Calendrier culturel

Mai 2021


Mémoire et Résonance Fanny Lessard
Jusqu’au 6 juin 2021
Centre national d’exposition de Jonquière
4160 Rue du Vieux Pont
Jonquière, Québec
Du mardi au dimanche de 9h à 17h

Réalisée dans le cadre de son projet de fin de maîtrise à l’UQÀC, l’exposition Mémoire et Résonance de Fanny Lessard est une fenêtre sur sa vie personnelle. Elle invite le public dans son intimité en exposant les fragments de son passé et de ses expériences. Sur ses papiers chiffonnés, les traces de son parcours résonnent et activent sa mémoire. Nous nous retrouvons alors devant les étapes de son évolution personnelle ainsi que de sa démarche artistique.


Ninga Mìnèh Caroline Monnet
Jusqu’au 1er août 2021
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Métro Peel ou Guy-Concordia
Du mardi au dimanche de 10h à 17h

Sous le commissariat de Sylvie Lacerte, l’exposition individuelle de l’artiste d’origines anichinabée et française Caroline Monnet propose une revisite de l’histoire et de l’histoire de l’art. Par son utilisation de matériaux non artistiques – à savoir des matériaux de construction tels que des membranes isolantes ou encore du papier goudronné – l’artiste pose un regard saisissant et critique sur la précarité des habitations des réserves dans lesquelles les membres des Premières nations logent. Ce faisant, elle met aussi en avant la précarité généralisée de leurs conditions de vie, ainsi que leur isolement. En jouant avec des motifs issus de la culture traditionnelle algonquine et en sculptant dans ces matériaux robustes, elle appelle poétiquement à l’action; sommant les autorités politiques de réfléchir à cette ancienne promesse – ninga mìnèh, en algonquin.


Flux constant flux
Du 23 avril au 28 mai 2021
Centrale galerie Powerhouse
4296, boulevard St-Laurent
Montréal
& En ligne

Invité·e·s à sonder les mouvements du monde, dix membres de la Centrale galerie Powerhouse présentent leur travail à l’occasion de l’exposition Flux constant flux. Elyse St-Amour, Frances Enyedy, Stéphanie Chabot, Laurence Beaudoin Morin, Cécilia Bracmort, Maryam Izadifard, Tammy Salzl, Fany Rodrigue, Sophia Borowska et Kristin Bjornerud y offrent des œuvres explorant les notions d’adaptations, de fluctuations et de métamorphoses. L’espace de la vitrine également investi, il sera possible d’y voir, en alternance, les suggestions des artistes regroupé·e·s en duo.


Here elsewhere other hauntings Jin-me Yoon
Du 26 mars au 20 juin 2021
Musée d’art de Rouyn-Noranda
201, avenue Dallaire
Rouyn-Noranda
Du 26 mars au 31 mai :
Mardi et vendredi : 11 h – 17 h
Mercredi et jeudi : 11 h – 19 h
Samedi à lundi : 13 h – 17 h
Du 1er juin au 20 juin :
Tous les jours : 11 h – 17 h
Mercredi et jeudi : 11 h – 19 h

Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre, Here elsewhere other hauntings se veut une exploration non-chronologique de la pratique de Jin-me Yoon. Passant en revue ses trente années de carrière, l’exposition solo donne à voir œuvres photographiques, vidéographiques et installatives, à travers lesquelles l’artiste investigue, entre autres, les notions d’immigration, de commémoration et d’appartenance. Il s’agit de la troisième mouture d’un projet qui s’était déployé en 2019 en deux volets prenant place respectivement au Musée d’art de Joliette et au Musée d’art contemporain des Laurentides.


Tribune(s)
Du 8 avril au 30 mai 2021
Musée régionale de Rimouski
35, rue Saint-Germain Ouest
Rimouski
Mercredi au dimanche : 12 h à 17 h
Jeudi : 12 h à 19 h
*Entrée libre le jeudi de 17h à 19h et le premier dimanche du mois

Commissariée par Ève De Garie-Lamanque, l’exposition Tribune(s) présente les travaux de Dominique Blain, Sorel Cohen, André Fournelle, Maryse Goudreau, Garry Neill Kennedy et Nadia Myre. À des œuvres récemment acquises par le Musée régional de Rimouski se conjuguent artéfacts ainsi que documents d’archives et législatifs, permettant de proposer une approche renouvelée à des pratiques artistiques engagées. Des réflexions autour d’enjeux pluriels, investiguant par exemple les rapports de pouvoir, sont ainsi explorées.


Salon de l’inutile – Natalie Birecki et Mélissa Lavoie
Jusqu’au 13 juin 2021
Centre national d’exposition de Jonquière
4160 Rue du Vieux Pont
Jonquière, Québec
Du mardi au dimanche de 9h à 17h

Mélissa Lavoie et Natalie Birecki présenteront toutes deux leurs œuvres à l’exposition le Salon de l’inutile au Centre national d’exposition de Jonquière. Les deux artistes, aux démarches artistiques différentes, proposent une réflexion sur l’utilité des objets dans notre société de consommation. Natalie Birecki présente des objets du quotidien et du folklore québécois au caractère ludique. Ses œuvres permettent de nourrir la réflexion quant à la cohabitation des objets et des humains. De son côté, Mélissa Lavoie aborde les relations familiales entre grands-pères et petits-enfants en présentant, sous forme de dessin numérique, les photos de 70 personnes. Ainsi, le Salon de l’inutile interpelle le cœur du public grâce aux thèmes directement liés à la vie courante.


Femme en herbe Mahsa Ahrabi Fard
Jusqu’au 23 mai 2021
Pulperie de Chicoutimi
300 Rue Dubuc
Saguenay, Québec
Du mercredi au dimanche de 10h à 16h

Dans le cadre de l’exposition Femme en herbe, la journaliste et photographe de renom Mahsa Ahrabi Fard a l’occasion d’offrir un tour d’horizon d’un enjeu sérieux en Iran : le mariage entre enfants. À travers une série de photographies journalistiques, l’artiste documente cette pratique controversée en montrant l’environnement quotidien des jeunes filles iraniennes. Nous sommes appelé·e·s à ressentir l’inconfort autant que l’ouverture d’esprit envers la réalité de ces enfants iraniens. Rappelons que l’exposition s’inscrit dans le cadre du Zoom Photo Festival, événement dédié au photojournalisme parmi les plus importants au Canada.


Parfum sonore des îles : Résidence-exposition Yannick Guéguen
Résidence du 18 avril au 8 mai 2021
Exposition à partir du 15 mai 2021

AdMare
1-1349, chemin de La Vernière
L’Étang-du-Nord, Québec
Lundi de 9 h à 16 h
Du mardi au jeudi de 9 h à 17 h

C’est dans le cadre de sa résidence au centre d’artistes en art actuel AdMare que Yannick Guéguen conçoit la série Parfum sonore des îles. Effectivement, l’artiste-designer tente de traduire souvenirs et submersions olfactives qu’il vit aux Îles-de-la-Madeleine en une œuvre sonore et numérique. Son objectif est de concevoir 18 objets d’art, soit un pour chacun des jours de sa résidence, et ceux-ci seront présentés à AdMare dès le samedi 15 mai. Pour des aperçus de cette résidence alliant une grande variété de sens interpellés, suivez le centre AdMare sur les réseaux sociaux.


Le gris de l’aube – Barbara Claus
Jusqu’au 8 mai 2021
Centre culturel Jacques-et-Michel-Auger
150, rue Notre-Dame Est
Victoriaville, Québec
Du mardi au dimanche de 13h à 17h
Jeudi de 13 h à 19 h

Résultat d’une résidence d’une semaine au sein de la galerie, l’installation in situ de l’artiste Barbara Claus s’appréhende de manière posée et philosophique. Elle qui s’extrait du rythme effréné imposé par la société actuelle, elle ne peut que proposer une démarche qui renverse cette vitesse croissante au profit d’une lenteur assumée. Ainsi, arpentant sept jours durant les lieux de la galerie, elle a observé son silence, ses espaces et son temps amorti. Le gris de l’aube émerge des détails fins qui composent nos environnements immédiats et qui ne peuvent être perçus et saisis que par un œil attentif. L’artiste reproduit alors dans une installation immersive les conditions matérielles comme conceptuelles de l’espace qui l’a accueillie. Sollicitant, à son tour, le regard sensible du public, elle le prie de déceler ses interventions délicates faites dans un geste feutré, silencieux, patient et lent.


Programme Première – Caroline Dugas et Karine Leblanc
Jusqu’au 10 mai 2021
Centre d’artistes Vaste et Vague
774, boulevard Perron
Carleton-sur-Mer, Québec
Mardi 18h à 20h
Mercredi de 10h à 15h
Vendredi de 17h à 20h
Samedi de 13h à 16h

Initiative du centre d’artistes gaspésien Vaste et Vague, le programme Première constitue une opportunité manifeste pour les artistes de la région d’exposer leur travail de manière professionnelle. Dans ce cadre, les artistes Caroline Dugas et Karine Leblanc présentent toutes les deux des expositions sensibles qui se côtoient et dont les poésies se chevauchent. Avec Archives d’une bernache, l’une documente le processus de recherche et de création l’ayant mené à la réalisation de sa Bernache; une œuvre monumentale trônant dans l’air de Carleton-sur-Mer et dont la finesse rappelle l’importance de nouer des liens précieux avec le territoire qui nous entoure. L’autre, avec S’écharpiller l’intérieur, propose une plongée dans le monde de l’art textile, où les masses créées arborent un lien poreux entre leur extériorité et leur intériorité; devenant ainsi de petits personnages fragiles, étrangers, théâtraux et mystérieux qui demandent d’être abordés avec intimité.


Les maitres du monde sont des gens – Clément de Gaulejac
Jusqu’au 30 mai 2021
Écart
167, avenue Murdoch
Rouyn-Noranda, Québec
Du mercredi au vendredi de 13 h à 17 h
Samedi et dimanche de 11 h à 17 h

C’est à la galerie Écart qu’est diffusée l’exposition Les maitres du monde sont des gens, qui a d’abord été présentée à la Galerie UQO en 2019. Commissariée par Marie-Hélène Leblanc, cette incursion dans l’univers graphique de Gaulejac porte un regard à la fois alarmiste et empathique sur les rouages du capitalisme, mais surtout sur son naufrage prochain et inévitable. Les illustrations de l’artiste présentent des dirigeants·es contemporains·es en mode survie après qu’ils·elles aient mis eux·elles-mêmes leur monde en péril, et tout cela dans l’esthétisme amusant typique du travail de Clément de Gaulejac.


Architectures impossibles – Suzanne Joos
Jusqu’au 25 juillet 2021
Maison des arts de Laval
1395, boulevard de la Concorde Ouest
Laval, Québec
Station Montmorency
Du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h

L’exposition Architectures impossibles présente le travail au dessin de Suzanne Joos. Caractérisée par son approche cartographique, l’artiste y propose des plans architecturaux totalement impossibles à réaliser, que ce soit par leur absence de données ou par leurs proportions irrationnelles. Utilisant outils d’architecture obsolètes, impressions au tampon et aquarelle pour concevoir ces images inusitées et colorées, Joos réussit à poser un regard critique sur la spéculation et la construction immobilière excessive par ses plans illogiques et inadaptés à la société contemporaine.


Variations sur l’art d’ici
Du 19 au 30 mai 2021
Écomusée du Fier monde
2050, rue Atateken
Montréal, Québec
Métro Berri-UQÀM
Mercredi de 11h à 18h
Jeudi et vendredi de 9h30 à 16h
Samedi et dimanche de 10h30 à 17h

Couronnée par un encan bénéfice au profit de l’Écomusée du Fier monde, l’exposition Variations sur l’art d’ici propose un vaste panorama d’œuvres issues de la production d’artistes aussi bien québécois·e·s que canadien·ne·s, émergent·e·s comme de renommée nationale ou internationale. Elle regroupe des créateur·trice·s aux horizons divers, allant de René Derouin, Kittie Bruneau et Marcel Barbeau à Dominique Desbiens, Nicolas Grenier et Toni Onley, en passant par Marc Séguin et Jean McEwen. Cette courtepointe des talents d’ici permet de rassembler une soixantaine d’œuvres qui seront ensuite mises aux enchères. Un encan tenu depuis déjà 20 ans et dont les bénéfices permettent à chaque année de soutenir les activités de l’Écomusée de Fier monde.


LE SYMPOSIUM De l’évènement à l’exposition
Jusqu’au 30 mai 2021
MACBSP
23, Rue Ambroise Fafard,
Baie-Saint-Paul, Québec
Du mardi au dimanche de 11h à 17h

Commissarié par Patricia Aubé, Le Symposium – De l’événement à l’exposition rassemble une quarantaine d’œuvres réalisées dans le même nombre d’années lors des symposiums de Baie-Saint-Paul. Puisque l’édition 2020 n’a pas eu lieu, le MACBSP, dans un souci de souligner l’apport de ses symposiums à l’écosystème culturel québécois, a retracé le travail qui y a été présenté de 1982 à 2019. Ainsi, en résulte une exposition allant d’œuvres modernes à des œuvres tout à fait contemporaines. Le symposium permet au visiteur de faire un tour d’horizon sur des pratiques qui ont modelé les enjeux du milieu des arts d’hier à aujourd’hui.


Enfance perdue Antonio Aragon Renuncio
Jusqu’au 23 mai 2021
La Pulperie
300, Rue Dubuc,
Chicoutimi, Québec
Du mercredi au dimanche de 10h à 16h

Intégrant le Zoom Photo Festival Saguenay 2020, le photographe documentaire espagnol Antonio Aragón Renuncio présente l’exposition Enfance perdue. De manière générale, sa pratique photographique pose un regard sur les enjeux liés à la pauvreté, à l’environnement et à la discrimination. Ses recherches, qu’il concentre principalement en Afrique, lui permettent de produire un type d’image engagée à la frontière du documentaire et du sensible. La qualité esthétique de son travail se superpose à des réalités tangibles observées et deviennent un témoin visuel d’enjeux socio-politiques. Enfance perdue dresse alors un portrait brut d’enfants issus du travail minier au Burkina Faso.


Communes mesures Raphaëlle de Groot
Jusqu’au 9 mai 2021
Le Musée d’art contemporain des Laurentides
101, place du Curé-Labelle
Saint-Jérôme, Québec
Du mercredi au dimanche, voir le lien ci-haut pour les heures d’ouverture et les visites virtuelles

Au Musée d’art contemporain des Laurentides, Raphaëlle de Groot déploie les derniers résultats de son projet de résidence collaboratif Prépare ton sac. Lab.observatoire de la mobilité, dans le cadre duquel les participants sont amenés à documenter par différents médiums le contenu de leurs sacs ou sacoches, dirigés sporadiquement par des échanges avec l’artiste. Lors de rencontres virtuelles avec l’artiste, le visiteur de Communes mesures est également invité à intervenir au sein de l’exposition par l’entremise de l’équipe muséale. Raphaëlle de Groot s’insère dans les communautés pour y créer des chantiers de recherche, cette fois-ci orientés vers la mobilité et la collecte de traces de quotidien aux possibilités narratives.


Si bleu qu’est notre temps Andréanne Godin
Jusqu’au 15 mai 2021
Centre d’artistes AXENÉO7
80, rue Hanson
Gatineau, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h et le mercredi de 12 h à 19 h

Avec l’entrée de l’Outaouais en zone orange, le centre d’artistes AXENÉO7 ouvre au public l’exposition fraîchement installée Si bleu qu’est notre temps de l’artiste Andréanne Godin, commissariée par Marie-Ève Charron. À la suite de résidences dans des endroits reconnus pour leurs paysages forestiers, en Finlande notamment, Godin retrouve les forêts de ses souvenirs d’enfance à Val-d’Or. Avec la suspension de longs dessins verticaux d’arbres estompés, brumeux, fantomatiques, aux pigments bleus et bruns, Godin propose au visiteur une expérience déambulatoire dans une salle plongée dans l’obscurité, que nos pas illuminent doucement lorsque l’on s’approche des œuvres. Les projets de Marie-France Brière et de Manoushka Larouche, tirés du programme d’autorésidences, sont également présentés dans les espaces du centre.


Ondes élastiques – Les faunes s’agitent encore dans l’épaisseur des bois Fanny Mesnard
Du 28 mars au 25 juillet 2021
Maison des arts de Laval
1395, boul. de la Concorde Ouest
Laval, Québec
Métro Montmorency
Du mercredi au dimanche de 12 h à 17

Commissariée par Manon Tourigny, l’exposition solo Ondes élastiques – Les faunes s’agitent encore dans l’épaisseur des bois nous offre à voir le travail de Fanny Mesnard. C’est en explorant les possibilités du geste qui trace, du geste qui forme et du geste dansé que l’artiste multidisciplinaire interroge les relations entre le corps et l’espace qu’il habite. Ses œuvres, peuplées par le végétal, l’animal, l’hybride et le magique, conduisent des réflexions sur notre connectivité à la nature et au territoire.


Un peu plus haut, mon torse veillait sur vous – Pascale Théorêt-Groulx
Jusqu’au 1er mai 2021 
Galerie B-312
372, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 403
Montréal, Québec
Métro Place-des-Arts
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h

L’artiste pluridisciplinaire Pascale Théorêt-Groulx présente l’œuvre Un peu plus haut, mon torse veillait sur vous à la Galerie B-312. Il s’agit d’un projet caractérisé autant par son approche performative que relationnelle. Ainsi, l’hiver dernier, à l’aide d’un drone qu’elle a nommé EAI (Entité Aérienne Instable), l’artiste a capté des images vidéo du territoire montréalais, avec une attention toute particulière à la saisie des réactions des passants au passage de cette entité volante. En plus de circuler librement dans les rues de Montréal, EAI laissait parfois tomber sur la tête de passants surpris une pluie de messages que Pascale Théorêt-Groulx souhaitait réconfortants en cette période de confinement. Présentée dans la petite salle de la Galerie B-312 sous forme d’installation


Temps longsMaryse Goudreau, Kelly Jazvac, Clara Lacasse et Jessica Slipp
Dès le 11 mars 2021
Galerie de l’UQAM
En ligne

L’exposition Temps longs, commissariée par Bénédicte Ramade, marque le quatrième volet de QUADrature, un projet numérique qui se découvre depuis septembre dernier sur le site web de la Galerie de l’UQAM. Les récits éthologiques que nous offre Maryse Goudreau, les « plastiglomérats » récoltés par Kelly Jazvac, les espaces désertés d’un biodôme que documente Clara Lacasse et les vies minérales dans lesquelles s’immisce Jessica Slipp évoquent, par leurs dialogues, la conjugaison malaisée d’un rythme lent, confiné dans l’attente, et du rythme fiévreux d’une nature en état de crise.


Marmelade Paolo Almario
Du 7 avril au 29 mai 2021
L’Écart
167, avenue Murdoch, Rouyn-Noranda
Conférence : Samedi 29 mai 2021, d’une durée de 30 minutes
Entrée libre avec réservation requise par courriel seulement : info@lecart.org
Du mercredi au vendredi de 13 h à 17 h
Samedi et dimanche de 11 h à 17 h

Dans cette exposition, Paolo Almario nous présente une installation qui exploite une métaphore connue en Colombie, son pays d’origine, pour exprimer un vécu personnel. Marmelade incarne la concentration du pouvoir des magistrats de la cour suprême de la Colombie. Sa stratégie est de construire des portraits de ces personnages à partir de 4800 étiquettes de confitures colombiennes, placées à la main, et dont le résultat est morcelé sous nos yeux. La machine Marmelade est une machine qui déconstruit les photos de ces magistrats qui ont eu un effet percutant dans sa vie. Par ces portraits, l’artiste immigrant réfugié veut utiliser sa voix pour dénoncer les exactions des abus de pouvoir.


De l’œil à la fenêtre : Takashi Homma sur Le Corbusier 
Jusqu’au 15 août 2021
Centre Canadien d’Architecture
1920 rue Baile, Montréal, QC
Métro Atwater (ligne verte) ou Georges-Vanier (ligne orange)
Du mercredi au dimanche, de 11h à 18h

La caméra et la fenêtre ont tous deux la particularité de cadrer le regard. Dans De l’œil à la fenêtre, le photographe japonais Takashi Homma investigue le médium photographique et son influence sur la perception du regard et de l’espace construit. Dans une volonté de surpasser la simple contemplation du bâtiment, Homma photographie l’architecture de Le Corbusier en Europe et en Asie – particulièrement les fenêtres – afin de mettre en exergue son point de vue d’observateur et de façonner une nouvelle expérience de l’architecture. Juxtaposant les séquences photographiques de Homma et les dessins architecturaux de Le Corbusier, cette exposition met l’accent sur la perception des espaces intérieur et extérieur opérée par la fenêtre par l’entremise de la photographie.


Matérialité
Jusqu’au 1er mai 2021
Circa art actuel
372, Sainte-Catherine Ouest, Espace 444,
Montréal, Québec
Du mercredi au samedi de 12h à 17h30, jeudi jusqu’à 18h30
Rencontre Zoom avec les artistes et les commissaires :
– Lundi 15 mars de 12h30 à 14h : https://us02web.zoom.us/j/84487400388
– Mercredi 17 mars de 13h à 14h30 : https://us02web.zoom.us/j/81240200796

Commissariée par Charline Giroud et Emilie Granjon, l’exposition Matérialité questionne la matière en tant qu’empreinte et en tant que trace. Présentée selon une perspective anachronique, elle joue avec la porosité des frontières temporelles : ici présente, elle évoque aussi bien le passé que le devenir. En posant un geste dans la matière, les quatre artistes québécoises, Andrée-Anne Carrier, Annie Charland-Thibodeau, Annie Conceicao-Rivet et Alexia Laferté-Coutu, font oeuvre de mémoire. Elles participent à la redéfinition, si ce n’est au renouvellement, d’une histoire matérielle et immatérielle de la matière, et réaffirment la place du patrimoine bâti et artistique comme un ancrage atemporel de notre humanité.


Lignes parallèles
Jusqu’au 15 juin 2021
Centre Phi
Espace D, 4e étage
315, Saint-Paul Ouest
Montréal, Québec
Du mercredi au dimanche de 11h à 18h, départ du parcours toutes les heures.

Cette exposition est le résultat d’un projet de résidence virtuelle né pendant le confinement afin d’y pallier. Pendant 60 jours, les dix artistes lauréats ont ainsi partagé avec le public leur quotidien et leur univers de création. Ces instants précieux dans l’élaboration de leur démarche artistique ont été regroupés sur une plateforme numérique toujours accessible en ligne. Grâce à la réouverture récente des lieux culturels, les œuvres créées lors de cette résidence virtuelle peuvent enfin être exposées physiquement. Elles évoquent le thème du « seul ensemble » et sont installées de façon à faciliter l’expérience du visiteur, le but étant de lui rappeler des souvenirs et de montrer de quelle façon cette période inédite aura marqué nos vies.


Leonard Cohen : Une brèche en toute chose
Jusqu’au 12 février 2024
Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)
Exposition en ligne

Cette exposition virtuelle de l’artiste multidisciplinaire Leonard Cohen est une nouvelle version de celle présentée physiquement au musée en 2017-2018. On y retrouve du contenu inédit et varié tel que des images, extraits audio et vidéo, citations et biographies d’artistes, ainsi que des chansons, entrevues, poèmes et autoportraits réalisés par Cohen. Tous sont classés selon quatre thématiques représentatives de sa démarche artistique : Pensée poétique, Spiritualité & humilité, Amour et Perte & désir. L’importance de l’écrit et de la parole dans l’œuvre de cet artiste canadien est particulièrement mise de l’avant, notamment à travers celle du public. Ce dernier est d’ailleurs invité à témoigner par le biais des réseaux sociaux et du mot-clic #cohenetmoi.


L’autre côté du miroir Mathieu Valade
Jusqu’au 2 mai 2021
Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul
23, rue Ambroise-Fafard
Baie-Saint-Paul, Québec
Du mardi au dimanche de 11h à 17h

Le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul fait place à l’artiste multidisciplinaire québécois Mathieu Valade dans le cadre de son exposition monographique L’autre côté du miroir. Dans cette exposition, alternant différents médiums tels que la vidéo, l’installation et la photographie, l’artiste joue sur la perception du spectateur, créant illusions et doutes. Fortement inspiré par l’histoire de l’art, la littérature et l’iconographie, Mathieu Valade se plait à rendre poreuse la frontière entre le réel et l’imaginaire. C’est avec un brin de critique et d’humour qu’il s’amuse à brouiller les pistes et à déjouer le regard du visiteur.


Turner et le sublimeJoseph Mallord William Turner (1775-1851)
Jusqu’au 2 mai 2021
Musée national des beaux-arts de Québec
179, Grande Allée Ouest,
Québec, Québec
Du mardi au dimanche de 10h à 17h
Le mercredi de 10h à 19h

Le Musée national des beaux-arts du Québec présente actuellement, en exclusivité, une exposition monographique de grande envergure de l’œuvre de Turner. Organisée en collaboration avec la Tate Modern de Londres, cette exposition présente autant des grands chefs-d’œuvre de l’artiste que des gouaches et aquarelles plus modestes. L’exposition, présentée sous le thème du sublime, est également un prétexte pour exposer l’une des œuvres de la collection du MNBAQ : Scène dans le Derbyshire (1827). Au total, c’est 75 peintures et œuvres sur papier datant des années 1790 à 1840 que le visiteur pourra admirer.


Monument mouPhilippe Internoscia
Du 11 février au 29 mai 2021
Galerie B312
372, rue Ste-Catherine Ouest, Espace 403
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12h à 17h

Dans sa petite salle, la Galerie B-312 présente Monument mou, une œuvre vidéographique de l’artiste montréalais Philippe Internoscia. On peut y voir l’amalgame de de quatre corps architecturaux, recouverts de poils pubiens, flottant, se déplaçant, s’entrechoquant et s’interpénétrant dans un espace virtuel restreint. Par la dichotomie et l’anthropomorphisme érotique des formes architecturales velues, un sentiment troublant et hypnotisant se dégage de l’œuvre.


Entretiens d’artistes de l’exposition RELATIONS: la diaspora et la peinture
Dès le 1er février 2021
Fondation Phi pour l’art contemporain
En ligne

Profitez de la plateforme de la Fondation Phi qui offre des entretiens en ligne dans le cadre de l’exposition RELATIONS: la diaspora et la peinture, qui a eu lieu de juillet à novembre 2020. La commissaire Cheryl Sim mène des entretiens avec certains des artistes ayant participé à cette exposition qui explorait l’idée de la diaspora et de l’identité, dans un contexte de mondialisation, à travers leurs œuvres. À titre d’exemple, Michaëlle Sergille artiste et commissaire indépendante travaillant le textile et l’installation y parle de sa démarche artistique. On peut aussi visionner les entretiens de l’artiste multidisciplinaire Moridja Kitenge Banza, de Sallman Toor et de Julie Mehretu.


Kenbe la, jusqu’à la victoireWil Prosper
Dès le 1er février 2021
En ligne
Durée 1h23 (83min.)

Réalisé en 2019 par Wil Prosper, le documentaire suit les traces de l’artiste et militant d’origine haïtienne Alain Philoctète, qui vit présentement au Québec. L’artiste atteint d’un cancer, déterminé à développer un projet de permaculture en Haïti avec une collaboration locale, vit entre ces deux lieux desquels il trouve ses appuis pour ses idéaux. Le réalisateur Wil Prosper nous convie à l’intimité des rencontres familiales où la transmission du savoir et la quête sans relâche de partage qui mène l’artiste malgré l’exil. La trame sonore qui agrémente ce voyage inspirant est de Jenny Salgado.


Présence | Décloisonner le regardMilton Riaño, Maria Ezcurra, Laura Barrón et Sergio Clavijo
À partir du 18 décembre 2020
Salle de diffusion de Parc-Extension
En ligne

Commissariée par Mariza Rosales Argonza, Présence / Décloisonner le regard présente le travail de quatre artistes originaires d’Amérique latine vivant au Québec : Milton Riaño, Maria Ezcurra, Laura Barrón et Sergio Clavijo. Réalisée dans le cadre du Festival LatinArte, festival ayant pour mission de faire connaître les créateur·trice·s d’origine latino-américaine, cette exposition a ouvert ses portes seulement quelques jours au mois de septembre avant le resserrement des mesures sanitaires. À travers un parcours entièrement virtuel, on y retrouve des installations numériques, sculptures monumentales ainsi que des œuvres d’art photographique et organique. L’expérience de visite virtuelle est agréable, il est facile de se laisser complètement immerger dans cet univers.
Pour une visite guidée de l’exposition en ligne, cliquez ici


SAK VID PA KANPE !Francisco Gonzalez-Rosas, Marie La Vierge, Yonel Charles, Anahita Norouzi, Eliza Olkinitskaya
À partir du 14 janvier 2021
La Galerie de l’UQAM
En ligne

Troisième volet de QUADrature, une série de quatre expositions réfléchies par la Galerie de l’UQAM expressément pour l’écran numérique, Sak vid pa kanpe ! (proverbe créole signifiant : Un sac vide ne tient pas debout !) réunit cinq artistes dans un objectif de souligner la dimension politique du corps, que ce soit par sa présence ou son absence. Cette exposition est commissariée par le Musée d’art actuel / Département des invisibles (MAADI), musée itinérant ayant pour mission d’activer la pensée critique en apportant une lecture plurielle et inclusive sur les enjeux actuels de l’art contemporain.


À la racine de l’arbre
Portrait sonore
En ligne

L’organisme Portrait Sonore sortira bientôt son tout nouvel audioguide À la racine de l’arbre. Alors que les promenades sonores de l’application nous apportent souvent vers une communion avec l’art et l’architecture, À la racine de l’arbre emprunte un tournant quelque peu différent. Cette fois-ci, la voix de Sophie Mankowski, accompagnée par la musique d’Antoine Bédard et Corinne René, nous invite à renouer avec les arbres du parc du Mont-Royal. Dans une approche plus poétique et environnementale, le documentaire sonore nous donne un prétexte pour respirer l’air frais du parc mythique, le temps d’une randonnée de 2h30. Il s’agit de la parfaite activité de confinement et une occasion en or de réfléchir à notre empreinte sur ces espaces verts qui nous tiennent tant à cœur présentement.


Aime ton cinema
Où voir les films québécois ?

Le 14 mai dernier avait lieu le lancement du nouveau site web Aime ton cinéma, dédié au cinéma québécois. Son moteur de recherche permet de localiser les lieux de diffusion de plusieurs films produits au Québec, que ce soit au cinéma, sur une plateforme numérique ou à la télévision. Le site offre un large éventail de choix, des nouveautés de l’année comme Antigone jusqu’à d’anciens classiques tels que Dans une Galaxie près de chez vous. Il est possible de consulter sur Aime ton cinéma les bandes-annonces de tous les films répertoriés sur la plateforme, une liste des films à venir prochainement ainsi que les recommandations de certaines personnalités du cinéma québécois. Aime ton cinéma permet surtout de promouvoir la culture cinématographique québécoise à un moment où cela compte plus que jamais.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Art public Montréal
Œuvres d’art dans des lieux publics et accessibles, intérieurs ou extérieurs

Avec le retour du beau temps et après plus de deux mois de confinement, un désir de sortir prendre de l’air, de profiter des parcs et autres lieux publics montréalais se fait ressentir. La plateforme d’Art public Montréal propose une manière de recenser et de découvrir les œuvres d’art urbaines de la métropole. Le site suggère des parcours et des circuits qui permettent de découvrir une collection de 900 œuvres et installations qui enrichissent quotidiennement le décor de la ville. Le site web propose aussi une carte interactive permettant d’admirer les œuvres par quartier. Il est ainsi possible de planifier des promenades thématiques ou de découvrir des nouveaux endroits dans des quartiers méconnus. Pour ceux qui préfèrent ne pas s’aventurer à l’extérieur, les œuvres d’art peuvent être appréciées directement sur leur site.

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Corona Culture
Compte Instagram

Avec l’arrivée du confinement collectif en mars est née une plateforme numérique vouée au partage de l’art et de la littérature pendant la quarantaine imposée par la COVID-19. Cette page Instagram présente des créations d’art visuel, des collages originaux, des extraits de poèmes et des photographies inspirés par les divers aspects de la vie en quarantaine. On y retrouve des artistes en « résidence virtuelle » partageant leurs lectures actuelles ou des bribes de textes portant sur la nostalgie, la solitude, l’amour et le passage du temps. Cette plateforme réunit également plusieurs suggestions de pages Instagram d’artistes, d’écrivains et de poètes à suivre dans leur expérience et leur création en ces temps de distanciation sociale. À lire, à admirer et à explorer quand le besoin de s’évader se fait sentir.

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Les Encans de la quarantaine
Encans en ligne

Instiguée par l’artiste visuelle, technicienne et enseignante dans le milieu artistique Sara A. Tremblay, l’initiative des Encans de la quarantaine a pour but premier de soutenir les artistes visuels touchés par la crise actuelle. Fondé sur les mêmes principes qu’un encan d’œuvres d’art, un jury formé d’artistes voit d’abord à équilibrer la représentation d’artistes émergents et établis, puis à s’entendre sur un prix de départ et un prix de réserve avec les artistes. Par la suite, tour à tour, ces œuvres encantées sont publiées sur le groupe Facebook éponyme, pour que le public soit convié à miser sur celles-ci. Les enchères seront ouvertes pendant une semaine pour chacun des objets d’art. À la fin du temps imparti, un verdict est finalement rendu et l’acheteur ayant proposé le prix le plus haut se porte acquéreur de l’œuvre. Bien entendu, tous les profits sont remis aux artistes. Cette initiative est une merveilleuse manière d’encourager le milieu artistique tout en faisant ses premières armes dans le monde des enchères, une chance inouïe de constituer sa propre collection d’œuvres d’art!

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Ce qui du monde se prélève permet à l’œil de s’ouvrir – Maude Arès, Amélie Proulx, Shabnam Zeraati, Giorgia Volpe
Exposition virtuelle accueillie par la Galerie de l’UQAM et produite par le Collectif 20

Cette exposition rassemble quatre artistes qui réfléchissent de différentes manières aux relations que nous tissons avec nos écosystèmes environnemental, social et psychique.
Tout d’abord, la pratique interdisciplinaire de Maude Arès interroge les éléments naturels à travers des installations hybrides qui forment des univers fictifs. Amélie Proulx, quant à elle, utilise la céramique en détournant des objets pour nous dévoiler sa vision renversée du monde. Ensuite, l’artiste Shabnam Zeraati parle des conflits sociaux et de la violence qui caractérise notre quotidien sur fond de récits plus intimes. Enfin, les œuvres de Giorgia Volpe jouent sur la sensorialité et l’imaginaire. Ces quatre artistes posent donc un regard sensible, à la fois sur la matière et sur le monde, et interrogent ainsi leurs paradoxes.
Le Collectif 20 regroupe 19 étudiantes et étudiants en histoire de l’art et en muséologie de l’UQAM, sous la direction de la chargée de cours et commissaire Véronique Leblanc.

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À la découverte du Good Design
Objets sélectionnés parmi la Collection Stewart du Musée des beaux-arts de Montréal
Exposition virtuelle produite par le Programme Stewart pour le design moderne

Cette exposition est composée de trois parties : « Comprendre – Découvrir – Explorer ». La première permet d’énumérer les grands principes du « Good Design » et de les illustrer grâce à 20 objets du quotidien issus de la collection Stewart et à 7 interviews filmées de designers canadiens. Dans la deuxième partie, on découvre des projets architecturaux européens qui ont inspiré les expositions du MOMA dans les années 1930. On peut également visionner un film documentaire relatant la vie de Liliane Stewart et de sa collection d’arts décoratifs. Une sélection d’objets est ensuite proposée selon leur succès commercial et leur intemporalité. Enfin, la troisième partie donne accès à une carte interactive du Canada, afin d’y explorer des exemples publics de Good Design et le visiteur peut participer à un jeu en ligne, inspiré de celui de 1948 du Musée des beaux-arts du Canada. Bonne exploration !

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Iningat Ilagii
Œuvres sélectionnées parmi la West Baffin Eskimo Co-op
Exposition virtuelle produite par la Collection McMichael du Musée d’art canadien de Kleinburg, Ontario.

L’espace Iningat Ilagii, signifiant « un lieu familial », permet aux communautés inuites de Kinngait (Cape Dorset, Nunavut) de partager leur art, leur culture et leur histoire. Il propose deux parcours de visite. On peut d’abord visionner 250 photographies et 4000 dessins en faisant une recherche par artiste, technique ou mot clé. On peut également créer sa propre exposition virtuelle en suivant différentes étapes : constituer sa collection en épinglant ses œuvres préférées, trouver un point commun entre elles, afin de faire ressortir une ligne curatoriale et écrire un texte de présentation, puis publier son exposition en ligne. Le visiteur peut alors, de façon ludique tout en apprenant davantage sur le métier de commissaire et de conservateur de musée.

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Le Musée à la maison
Musée National des Beaux-Arts du Québec

Il est désormais possible d’avoir accès aux collections du Musée National des Beaux-Arts du Québec via leur site internet. Pour répondre à la grande demande d’activités culturelles numériques, le musée a fait de nombreux ajouts à son site internet comme la numérisation de leurs 40 000 œuvres qu’il est possible de retrouver via un outil de recherche et des albums thématiques. Le musée donne la possibilité au visiteur de « créer sa propre galerie » en lui permettant d’aimer ou de ne pas aimer une œuvre, créant une sélection spécialisée. De plus, une visite sonore de l’exposition vedette Frida Kahlo, Diego Riviera et le modernisme mexicain. La collection Gelman est maintenant disponible. L’ajout le plus impressionnant, toutefois, est sans l’ombre d’un doute la visite 360° de la collection permanente. Le visiteur peut dorénavant se promener à travers les salles Ressentir, Devenir, Imaginer et Croire et admirer les œuvres exposées dans une expérience complètement immersive. Certaines œuvres sont expliquées par des cartels longs tandis que d’autres sont accompagnées de vidéos explicatifs.

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Artexte et le MAC s’allient pour : Art + Féminisme Journée contributive sur Wikipédia – Camille Larivée, Thérèse Ottawa et Maize Longboat
Artexte et Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)

Le 9 Novembre dernier, Artexte et le MAC ont organisé un événement spécial pour célébrer la journée Wikipédia Art + Féminisme. Il s’agissait de mettre en lumière les œuvres, les recherches et les écrits artistiques des « oubliés » de Wikipédia, notamment des femmes et des personnes autochtones. Cette exposition virtuelle permet de réitérer cette collaboration en présentant le travail de trois artistes : Camille Larivée, qui pratique le street art, Thérèse Ottawa, qui est photographe, et Maize Longboat, producteur de jeux vidéo. Le visiteur peut écouter les interventions de chaque artiste grâce à la retranscription des tables rondes qui ont eu lieu à cette occasion. Ils parlent de leur pratique mais aussi de leur vision des arts et de la place qu’ils y occupent actuellement, que ce soit dans la vie virtuelle ou réelle.

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Musée de Pointe-à-Callière
Visite virtuelle

Avant qu’il ne ferme plus tôt en mars après l’avènement de la COVID-19; le musée Pointe-à-Callière présentait son exposition Les Incas… c’est le Pérou ! portant sur les créations artistiques raffinées et les rites culturels captivants du Pérou de la préhistoire jusqu’à l’ère contemporaine. Cette exposition, ainsi que les permanentes, seront donc disponibles virtuellement durant la fermeture temporaire de l’institution. Les intéressés pourront profiter des richesses archéologiques et historiques montréalaises que proposent le musée, tout en continuant d’apprendre et de se divertir par les nombreuses vidéos en direct qui seront diffusées sur les réseaux sociaux en suivant le mot-clic #PACchezvous. Le musée propose aussi plusieurs ressources éducatives en lien avec leurs expositions telles que : des fiches techniques, des coloriages thématiques pour les enfants et plusieurs jeux pédagogiques. De quoi rester occupé encore longtemps pendant le confinement!

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Mois de la poésie

« Le Mois est mort, vive le Mois » scande la page d’accueil du site internet du Mois de la poésie. Le festival annuel québécois célébrant les poésies de toutes sortes a su rebondir sur ses pieds en nous proposant une programmation presque entièrement virtuelle et échelonnée jusqu’à tard dans l’année 2020. Les performances présentielles Je lis deux et demi 4 fois dans la ville ainsi qu’HYGIÈNE sont déjà terminées, mais il est encore possible de profiter de diverses formes lyriques. L’inscription par courriel à En t’attendant je déjeune au cidre de pomme permet de recevoir quotidiennement des bribes poétiques d’une correspondance accompagnées d’illustrations des Six Volcans. Les douze balados de Poésie Go! Suisse à Québec sont un rassemblement de douze poèmes présentés en collaboration avec le Festival de la poésie de Montréal. Il est également possible d’écouter six auteurs réciter leurs textes en enregistrement via l’initiative Détourner la pub. Les autres spectacles sont reportés à des dates ultérieures.

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Office national du film du Canada

L’Office National du Film du Canada offre une riche variété de films de grande qualité, pour tous les âges, gratuits, en français et en anglais. Les thématiques vont de la fiction en courts et longs métrages, de l’animation et des documentaires. L’accès se fait en ligne ou sur des applications mobiles. L’ONF s’engage à appuyer la production autochtone et à respecter la diversité et l’équité. Il est possible d’y trouver des titres comme Trois Mille d’Asinnajaq, une animation qui survole les 3000 ans d’histoire des Inuits (14 min.); Âme noire de Martine Chartrand, qui offre des tableaux animés illustrant des faits marquants de la culture des Noirs (9 min.); ou encore la filmographie du renommé Gilles Carle.

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Fleurs sauvages
Objets sélectionnés parmi des souvenirs, des œuvres d’étudiant·e·s de la Faculté des arts de l’UQAM et des actions citoyennes.
Exposition virtuelle produite par l’Écomusée du fier monde en partenariat avec la Faculté des arts de l’UQAM.

Cette exposition porte un regard inédit sur les fleurs sauvages en présentant celles qui ont choisi de s’épanouir en milieu… urbain ! À travers un parcours historique, vous découvrirez donc les fleurs de Montréal, et plus particulièrement celles du quartier Centre-Sud. Des objets confectionnés par les Premiers Peuples aux nouvelles découvertes scientifiques du XXe siècle, en passant par l’apothicairerie en Nouvelle-France et l’industrialisation du XIXe siècle, vous apprendrez les usages et les vertus de toutes ces plantes qui poussent naturellement à côté de chez vous. Vous pourrez également découvrir les démarches citoyennes et projets actuels mis en place pour préserver ce patrimoine immatériel.
Grâce à cette exposition, vous serez plus attentifs aux fleurs de votre quartier et à la beauté sauvage de Montréal.

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Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Stéphanie Dufault-Bédard, Charline Giroud, Johanne Joseph, Béatrice Larochelle, Alexandra Dumais, Cassandra Lavoie, Marie-Hélène Durocher, Annabelle Brazeau, Florence Simard, Laurence Duchesne et Gabrielle Sarthou.

En bannière : Exposition au MBAM Ninga Mìnèh de l’artiste Caroline Monnet. Crédit Photo : MBAM. Photographe : Denis Farley. 2021.