Calendrier culturel

JUILLET 2019


Le cas de la seconde exposition des automatistes – Klaus Scherübel
Jusqu’au 13 juillet 2019
Vox, Centre de l’image contemporaine
2, Rue Ste-Catherine Est
Métro Saint-Laurent
Mardi au vendredi de 12h à 18h
Samedi de 11h à 17h

L’artiste Klaus Scherübel invite, par son intervention curatoriale au Centre Vox, à une réflexion sur l’image archivistique et son sens historique. Reprenant un cliché clé de la seconde exposition des Automatistes, tenue en 1947, Scherübel montre comment la photographie documentaire agit comme acteur principal de la mémoire et transmet un commentaire partial de l’histoire. Il entreprend de reconstituer cet instantané à l’origine bidimensionnelle dans l’espace tridimensionnel des visiteurs, une façon de faire cohabiter « l’espace du livre » et celui de la galerie. Il amorce ainsi une réflexion sur la manière dont l’archive teinte notre perception de cette exposition historique, et parvient à la réactiver dans le temps présent, combinant au passage deux temporalités distinctes.


BEADING NOW! – Judy Anderson, Catherine Blackburn, Teresa Burrows, Hannah Claus, Ruth Cuthand, Dayna Danger, Sarah Maloney, Audie Murray, Mike Patten, Sylvain Rivard et Nico Williams
Jusqu’au 21 juillet 2019
La Guilde
1356, Rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel ou Guy Concordia
Mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h,
Mercredi de 10 h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

L’espace d’exposition La Guilde présente cet été le travail de onze artistes dont les champs d’intérêts se recoupent autour de la pratique artisanale du perlage et de ses potentialités sémantiques. Les productions d’artistes autochtones et allochtones se côtoient, rendant possibles des dialogues interculturels et intergénérationnels autour de cette technique traditionnelle. De là se dégagent des interprétations permettant de tisser, par ces voix communes, une nouvelle narrativité de l’histoire. Au fil du parcours, l’exposition dévoile de nouveaux ponts entre les techniques d’hier et d’aujourd’hui, et donne à voir leur importance au sein des cultures ancestrales qui se transmettent depuis des siècles et qui deviennent constituantes des identités collectives.


c’est pas pour rien qu’on s’est rencontréHannah Claus
Jusqu’au 11 août 2019
Musée McCord
690, Rue Sherbrooke Ouest
Métro McGill
Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h
Mercredi de 10h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 17h

Le Musée McCord présente jusqu’au 11 août l’exposition de l’artiste en résidence Hannah Claus, c’est pas pour rien qu’on s’est rencontré. D’origine mohawk (kanien’kehá:ka) et britannique, cette artiste aborde des thèmes tels que l’histoire, la mémoire et le temps, devenus omniprésents dans sa démarche artistique. Le travail qu’elle expose cet été au Musée McCord est issu d’un cycle de recherches amorcé dans les réserves de cette institution muséale. Les fragments historiques, les registres et autres documents archivistiques trouvés l’ont inspirée à développer un corpus d’œuvres autour de l’objet d’art, réfléchissant sur son statut et sur ses liens avec le monde quotidien. Par l’entremise de projets souvent issus d’un travail manuel rappelant celui de l’artisanat, Claus parvient à poser un regard sur le rapport entre l’objet-artefact et sa circulation, passant des artistes aux collections institutionnelles, et aboutissant parfois dans les milieux privés.


Yoko Ono: LIBERTÉ CONQUÉRANTE/GROWING FREEDOM. Les instructions de Yoko Ono et l’art de John et de Yoko
Jusqu’au 15 septembre 2019
DHC/Fondation Phi pour l’art contemporain
Métro Place-d’Armes
Mercredi au vendredi 12h à 19h
Samedi et dimanche 11h à 18h

L’exposition se compose en deux parties prenant place dans les deux bâtiments de la Fondation. Tout d’abord, Les instructions de Yoko Ono se concentre sur des œuvres qui mettent le spectateur au centre de leurs réalisations avec des ‘’instructions’’ à suivre. Les œuvres proposent des marches à suivre en plus de miser sur la participation active comme processus de création. Ensuite, la deuxième partie, L’art de John et de Yoko, aborde les projets collaboratifs de John Lennon et Yoko Ono entourant la campagne pour la paix. Somme toute, une exposition qui permet de découvrir l’ampleur de la pratique de Yoko Ono et de l’activisme en art.


Braver le monumental – Rebecca Belmore
Jusqu’au 6 octobre 2019
Musée d’art contemporain de Montréal
185, rue Ste-Catherine Ouest
Métro Place-des-Arts
Mardi de 11h à 18h
Mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 18h

Dans cette rétrospective dédiée aux 30 dernières années de production artistique de Rebecca Belmore, le Musée d’art contemporain nous convie à survoler maintes œuvres de son corpus. Présentant son travail installatif, sculptural, vidéographique et photographique, l’institution donne à voir les réflexions écologiques, sociales, et politiques portées par Belmore. Elle-même issue de la communauté anishinaabée, elle appelle le visiteur à réfléchir aux conditions et aux droits des peuples autochtones, par moments bafoués, et qui sont des victimes de premier plan du réchauffement climatique. Elle parle aussi, par l’entremise de techniques traditionnelles, de ces cultures qui sont constamment redéfinies en raison des changements territoriaux, sociaux et politiques subis depuis des siècles, et qui perdurent encore. Abordant les crises passées comme présentes avec sensibilité, son regard critique permet d’établir les bases d’un questionnement à la fois empreint d’humanisme et criant d’urgence.


Nos jours heureux
Jusqu’au 13 octobre 2019
Centre Canadien d’architecture
1920, Rue Baile
Métro Georges-Vanier
Métro Guy-Concordia
Mercredi de 11h à 18h
Jeudi de 11h à 21h
Vendredi au dimanche de 11h à 18h

« Comment mesurons-nous notre qualité de vie ? En quoi consistent les données sur le bonheur ? » Voici les questions que pose la nouvelle exposition Nos jours heureux au Centre canadien d’architecture. Depuis le début du 21e siècle, plusieurs statistiques servent à calculer le bien-être des gens afin de quantifier le bonheur. Ces chiffres représentent des outils politiques et médiatiques qui permettent de concevoir une nouvelle approche des espaces public et privé. Nos jours heureux propose de regarder de quelles façons nos environnements, au sein de la ville, sont planifiés en fonction du rapport émotionnel et social au design.


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par Galadriel Avon, Camille Richard, Hélène Théoret

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En en-tête : Rebecca Belmore, artist (No. 2), photographie, 111,4 x 198,1 cm, 2014.
© Rebecca Belmore
Crédit photo : Scott Benesiinaabandan

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