445, avenue de Gaspé, local 105
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h
Jeudi de 12 h à 19 h

Atelier Circulaire présente Tourner à vide, une exposition réunissant une série d’œuvres de Marc A. Reinhardt et de Guillermo Trejo, deux artistes travaillant la gravure de manière concrète et conceptuelle. Reinhardt et Trejo explorent, chacun à leur façon, le geste négatif de la gravure pour créer des formes géométriques abstraites. Ces œuvres évoquent une certaine idéologie moderniste du progrès, le titre de l’exposition faisant référence à des actions répétitives produisant des résultats incertains. L’accrochage rappelle également la notion du projet en cours, les œuvres de Trejo sont superposées au mur tandis que celles de Reinhardt sont placées sur un dispositif en métal – comme si elles étaient en train de sécher.


Ce que nous partageons — Membres de La Centrale
Jusqu’au 18 juin 2022
La Centrale galerie Powerhouse
4296, Boulevard St-Laurent
Montréal, Québec
Mardi, mercredi et samedi de 12 h à 17 h
Jeudi et vendredi de 12 h à 18 h

Festival de connaissances partagées, Ce que nous partageons est instigué par les membres de La Centrale et constitue une plaque tournante d’ateliers de divers acabits dont l’esprit en est un de partage, de filiation et de communauté. Occasions de rassemblements et de rencontres, ces ateliers offerts gratuitement permettent la mise en avant de méthodes collaboratives transversales où une programmation mettant à l’honneur les artistes Tatiana Koroleva, Karina Arbelaez, Edson Niebla Rogil, Maria Ezcurra, June Park, kimura byol lemoine, Sophia Borowska et Teresa Dorey est proposée. Sous une étoile festive, les évènements rassemblent autant de formations, de séances créatives, de discussions de groupe et de conférences visant à décloisonner nombre de savoirs.


Mika Rottenberg
Jusqu’au 10 octobre 2022
Musée d’art contemporain de Montréal
1, Place Ville Marie
Montréal, Québec
Du mardi au vendredi de 11 h 30 à 19 h
Samedi de 11 h à 18 h
Dimanche de 11 h à 17 h 30

Ludique, surréaliste et subversive, cette exposition solo de l’artiste Mika Rottenberg présente des œuvres vidéo, des sculptures et des installations réalisées depuis 2015. L’exposition se déploie autour des trois œuvres vidéographiques NoNoseKnows (2015), Cosmic Generator (2017) et Spaghetti Blockchain (2019) – auxquelles s’ajoutent des objets inusités. De ces assemblages humoristiques découlent des installations échappant à toute logique narrative, mais qui pourtant en disent beaucoup sur la condition humaine à l’ère du post-modernisme, sur les rapports entre corps et machine, et sur les contextes de surproduction et de surconsommation caractérisant la vie contemporaine.


Stranger Than Kindness — Nick Cave The Exhibition
Jusqu’au 7 août 2022
Galerie de la maison du festival
305, rue Sainte Catherine Ouest, 2e étage
Montréal, Québec
Mercredi et jeudi de 11 h à 18 h
Vendredi de 11 h à 19 h
Samedi de 12 h à 18 h
Dimanche de 12 h à 17 h

Assemblage fragmentaire, Stranger Than Kindness nous plonge dans les cinquante dernières années de vie et de carrière de l’auteur-compositeur-interprète australien Nick Cave. Véritable mise en espace de son vécu, l’exposition rassemble une multitude d’objets qui condensent histoires, bribes de vie, univers créatif. Entre l’Australie, Berlin et Londres, on suit la trajectoire de Cave à travers ses archives matérielles et sonores qui marquent ses ruptures et ses obsessions créatives. Dans le cheminement à travers les huit pièces, on se voit englobé dans un paysage sonore de 7500 pieds carrés, point d’ancrage pour le récit narratif qui se déploie sous nos yeux. Au cœur de l’exposition se trouve le bureau de l’artiste, flanqué de vinyles, de livres et d’une machine à écrire; c’est le lieu de naissance de l’écriture, donnant forme à son œuvre. Depuis la première édition de l’exposition à Copenhague en 2020, l’artiste ajoute des objets ou en modifie l’emplacement, consolidant l’apport de chaque fragment dans la constitution d’un style, d’une mélodie, d’une méthode de composition. D’une lettre de Leonard Cohen à la gomme à mâcher de Nina Simone, reliques d’amitié et d’inspiration, Stranger Than Kindness relate quelque chose du familier; c’est un parcours de l’intime, où l’on apprend à connaître non pas la vedette mais l’homme, l’ami, l’artiste. 


BACA. Land Back — Collectif (comm. Michael Patten)
Jusqu’au 18 juin 2022
Art-Mûr, La Guilde, Galerie Stewart Hall, Musée McCord, Quai 5160, MBAS, Maison des Jésuites de Sillery, Expression
Heures et adresses variables

La 6e mouture de la Biennale d’art contemporain autochtone aborde avec pertinence et sensibilité les enjeux de la réappropriation territoriale, de la préservation des environnements et de la conservation d’une approche traditionnelle dans la sauvegarde des écosystèmes, pour lesquels se mobilisent avec importance les membres des nations autochtones. Sous la thématique Land Back, la question de la reconnaissance du statut des terres sur lesquelles sont sises les populations actuelles en Amérique du Nord est mise de l’avant et réfléchie par plus d’une cinquantaine d’artistes. Appel à l’action, le mouvement auquel le titre fait référence témoigne de la volonté des Premières Nations d’infléchir les actions sans précédent qui menacent les écosystèmes et leur préservation naturelle. Décoloniale, la réflexion qu’elle propose cherche à faire jaillir une revalorisation des cultures traditionnelles qui s’inscrivent en circularité avec les territoires dans lesquels elles prennent place, favorisant leur durabilité, leur longévité, leur persistance dans le temps long. Enfin, la BACA se propose de célébrer le regard autochtone sur ces questions via les pratiques artistiques actuelles qui le modèlent.


Porter — Emmanuel Guy
Jusqu’au 2 juillet 2022
Atoll art actuel
17, rue des Forges
Victoriaville, Québec
Du mercredi au samedi de 13 h à 16 h

Emmanuel Guy mène une exploration sensible, infiltrante du territoire lui permettant de sonder ses textures humaines et les manières dont il est habité, vécu. Par une approche déambulative mise de l’avant quelques temps avant la présente exposition, l’artiste se livre à un côtoiement des mœurs de la communauté dans laquelle il s’engage. Ses discussions, rencontres et observations couplées aux objets qu’il porte — bacs, traînes, boîtes et poids préalablement tournés sur bois — constituent le fil narratif de l’exposition mise en scène. L’espace public investi et les jeux de regard impliqués dans l’activité de portage à laquelle il se prête deviennent la matière première d’un déploiement, dans l’espace d’exposition, de la dimension performative intriqué dans sa démarche sculpturale. Il déplie ainsi un travail et des questionnements autour de la matière, de la communauté, du savoir-faire, des ressources, du territoire, des traditions. En invoquant le caractère humanisé de la matière, il réfléchit la valeur de la rencontre entre un, deux, plusieurs corps qui se portent et deviennent des charges sensibles.


Poésie du Centre-Sud — L’Atelier des lettres
Jusqu’au 26 juin 2022
Écomusée du Fier monde
2050, rue Atateken
Montréal, Québec
Mercredi de 11 h à 20 h
Jeudi et vendredi de 9 h 30 à 17 h
Samedi et dimanche de 10 h 30 à 17 h

Issue d’une collaboration entre l’Écomusée du Fier Monde et l’Atelier des lettres, l’exposition Poésie du Centre-Sud dresse un portrait sensible et généreux de l’histoire du quartier, un regard instigué par les participant·e·s d’un atelier d’alphabétisation populaire orchestré par l’autrice et poète Noémie Pomerleau-Cloutier. Cette courtepointe de poèmes et récits en prose écrits des mains des membres-artistes de l’Atelier des lettres offre un contexte judicieux pour le déploiement d’une exposition à saveur urbaine, ces écrits donnant lieu à des installations artistiques parsemant les espaces d’exposition de l’Écomusée mais aussi les rues et ruelles du Centre-Sud. Mettant à l’honneur une parole diversifiée, décloisonnée et accessible, l’initiative est porteuse de croisements inspirants entre les milieux des mots, de l’histoire et des arts visuels, mobilisant de nouvelles voix dans l’espace public. 


Rebâtir le ciel — Simon Émond
Jusqu’au 27 août 2022
Centre Bang | Espace Partagé
2480, rue Saint-Dominique
Jonquière, Québec
Mardi et vendredi de 10 h à 20 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

Traversé·e par des préoccupations sociales, politiques, identitaires et esthétiques, l’artiste Simon Émond travaille la photographie comme dispositif de mise en lumière des diversités humaines. L’objectif de la caméra reproduit pour iel l’acte de cadrage situé que provoquent les angles morts de la société, devenant en quelque sorte sa métaphore. Par le geste photographique, iel s’intéresse à l’aspect intuitif de sa manière de révéler. Les relations, toujours distantes, que lui permettent ses prises de vue lui donnent le pouvoir de voir, et de donner à voir, autrement. Iel braque ainsi son œil sur les différences du monde, afin d’exposer un monde qui est appelé à se renouveler, à s’agrandir de l’intérieur. Par ses images, iel convie les regards à se croiser, à décloisonner la complexité humaine et à poétiser les constellations possibles à travers ce maillage lumineux. 


PIQUTIAPIIT — Niap
Jusqu’au 21 août 2022
Musée McCord
690, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Mardi, jeudi et vendredi de 10 h à 18 h
Mercredi de 10 h à 21 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

Le Musée McCord accueille pour les prochains mois une exposition solo de l’artiste inuite multidisciplinaire Niap. Cette exposition découle de la résidence de Niap au sein des collections du Musée. L’objectif de ce programme est d’inviter un·e artiste à intervenir de manière critique et conceptuelle à travers la collection du McCord. Pour l’exposition Piqutiapiit, l’artiste a choisi de mettre de l’avant le travail artisanal et de subsistance des femmes inuit d’autrefois. Il s’agit d’un hommage aux soins d’esthétisme et de durabilité qu’ont fait preuve ses ancêtres dans la confection des objets du quotidien.


Détisser, dévoiler : paysages chiraux de l’exil — Eugenia Reznik et Patil Tchilinguirian
Jusqu’au 31 juillet 2022
Centre d’exposition L’Imagier
9, rue Front
Gatineau, Québec
Du vendredi au dimanche de 16 h à 22 h

Commissariée par Anna Kerekes, Détisser, dévoiler : paysages chiraux de l’exil tisse des liens entre les pratiques de l’artiste ukrainienne Eugenia Reznik et de l’artiste arménienne Patil Tchilinguirian, toutes deux établies au Québec. Leur collaboration confirme leurs intérêts communs pour les possibilités langagières de la fibre textile, pour l’étude des identités culturelles et pour l’écoute et le partage des récits et des traumatismes qui y sont rattachés. Dans cette exposition, l’oralité apparaît sous forme de son, de sculpture, de vidéo, de dessin et de broderie, sans jamais perdre le fil de l’histoire racontée.


Feedback #6 : Marshall McLuhan et les arts
Jusqu’au 14 août 2022
Fonderie Darling
745, rue Ottawa
Montréal, Québec
Jeudi de 12 h à 22 h
Du vendredi au dimanche de 12 h à 19 h

L’exposition Feedback #6 : Marshall McLuhan et les arts est la sixième édition d’une série organisée par la Fonderie Darling autour de la pensée du philosophe canadien Marshall McLuhan (1911-1980), qui met en résonance une panoplie d’archives, audiovisuelles et papier, avec des œuvres contemporaines aux matérialités diverses d’une douzaine d’artistes et de collectifs. On reconnaît dans ce dialogue la pensée de l’homme pour qui « le médium est le message », étayée ici plus précisément au travers de la notion de « feedback loop », soit de boucle rétroactive, que les artistes alimentent de manière symbolique ou littérale dans leurs œuvres. Le legs théorique du penseur, qui a su participer à l’établissement d’une théorie novatrice des médias, prend forme dans les œuvres exposées, qui viennent enrichir une réflexion déjà entamée sur les technologies, la mémoire et l’imperceptible.


L’heure mauve — Nicolas Party
Jusqu’au 16 octobre 2022
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Mercredi à dimanche de 10h à 17h

L’heure mauve est une exposition monographique de l’artiste suisse Nicolas Party regroupant plus de 100 œuvres, dont une vingtaine sont exposées pour la première fois. Les toiles, sculptures et installations in situ constituent une méditation sur la nature et les liens qu’elle entretient avec l’humain. Le titre de l’exposition se réfère à une toile emblématique du peintre symboliste Ozias Leduc qui représente la tombée de la nuit dans une forêt enneigée. Mêlant paysages, portraits et natures mortes, Party crée un parcours idyllique explorant la couleur, la forme et l’imaginaire poétique. Dans un désir de construire un récit sur la représentation du monde naturel dans les arts, les œuvres de Party sont juxtaposées à des tableaux de la collection du musée.


Jardins intérieurs
Dès le 21 juillet 2021
Arsenal art contemporain Montréal
2020, rue William
Montréal, Québec
Métro Georges-Vanier
Mardi au mercredi de 10 h à 18 h 30
Jeudi au samedi de 10 h à 19 h 30
Dimanche de 10 h à 18 h 30

L’exposition de groupe Jardins intérieurs présente le travail de 23 artistes canadien·ne·s et internationaux·ales. Il s’agit des toutes nouvelles acquisitions de la collection Majudia. Cette grande exposition éclectique, occupant tout l’espace de la salle principale de l’Arsenal, touche aux thématiques du rêve et de l’imagination. Elle aborde la place de la fantaisie et de l’imaginaire dans le quotidien de la quarantaine et de la solitude. Le jardin reflète autant le littéral, par la présence de plantes, que le métaphorique, par sa connotation intime, secrète.


Parcours Photo Sherbrooke/ Vraies/ Semblables — Chantal Bonneville, Normand Métivier et Sébastien Pesot
Jusqu’à septembre 2022
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h

En collaboration avec le Comité Arts et culture Jacques-Cartier de même que la Ville de Sherbrooke, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présente le travail photographique de Chantal Bonneville, de Normand Métivier et de Sébastien Pesot sous la forme d’une exposition en plein air qui longe la promenade du Lac des Nations. Ces trois artistes sherbrookois avaient pour objectif commun l’altération d’images provenant du réel afin qu’une série de photographies corrompues et détournées en émergent – et transcendent. 


Ô Merde!
Jusqu’au 26 mars 2023
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Tous les jours de 10 h à 17 h

Au cours de la prochaine année, le Musée de la civilisation nous offre la possibilité d’enfin démystifier l’un des tabous de la société : le caca. Bien qu’elles puissent répugner certain·e·s ou en faire rigoler d’autres, les merdes, les déjections, les fientes sont inévitables pour chaque personne, et ce, peu importe le statut social. Divisée en cinq zones, l’exposition aborde les enjeux insoupçonnés liés à cette matière organique afin de comprendre son importance tant du point de vue scientifique que social et culturel. L’histoire, l’anatomie et l’anthropologie sont tout autant de domaines que permet d’aborder cette exposition.


C’est notre histoire
Jusqu’au 1er janvier 2030
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h

Un nouveau regard sur l’art contemporain des populations autochtones est proposé à la l’exposition du Musée de la civilisation construite de pair avec La Boîte Rouge VIF. La concertation des 11 nations, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiwok, Eeyou, Hurons-Wendat, Innus, Inuit, Kanien’kehá:ka, Mi’gmaq, Naskapis, Waban-Aki et Wolastoqiyik, résidant au sein du territoire québécois, est au cœur de cette initiative. Le regroupement de plus de 450 objets invite le visiteur et la visiteuse à concevoir les cultures autochtones actuelles sous un nouveau regard. Une exposition sensible, critique et décoloniale ouvrant la voie à une conception du monde et de l’histoire de communautés longtemps marginalisées.


Couleurs Manifestes
Exposition permanente
Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h

L’exposition permanente Couleurs Manifestes complète le trio d’expositions actuellement présenté au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke, avec Ce que racontent les collections : les femmes et l’art au Québec et Temporalités depuis l’ailleurs — Jin-Me Yoon. La commissaire et conservatrice Sarah Boucher a choisi le thème polysémique riche en possibilités de la couleur comme ligne directrice du corpus éclectique d’une cinquantaine d’œuvres sélectionnées parmi la collection du musée. Avec presqu’autant d’œuvres que d’artistes, une large exploration des caractéristiques esthétiques, matérielles, évocatrices et sensibles du cercle chromatique se déploie au fil de la déambulation. Du portrait classique aux sculptures abstraites en passant par la photographie intimiste, l’exposition est assurée de plaire à un grand nombre de publics.


Leonard Cohen : Une brèche en toute chose
Jusqu’au 12 février 2024
Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)
Exposition en ligne

Cette exposition virtuelle de l’artiste multidisciplinaire Leonard Cohen est une nouvelle version de celle présentée physiquement au musée en 2017-2018. On y retrouve du contenu inédit et varié tel que des images, extraits audio et vidéo, citations et biographies d’artistes, ainsi que des chansons, entrevues, poèmes et autoportraits réalisés par Cohen. Tous sont classés selon quatre thématiques représentatives de sa démarche artistique : Pensée poétique, Spiritualité & humilité, Amour et Perte & désir. L’importance de l’écrit et de la parole dans l’œuvre de cet artiste canadien est particulièrement mise de l’avant, notamment à travers celle du public. Ce dernier est d’ailleurs invité à témoigner par le biais des réseaux sociaux et du mot-clic #cohenetmoi.


À la racine de l’arbre
Portrait sonore
En ligne

L’organisme Portrait Sonore sortira bientôt son tout nouvel audioguide À la racine de l’arbre. Alors que les promenades sonores de l’application nous apportent souvent vers une communion avec l’art et l’architecture, À la racine de l’arbre emprunte un tournant quelque peu différent. Cette fois-ci, la voix de Sophie Mankowski, accompagnée par la musique d’Antoine Bédard et Corinne René, nous invite à renouer avec les arbres du parc du Mont-Royal. Dans une approche plus poétique et environnementale, le documentaire sonore nous donne un prétexte pour respirer l’air frais du parc mythique, le temps d’une randonnée de 2h30. Il s’agit de la parfaite activité de confinement et une occasion en or de réfléchir à notre empreinte sur ces espaces verts qui nous tiennent tant à cœur présentement.


Art public Montréal
Œuvres d’art dans des lieux publics et accessibles, intérieurs ou extérieurs

Avec le retour du beau temps et après plus de deux mois de confinement, un désir de sortir prendre de l’air, de profiter des parcs et autres lieux publics montréalais se fait ressentir. La plateforme d’Art public Montréal propose une manière de recenser et de découvrir les œuvres d’art urbaines de la métropole. Le site suggère des parcours et des circuits qui permettent de découvrir une collection de 900 œuvres et installations qui enrichissent quotidiennement le décor de la ville. Le site web propose aussi une carte interactive permettant d’admirer les œuvres par quartier. Il est ainsi possible de planifier des promenades thématiques ou de découvrir des nouveaux endroits dans des quartiers méconnus. Pour ceux qui préfèrent ne pas s’aventurer à l’extérieur, les œuvres d’art peuvent être appréciées directement sur leur site.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Stéphanie Dufault-Bédard, Béatrice Larochelle, Alexandra Dumais, Cassandra Lavoie, Marie-Hélène Durocher, Annabelle Brazeau, Florence Simard, Marian Gates et Laurence Duchesne.

En bannière : Erin Shirreff, Midday dilemma, 2022. Présenté à Bradley Ertaskiran. © Erin Shirreff.