Calendrier culturel

AVRIL 2019


Entertaining every second – Life of a craphead
Pluton – Carolyne Scenna
When in doubt assume the most dangerous case – Pascale Théorêt Groulx

Jusqu’au 6 avril 2019
Centre Clark
5455, Avenue de Gaspé, Local 114
Métro Laurier
Mardi au samedi 12h à 17h

Dans la salle 1, le duo d’artistes Amy Lam et Jon McCurley, composant Life of a craphead, présente Entertaining every second. Par le biais du sarcasme, de la satire et du récit historique, ils abordent les nombreuses manifestations racistes et sexistes au sein du système colonial. Leurs œuvres critiques sont engagées politiquement et visent à questionner les dynamiques du pouvoir et notre rapport à l’autre. Ensuite dans la salle 2, Pluton de Carolyne Scenna plonge le spectateur dans une installation immersive et enveloppante. Au cœur de la salle, l’artiste présente une projection vidéo lo-tech composée de diverses captures d’écran provenant de multiples sources entre « (…) ses archives personnelles, la culture populaire, les codes du Web, l’univers de l’adolescence et l’expérience de la ville. » Scenna exerce, par ce flux d’idées, un réseau de référence qui fait émerger des associations libres. Finalement, au poste audio, Pascale Théorêt Groulx présente When in Doubt Assume The Most Dangerous Case. Réalisé à Banff, en Alberta, l’artiste s’est inspiré de la forêt boréale et de la présence de grizzlis pour se renseigner sur la psychologie humaine face à l’ours. Cette pièce sonore explore l’effervescence des sens par rapport à l’anxiété et la peur.


Recherche – Archive – Œuvre  – VALIE EXPORT
Jusqu’au 24 avril 2019
Vox – centre de l’image contemporaine
2, Rue Ste-Catherine Est, espace 401
Métro Saint-Laurent
Mardi au vendredi de 12h à 18h
Jeudi de 11h à 20h
Samedi de 11h à 17h

La commissaire Sabine Folie présente à Vox – centre de l’image contemporaine l’artiste autrichienne VALIE EXPORT. L’exposition se compose d’œuvres majeures de cette dernière, active depuis les années 60, en plus d’archives. On y retrouve plusieurs éléments, tels que des notes, des lettres, des photos et des ébauches. Ceux-ci permettent de comprendre le processus créatif d’EXPORT. Cette mise en commun met de l’avant la portée féministe et critique de cette pratique artistique. Une exposition qui s’inscrit dans un programme de recherche, initié en 2005 par VOX, qui revoit des pratiques artistiques influentes par le biais d’œuvres jamais présentées à Montréal.


Monstres de Faïence – Lindsay Montgomery
Jusqu’au 12 mai 2019
La Guilde
1356, Rue Sherbrooke Ouest
Métro Peel ou Guy Concordia
Mardi, jeudi et vendredi de 10 h à 18 h,
Mercredi de 10 h à 21 h
Samedi et dimanche de 10 h à 17 h

La Guilde présente 15 œuvres de céramique soutirées de deux séries de l’artiste pluridisciplinaire Lindsay Montgomery : Neo-Istoriato et Monstres de faïence. En abordant une diversité d’enjeux et de thématiques, comme la mort et les dynamiques familiales, la pratique de Montgomery met en œuvre des récits illustrés imprégnés de sa réalité personnelle. Elle ponctue d’ailleurs sa démarche des enjeux liés au colonialisme et au féminisme. Elle exploite un vieux médium qui lui permet d’établir une tension entre le patriarcat et son discours critique.


Vapeurs – Guillaume Adjutor Provost
Night School – David Armstrong six

Jusqu’au 12 mai 2019
Fonderie Darling
745, Rue Ottawa
Métro Square-Victoria-OACI
Mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 12h à 19h
Jeudi de 12h à 22h

La Fonderie Darling présente à partir du 28 février deux expositions. D’une part, David Armstrong six présente Night School dans la grande salle. Ce dernier travail de manière in situ l’espace de la galerie pour réfléchir sur l’empreinte des civilisations et leurs héritages envers les différentes cultures. L’artiste crée une archéologie fictionnelle du futur à partir de divers éléments appartenant à des époques variées. Avec une touche d’ironie, David Armstrong six pose un regard sur l’avenir inquiétant du monde. D’autre part, Vapeurs de Guillaume Adjutor Provost est présenté dans la petite galerie. Commissariée par Ji-Yoon Han, l’exposition propose une exploration entre le réel et le fictif, entre le familier et l’indéterminé. Sur les murs, des tâches noires rappellent les tests projectifs d’exploration de la psyché tandis que des sculptures au sol évoquent des trilobites. Par le biais de ces formes, Provost propose un non-lieu porteur de nouveaux états de conscience. Il invite également les artistes Julie Tremble et Guillaume B.B à participer à cet univers psychospatial.


(IM)POSSIBLE LABORMarie-Andrée Godin
Jusqu’au 8 juin 2019
Diagonale
5455, Avenue de Gaspé / espace 110
Métro Laurier ou Rosemont
Mercredi au samedi 12h à 17h

Depuis 2017, Marie-Andrée Godin réfléchie sur nos futurs à travers son projet WWW³ (WORLD WIDE WEB / WILD WO.MEN WITCHES / WORLD WITHOUT WORK). (Im)possible Labor s’inscrit dans cette recherche autour du féminisme, de la magie et du post-capitalisme. Godin aborde ici une réflexion sur le travail invisible des femmes dans le système économique ; la relation entre le domestique et le politique, tout comme le rapport entre le domaine du privé et du public. Via l’exposition, l’artiste se réapproprie certains savoirs faire pour les inclure tout en imaginant comment des systèmes alternatifs mettent en péril le capitalisme actuel.


Dynamique interne/ Internal Dynamics – – Jo-Anne Balcaen
A Large Inscription / A Great Noise– Adam Basanta

Jusqu’au 15 juin 2019
OPTICA
5455, Avenue de Gaspé / espace 106
Métro Laurier ou Rosemont
Mardi au samedi 12h à 17h

Dès le 13 avril, Optica présente conjointement deux expositions. L’artiste Adam Basanta expose A Large Inscription / A Great Noise qui s’interroge sur l’importance et la signification du cercle. Par le biais de deux installations sonores cinétiques, l’espace de la galerie est envahi de formes circulaires imparfaites créées par les automates. Jo-Anne Balcaen présente aussi Dynamique interne/ Internal Dynamics. Via une série de photographies, réalisées lors d’une résidence à New York entre 2014 et 2015, l’artiste explore les dynamiques de pouvoir invisible et le travail caché dans le milieu des arts.


Yoko Ono: LIBERTÉ CONQUÉRANTE/GROWING FREEDOM. Les instructions de Yoko Ono et l’art de John et de Yoko
Jusqu’au 15 septembre 2019
DHC/Fondation Phi pour l’art contemporain
Métro Place-d’Armes
Mercredi au vendredi 12h à 19h
Samedi et dimanche 11h à 18h

L’exposition se compose en deux parties prenant place dans les deux bâtiments de la Fondation. Tout d’abord, Les instructions de Yoko Ono se concentre sur des œuvres qui mettent le spectateur au centre de leurs réalisations avec des ‘’instructions’’ à suivre. Les œuvres proposent des marches à suivre en plus de miser sur la participation active comme processus de création. Ensuite, la deuxième partie, L’art de John et de Yoko, aborde les projets collaboratifs de John Lennon et Yoko Ono entourant la campagne pour la paix. Somme toute, une exposition qui permet de découvrir l’ampleur de la pratique de Yoko Ono et de l’activisme en art.


Les brèves du calendrier culturel ont été préparées par : Hélène Théoret, Daphné Jeannotte et Camille Richard

En en-tête : Jo-Anne Balcaen, Office, Hasted Kraeutler (vue de l’exposition), 2015.

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