Calendrier culturel

 


_novembre 2021

 

Souriez! Les émotions au travail
Du 2 octobre 2021 au 9 janvier 2022
Musée d’art de Joliette
145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil
Joliette, Québec
Du lundi au vendredi de 12 h à 17 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

L’exposition Souriez ! Les émotions au travail traduit la surstimulation d’une société capitaliste à mi-chemin entre la reconnaissance du bien-être de chacun·e et le besoin constant de productivité. Le regroupement d’œuvres multimédias d’artiste québécois·e·s, canadien·ne·s et internationaux·ales éveille des questionnements quant à la place de l’émotion dans le travail et dans la mise au travail. L’affect devient sujet d’étude, ou outil, et s’utilise même lors d’ateliers de renforcement d’esprit d’équipe. À l’inverse, son instrumentalisation l’amènerait à devenir une forme de contrôle. L’exposition entrelace ainsi, à l’aide d’œuvres vidéographiques, des thématiques jumelant l’existence, la production, la construction et les émotions. Une exposition perturbante à l’image des questionnements existentiels actuels.


Post Traumatique Audrey Larouche
Du 31 août 2021 au 18 janvier 2022
Centre Bang
Espace partagé – Bibliothèque Hélène-Pedneault
2480, rue Saint-Dominique
Jonquière, Québec
Du mardi au vendredi de 10 h à 20 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

Résultant d’une collaboration entre le centre Bang et la ville de Saguenay, l’exposition monographique Post traumatique s’insère au sein de la Bibliothèque Hélène-Pedneault. Les installations créées par l’artiste multidisciplinaire présentent l’inadéquation possible entre le ressenti d’un individu et son milieu. Le naturel et le domestique se côtoient, composant une narration dont l’isolement prend des formes nouvelles. Des matières délicates et brutes traduisent l’inconfort ressenti face au vide. Le traumatisme et ses répercussions se solidifient à travers les sculptures de plâtres de l’artiste. Des thématiques liées à la rupture, au féminisme et aux enjeux environnementaux y sont lisibles.


Des points mouvants — Yann Pocreau
Du 28 octobre 2021 au 30 janvier 2022
Musée régional de Rimouski
35, Rue St Germain O 
Rimouski, Québec
Le mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 10 h à 17 h
Le jeudi de 10 h à 19 h

Yann Pocreau révèle son travail de recherche entamé à l’Observatoire Mont-Mégantic, en 2018, afin de poursuivre ses questionnements entourant les notions de patrimoine, de lieu et de temps. Empreinte d’empathie, la démarche de l’artiste lie des sujets allant des sciences pures à la phénoménologie, en passant par les arts visuels. Elle matérialise vraisemblablement une quête existentialiste, rendue visible dans cette exposition photographique, installative et sculpturale qui sait toucher par ses recherches allant de l’étude de la lumière jusqu’aux plus menus détails cosmologiques. L’immensité et la profondeur de l’univers, de la géologie au cosmos, se fondent afin de présenter les œuvres d’un artiste sensible ayant la volonté de ne faire qu’un avec son environnement.


Voir le temps — Joan Sullivan et Anna Woch
Du 4 novembre au 11 décembre 2021
Caravansérail
274, avenue Michaud
Rimouski, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17 h
Samedi et dimanche de 13 h à 17 h

Dans Voir le temps, les artistes Joan Sullivan et Anna Woch superposent leurs travaux numériques mettant en exergue le paysage dans ses mouvements, ses processus et ses façonnements qui révèlent le passage du temps sur les lieux sondés par leur objectif. L’une photographe, l’autre cinéaste, elles cherchent toutes deux à montrer le territoire et les changements – surtout climatiques – qu’il subit. Par des stratégies diverses, elles portent leur regard sur la permanence et l’impermanence des espaces qu’elles fréquentent. La succession d’images, les lents mouvements de caméra, les différents plans et cadrages de même que la lumière captée par des obturations choisies laissent voir des lieux transformés, les laissant par le fait même acquérir leur potentiel poétique et vibrant à mesure que le geste des artistes s’impose sur eux.


Des vertiges — Manon Labrecque
Du 19 novembre au 15 décembre 2021
Vaste et Vague
774, boulevard Perron
Carleton-sur-Mer, Québec
Du lundi au jeudi de 9 h à 16 h
Vendredi de 17 h à 20 h
Samedi et dimanche de 13 h à 16 h

Manon Labrecque, dont les expérimentations pluridisciplinaires abordent toujours le mouvement et ses réverbérations sur le corps, donne à son exposition une grandeur de par le croisement de cinq œuvres tirées de son corpus récent qui demande à être abordée par l’être entier du·de la regardeur·euse. Des plans fixes nourris par des projections mêlant dessins et animations viennent supporter les sensations et sensibilités créées par des moments de suspension pensés par l’artiste. La force du mouvement, superposée à celle de l’arrêt, provoque une dynamique heureuse entre le rythme et le silence : elles forcent toutes deux le corps à questionner, contempler et réfléchir sa temporanéité et ses mémoires.


Ce que racontent les collections : les femmes et l’art au Québec
Jusqu’au 9 janvier 2022
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241 rue Dufferin, Sherbrooke
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h

Le temps d’une exposition temporaire, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke souhaite donner une place centrale aux œuvres d’artistes québécoises de sa collection. L’exposition Ce que racontent les collections s’inscrit dans une tendance de plus en plus observée dans les musées : le redéploiement des collections. Ce nouvel accrochage d’artistes femmes permet de créer de nouveaux récits entre les disciplines, les sujets et les époques, ainsi que de retracer l’apport historique et contemporain des femmes dans la scène artistique du Québec.


Pour quelques arpents de neige / For a few acres of snow — Simon Belleau
canadas — Laure Bourgault
Du 3 novembre au 11 décembre 2021
AXENÉO7
80, rue Hanson
Gatineau, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h et le mercredi jusqu’à 19 h

Au cours du prochain mois, le centre d’artistes AXENÉO7 présente dans ses espaces un duo d’expositions qui entrevoient deux événements marquants de l’histoire politique canadienne d’un point de vue aussi bien critique que narratif. Laure Bourgault se penche sur le livre Canada 1970 publié par le bureau fédéral de la statistique. Elle retravaille, par les médiums de la peinture et de l’écriture, les images et les textes du livre afin d’en dégager le récit d’appartenance véhiculé par le gouvernement canadien. Quant à lui, Simon Belleau s’intéresse à la nuit des longs couteaux ou au kitchen accord, l’entente où le fédéral et l’ensemble des provinces, excluant le Québec, ont débattu sur le rapatriement de la constitution canadienne. L’artiste propose, en ses mots, une « dé-re-construction » de cet événement qui s’est déroulé il y a exactement quarante ans à Ottawa. À l’aide de peinture, de sculpture et de vidéo, Simon Belleau explore les différentes versions racontées de cette nuit célèbre, relevant ainsi son caractère dramaturgique.


« Combien de temps faut-il pour qu’une voix atteigne l’autre? »
Du 11 septembre 2021 au 13 février 2022
Musée des beaux-arts de Montréal
1380 rue Sherbrooke Ouest,
Montréal, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17h

Élaborée autour d’œuvres phares de la collection permanente du Musée des beaux-arts de Montréal, l’exposition « Combien de temps faut-il pour qu’une voix atteigne l’autre? » propose à la vue ce qui relève à l’habitude de l’ouïe. La voix, au cœur de cette exposition, se matérialise de façon à revendiquer sa place comme manifestation sonore mais, surtout, à trouver son sens dans sa définition métaphorique liée à la culture. Ce discours se traduit dans les œuvres de Rebecca Belmore, Geneviève Cadieux, Hannah Claus, Stanley Février, Betty Goodwin, Shilpa Gupta, Rafael Lozano-Hemmer, Nadia Myre et Niap (Nancy Saunders) rassemblées aux côtés d’œuvres phares de la collection d’art moderne et ancien du Musée, dont celles de Charles Gagnon, Yves Gaucher, Rembrandt, Ribera et Rodin. Ici se construit donc un discours matériel critique autour de la multiplicité des voix qui découlent d’un environnement numérique surstimulant.


Futurs possibles — Adam Basanta
Du 21 novembre 2021 au 6 février 2022
Maison des arts de Laval
1395, boulevard de la Concorde Ouest
Laval, Québec
Du mardi au dimanche de 12 h à 17 h

Dès le 21 novembre, Adam Basanta présentera à la Maison des arts de Laval Futurs possibles, une nouvelle exposition développant sur les assemblages technologiques et biologiques. Les thèmes récurrents de la pratique de l’artiste — futur, fin du monde, écologie, obsolescence — se retrouveront certainement imbriqués dans un système complexe et absurde de sculptures, d’objets soigneusement sélectionnés et d’éléments sonores.


Ces tapis qui nous façonnent
Jusqu’au 20 février 2022
Centre canadien d’architecture
1920 rue Baile, Montréal
Du mercredi au dimanche de 11h à 18h, et jusqu’à 21h le jeudi

Une proposition du commissaire Dan Handel, Ces tapis qui nous façonnent est une exposition ayant comme objet la moquette en relation avec différentes formes d’architecture dans le secteur de l’hospitalité. Bien qu’elle soit omniprésente au sein de ces espaces construits, la moquette a tendance à s’effacer au profit des autres éléments du cadre bâti. Le commissaire s’intéresse aux effets physiques, psychologiques et comportementaux du tapis ainsi qu’aux choix stratégiques opérés par les architectes et les designers. Par l’entremise d’archives et de documents commerciaux, l’exposition porte une attention particulière aux mécanismes de consommation que peuvent susciter certains motifs, couleurs et agencements tapissés.


Ce que les lys odorants tentent de camoufler — Vicky Sabourin
Du 2 octobre 2021 au 15 mai 2022
Musée d’art de Joliette
145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil
Joliette, Québec
Du lundi au vendredi du 12 h à 17 h
Samedi et dimanche du 10 h à 17 h

Commissariée par Anne-Marie St-Jean Aubre, l’exposition Ce que les lys odorants tentent de camoufler porte un regard intime et sensible sur la notion de réminiscence. L’artiste Vicky Sabourin ravive des souvenirs – ses souvenirs – tout en parlant des sujets beaucoup plus larges du deuil, de la mort, de l’effritement du temps, de l’incandescence de la mémoire et des paysages sensoriels qui deviennent les ultimes traces des passages d’êtres aimé·e·s dans nos vies. Sa démarche de prélèvement et de collection la suivant, elle déploie ses recherches sous la forme d’accumulations. Tous ces objets et odeurs dialoguant lui permettent de tisser du récit; les effluves deviennent l’ancrage de profonds souvenirs, que l’artiste met à l’honneur dans un coffret-à-sentir dont le public est invité à faire l’expérience à la maison, avec un livre l’accompagnant. Ce projet multidisciplinaire exploite finalement l’intimité partagée entre l’artiste et son public.


Intimité de l’inconnu — Anne Duk Hee Jordan
Jusqu’au 2 janvier 2022
Musée des beaux-arts de Montréal x MOMENTA
1339 rue Sherbrooke Ouest, Montréal
Du mardi au dimanche de 10h à 17h, et jusqu’à 21h le mercredi

Présentée dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image, cette exposition propose un futur hybride se situant entre les mondes terrestres et aquatiques. Intimité de l’inconnu tire son nom de la théorie de l’évolution de Lynn Margulis selon laquelle nos corps sont constitués de millions d’organismes minuscules. L’installation vidéo et sonore de Jordan met en scène des relations interespèces basées sur l’interdépendance et la cohabitation : les papillons monarques, les bactéries, les amphibiens, les champignons et les crabes. Elle crée un environnement immersif dans lequel le corps du visiteur entre en symbiose avec les autres acteurs de cet écosystème. 


Dé/re matérialiser — Maude Lauzière-Dumas
Du 6 novembre au 11 décembre 2021
Atoll art actuel
17, rue des Forges
Victoriaville, Québec
Du mercredi au samedi de 13 h à 16 h

Cherchant à sonder les impératifs de production – et ceux de dé-production qui lui sont inhérents –, Maude Lauzière-Dumas offre des œuvres tendant la main au monde de l’artisanat, qui résonne autrement avec le monde consumériste actuel. En effet, son travail prend vie à partir de techniques traditionnelles qui donnent à ses créations un rôle détourné : celui de déjouer l’acte de la production de masse et de la fabrication du pratico-pratique, injectant plutôt au cœur de ses objets une dimension sensible, incarnée qui rappelle l’idée du faire-ensemble. Les processus de prélèvement et de revalorisation superposés à ses gestes créateurs donnent à voir des sculptures critiques dont la matérialité sonde des préoccupations environnementales, sociales et politiques plus larges encore.


Sumarnótt, la mort est ailleurs — Ragnar Kjartansson
Du 28 septembre 2021 au 2 janvier 2022
Musée des beaux-arts de Montréal
1380 rue Sherbrooke Ouest
Montréal, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17h
Les mercredis de 10 h à 21 h

Artiste phare de l’Islande, Ragnar Kjartansson présente au Musée des beaux-arts de Montréal l’œuvre Sumarnótt, une installation vidéographique immersive diffusée de manière panoramique sur sept écrans distincts. Soixante-dix-sept minutes bercent la projection, qui s’adosse à une trame musicale incitant à la contemplation et à la méditation. La nature islandaise, mise à l’avant-plan du long métrage, donne au·à la spectateur·trice l’opportunité de faire l’expérience de la beauté, expérience renouvelée à mesure que les protagonistes déambulent dans de vastes paysages, les faisant sauter d’un écran à l’autre. Porteuse d’un récit intemporel, l’œuvre permet de goûter au sublime en abordant des thèmes aussi grandioses que la mort et l’amour.


Voyager du regard, revisiter le paysage — Ivan Binet
Du 2 octobre au 23 décembre 2021
Expression, centre d’exposition de Saint-Hyacinthe
495, avenue Saint-Simon
Saint-Hyacinthe, Québec
Du mardi au jeudi de 10 h à 17 h
Vendredi de 10 h à 19 h
Samedi et dimanche de 13 h à 17 h

Commissariée par Carl Johnson, l’exposition Voyager du regard, revisiter le paysage présente une rétrospective de l’artiste photographe Ivan Binet. Sensible au paysage, Binet cherche à renverser les perspectives habituelles de celui-ci. Les renversements qu’il opère par manipulations numériques poussent à une compréhension différente de ce qui nous avoisine. La lumière, le mouvement et les couleurs sont divers prismes par lesquels il aborde les environnements qu’il côtoie : il puise en ceux-ci des images qu’il bricolera ensuite en d’autres lieux – ceux-ci fabriqués. Il est en ce sens un inventeur de récits : il produit à partir de chaque espace visité une narration différente qui succède au réel, ou du moins le transforme.


L’explorateur de reliques : D’où nous venons, toi et moi, nous savons que nous ne sommes pas ici pour toujours  Larry Achiampong
Du 9 septembre au 9 janvier 2022
Fondation PHI
451 et 465, rue Saint-Jean
Montréal, Québec
Du mardi au samedi de 12 h à 17 h

La Fondation PHI accueille le premier projet présenté en sol américain par l’artiste Larry Achiampong. Faisant se croiser des œuvres multidisciplinaires qui oscillent entre le travail de l’image, du son et de la sculpture, le projet tend vers l’archive en ce qu’elle se fait symbole d’une mémoire collective. C’est par ce prisme qu’Achiampong arrive à réfléchir des concepts tels que le colonialisme, l’africanisme et leurs dérivés, rendant tangibles, par la matière-archive, des discours qui par tous les moyens résistent. L’archive sert aussi de témoignage : témoignage du passé, mais également témoignage du futur, puisqu’elle  permet à l’artiste d’interroger autant ce qui a été que ce qui restera. Trois installations invitent finalement le·la visiteur·teuse à questionner les temporalités et l’histoire, lui permettant de réfléchir à ce qu’il·elle souhaite léguer à l’avenir.


Franchissements — Exposition collective
Du 11 septembre au 30 octobre 2021
Du 10 novembre 2021 au 29 janvier 2022
Galerie UQO
101, rue Saint-Jean-Bosco
Gatineau, Québec
Du mardi au vendredi de 11 h 30 à 17 h
Samedi de 13 h à 16 h

Commissariée par Véronique Leblanc, l’exposition Franchissements constitue un évènement d’ampleur pour souligner la réouverture de la Galerie de l’UQO après 20 mois de fermeture au public. Ces longs mois ont accueilli des activités de recherche – un laboratoire de réflexion collective – auxquelles Leblanc a pris part. L’exposition en émergeant convoque les pratiques des artistes Jacynthe Carrier, Marie-Andrée Gill, Estela López Solis, Kosisochukwu Nnebe et Sanaz Sohrabi. Leur maillage sonde l’écoute dans ce qu’elle a de sensible, d’intègre, d’ouvert : la commissaire souhaite en fait faire se rencontrer des pratiques qui arrivent à trouver l’affect, à le créer ou à le révéler. Transposant ainsi l’idée d’échange qui a bercé Chercher l’ouverture, le processus de réflexion mi en branle en 2020-2021 à la Galerie, Franchissements donne la voix à des pratiques qui exercent ce même déplacement du regard, ce même décentrement.


Objets pour surprendre le temps et consoler les fantômes — Claudie Gagnon 
Du 26 septembre au 21 novembre 2021
Centre culturel Raymond-Lasnier
1425 Pl. de l’Hôtel de Ville
Trois-Rivières, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 17 h

Claudie Gagnon offre, à Trois-Rivières, une exposition pensée en deux versants, chaque fois mettant de l’avant d’imposants objets, structures et sculptures qui habitent l’espace. Approchant son installation selon l’idée du « cabinet de curiosités », elle fait se superposer à la fois objets du quotidien et œuvres travaillées qui lui permettent de parler largement des cycles de la vie, faisant référence tantôt à la mémoire naturelle et tangible des choses qui vivent et meurent, tantôt aux histoires que racontent les objets dénués d’ancrage dans le réel qui arrivent à se raconter eux-mêmes. Ces items fréquentent les grands domaines de la science, de l’histoire et de la botanique par leur apparence, jouant ainsi avec leurs codes et donnant aux spectateur·trice·s la possibilité de se construire leur propre récit autour de ces accrochages étrangers et fascinants.


Temporalités depuis l’ailleurs — Jin-Me Yoon
Du 30 septembre au 9 janvier 2022
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mardi au dimanche de 10 h à 16 h 30

Le Musée d’art de Joliette s’invite au Musée des beaux-arts de Sherbrooke par son exposition itinérante de l’artiste d’origine coréenne Jin-me Yoon. La rétrospective traduit, par sa matérialité et son déplacement, la réalité de l’artiste vivant en Colombie-Britannique. Son expérience de la migration et sa relation complexe avec le passé colonialiste canadien marquent ainsi sa démarche artistique. L’humain, au centre de ses questionnements initiaux, se trouve ici lié à un territoire de plus en plus imposant. Une narration anachronique dont les étapes de la vie allant du nourrisson à l’adulte côtoient l’éphémérité du souffle menant au décès. C’est avec fluidité que l’artiste s’approprie, finalement, la banalité de l’existence.


Parcours Photo Sherbrooke/ Vraies/ Semblables — Chantal Bonneville, Normand Métivier et Sébastien Pesot
Jusqu’à septembre 2022
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
241, rue Dufferin
Sherbrooke, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 16 h

En collaboration avec le Comité Arts et culture Jacques-Cartier de même que la Ville de Sherbrooke, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présente le travail photographique de Chantal Bonneville, de Normand Métivier et de Sébastien Pesot sous la forme d’une exposition en plein air qui longe la promenade du Lac des Nations. Ces trois artistes sherbrookois avaient pour objectif commun l’altération d’images provenant du réel afin qu’une série de photographies corrompues et détournées en émergent – et transcendent. 


Les ouvrages et les heures — Monique Régimbald-Zeiber
Du 8 octobre 2021 au 30 janvier 2022
Musée du Bas-Saint-Laurent
300 rue Saint-Pierre
Rivière-du-Loup, Québec
Du mardi au dimanche de 13h à 17h

Trente-cinq ans façonnent la pratique artistique de Monique Régimbald-Zeiber. Tour à tour auteur, peintre, théoricienne et professeure, sa vocation artistique est indéniable : c’est ce que cette rétrospective dévoile. L’exposition Les ouvrages et les heures, produite et mise en circulation par le Musée de Joliette, met en parallèle ses contributions aux mondes de l’art et de la littérature – ou ne font-ils qu’un. Son approche résolument sensible accorde une place importante à l’histoire de l’art des femmes; son travail représente, donne à voir, matérialise ces récits, notamment par l’intégration de références – figuratives comme langagières – sur les réalités des femmes. Elle tisse ainsi une longue conversation, à travers ses œuvres, entre l’histoire de l’art, ses courants et ses angles morts.


L’INFINI
Du 21 juillet au 7 novembre 2021
Arsenal art contemporain Montréal
2020, rue William
Montréal, Québec
Métro Georges-Vanier
Du mardi au jeudi de 10 h à 19 h

Le Studio PHI a récemment annoncé sa prochaine exposition majeure d’expérience immersive : une visite de la Station spatiale internationale, inspirée par les missions de la NASA. Ce parcours exceptionnel regroupera de la réalité virtuelle, augmentée, de l’art immersif ainsi que des projections. Cette exposition de grande envergure sera présentée dans les salles de l’Arsenal art contemporain Montréal. L’espace réservé à l’exposition, totalisant 12 500 pi2, est divisé en sept zones proposant chacune des points d’intérêts divers. La durée totale de l’expérience est d’une heure, montrant du contenu filmé parmi 200 heures d’enregistrement. PHI décrit cette nouvelle attraction comme « un parcours immersif et poétique ».


Espaces médians : repères de dépossession — Exposition collective
Jusqu’au 13 février 2022
Centre Canadien d’Architecture
1920, rue Baile
Montréal, Québec
Du mercredi au dimanche de 11 h à 18 h
Jeudi de 11 h à 21 h

Jusqu’au 13 février 2022, le Centre Canadien d’Architecture présente dans ses vitrines l’exposition Espaces médians : repères de dépossession. Par la monstration de photographies et d’objets issus de la colonisation de l’Amérique du Nord, l’exposition met en lumière les récits coloniaux de l’exploitation de ce territoire, ainsi que les notions de propriété et d’infrastructure au sein des espaces ruraux et urbains. Cette lecture critique s’appuie sur les archives photographiques du CCA qui, éclairées et actualisées par les nouvelles perspectives des commissaires, mettent de l’avant le rôle important de l’architecture dans la dépossession des territoires autochtones.


Ô Merde!
Jusqu’au 26 mars 2023
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Tous les jours de 10 h à 17 h

Au cours de la prochaine année, le Musée de la civilisation nous offre la possibilité d’enfin démystifier l’un des tabous de la société : le caca. Bien qu’elles puissent répugner certain·e·s ou en faire rigoler d’autres, les merdes, les déjections, les fientes sont inévitables pour chaque personne, et ce, peu importe le statut social. Divisée en cinq zones, l’exposition aborde les enjeux insoupçonnés liés à cette matière organique afin de comprendre son importance tant du point de vue scientifique que social et culturel. L’histoire, l’anatomie et l’anthropologie sont tout autant de domaines que permet d’aborder cette exposition.


C’est notre histoire
Jusqu’au 1er janvier 2030
Musée de la civilisation
85, rue Dalhousie
Québec, Québec
Du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h

Un nouveau regard sur l’art contemporain des populations autochtones est proposé à la l’exposition du Musée de la civilisation construite de pair avec La Boîte Rouge VIF. La concertation des 11 nations, Anishinabeg, Atikamekw Nehirowisiwok, Eeyou, Hurons-Wendat, Innus, Inuit, Kanien’kehá:ka, Mi’gmaq, Naskapis, Waban-Aki et Wolastoqiyik, résidant au sein du territoire québécois, est au cœur de cette initiative. Le regroupement de plus de 450 objets invite le visiteur et la visiteuse à concevoir les cultures autochtones actuelles sous un nouveau regard. Une exposition sensible, critique et décoloniale ouvrant la voie à une conception du monde et de l’histoire de communautés longtemps marginalisées.


Leonard Cohen : Une brèche en toute chose
Jusqu’au 12 février 2024
Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)
Exposition en ligne

Cette exposition virtuelle de l’artiste multidisciplinaire Leonard Cohen est une nouvelle version de celle présentée physiquement au musée en 2017-2018. On y retrouve du contenu inédit et varié tel que des images, extraits audio et vidéo, citations et biographies d’artistes, ainsi que des chansons, entrevues, poèmes et autoportraits réalisés par Cohen. Tous sont classés selon quatre thématiques représentatives de sa démarche artistique : Pensée poétique, Spiritualité & humilité, Amour et Perte & désir. L’importance de l’écrit et de la parole dans l’œuvre de cet artiste canadien est particulièrement mise de l’avant, notamment à travers celle du public. Ce dernier est d’ailleurs invité à témoigner par le biais des réseaux sociaux et du mot-clic #cohenetmoi.


À la racine de l’arbre
Portrait sonore
En ligne

L’organisme Portrait Sonore sortira bientôt son tout nouvel audioguide À la racine de l’arbre. Alors que les promenades sonores de l’application nous apportent souvent vers une communion avec l’art et l’architecture, À la racine de l’arbre emprunte un tournant quelque peu différent. Cette fois-ci, la voix de Sophie Mankowski, accompagnée par la musique d’Antoine Bédard et Corinne René, nous invite à renouer avec les arbres du parc du Mont-Royal. Dans une approche plus poétique et environnementale, le documentaire sonore nous donne un prétexte pour respirer l’air frais du parc mythique, le temps d’une randonnée de 2h30. Il s’agit de la parfaite activité de confinement et une occasion en or de réfléchir à notre empreinte sur ces espaces verts qui nous tiennent tant à cœur présentement.


Art public Montréal
Œuvres d’art dans des lieux publics et accessibles, intérieurs ou extérieurs

Avec le retour du beau temps et après plus de deux mois de confinement, un désir de sortir prendre de l’air, de profiter des parcs et autres lieux publics montréalais se fait ressentir. La plateforme d’Art public Montréal propose une manière de recenser et de découvrir les œuvres d’art urbaines de la métropole. Le site suggère des parcours et des circuits qui permettent de découvrir une collection de 900 œuvres et installations qui enrichissent quotidiennement le décor de la ville. Le site web propose aussi une carte interactive permettant d’admirer les œuvres par quartier. Il est ainsi possible de planifier des promenades thématiques ou de découvrir des nouveaux endroits dans des quartiers méconnus. Pour ceux qui préfèrent ne pas s’aventurer à l’extérieur, les œuvres d’art peuvent être appréciées directement sur leur site.

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Les Encans de la quarantaine
Encans en ligne

Instiguée par l’artiste visuelle, technicienne et enseignante dans le milieu artistique Sara A. Tremblay, l’initiative des Encans de la quarantaine a pour but premier de soutenir les artistes visuels touchés par la crise actuelle. Fondé sur les mêmes principes qu’un encan d’œuvres d’art, un jury formé d’artistes voit d’abord à équilibrer la représentation d’artistes émergents et établis, puis à s’entendre sur un prix de départ et un prix de réserve avec les artistes. Par la suite, tour à tour, ces œuvres encantées sont publiées sur le groupe Facebook éponyme, pour que le public soit convié à miser sur celles-ci. Les enchères seront ouvertes pendant une semaine pour chacun des objets d’art. À la fin du temps imparti, un verdict est finalement rendu et l’acheteur ayant proposé le prix le plus haut se porte acquéreur de l’œuvre. Bien entendu, tous les profits sont remis aux artistes. Cette initiative est une merveilleuse manière d’encourager le milieu artistique tout en faisant ses premières armes dans le monde des enchères, une chance inouïe de constituer sa propre collection d’œuvres d’art!

Pour accéder à la plateforme virtuelle, cliquez ici.


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Stéphanie Dufault-Bédard, Béatrice Larochelle, Alexandra Dumais, Cassandra Lavoie, Marie-Hélène Durocher, Annabelle Brazeau, Florence Simard et Laurence Duchesne.

En bannière : Yann Pocreau, Des points mouvants, 2021.